Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

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18 janvier, 2010

Altérité

Classé dans : antilles,bavardages,chagrins,citations,colere,humeurs,mode de vie,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 20:36

 

La tragédie récente du peuple haïtien, le pseudo débat sur l’identité nationale et les faits pas si divers que ça m’obligent à réfléchir.

Certains en sont à refuser de penser une aide à ce peuple en détresse au prétexte que depuis la prise de position de Dessalines pour mettre fin à la domination de son peuple, Haïti n’avait pas su trouver un système politique stable. Les mêmes vont jusqu’à énoncer des absurdités faisant honte à toute l’histoire de France en opposant l’aide d’urgence nécessaire là-bas à l’aide dont aurait besoin nos compatriotes qui ici dorment dehors. J’ai lu sur un torchon qu’il n’y a pas de problème à dormir dehors la nuit par 25°C. Pourquoi donc l’été en France les stades et autres jardins publics ne sont-ils pas pleins de gens dormant à la belle étoile ?

De plus dans le coin de France où je vis, il ne pleut pas la nuit durant l’été, en Haïti, c’est le contraire.

 

Pourquoi la peur de l’autre ou la bêtise crée t-elle ce ressentiment qui déclasse les autres humains plus bas que les animaux.

Les chaînes humaines qui se mettent en place pour asperger des cétacés échoués sur les plages n’inspirent pas tant de dégoût que celui qui est manifesté là !

Est-ce seulement l’accentuation des craintes liées à l’altérité culturelle et religieuse ? Faut-il y voir une manière de se protéger du pire, qu’on tiendrait à l’écart en le conjurant puisqu’il survient chez les autres ?

Il n’est pas interdit de s’interroger sur les fonds débloqués par les états aujourd’hui pour faire face aux suites de ce séisme, mais , la veille du séisme et les années précédentes, le peuple haïtien avait déjà faim, était déjà dans le chaos social et politique…L’aide à la reconstruction du pays ne peut pas être relié au seul événement climatique ! C’est cela la démagogie qui permet aux états et aux ONG, de se tirer la bourre pour montrer comment chacun est plus valeureux que son voisin ? Le spectacle de la misère instrumentalisée est pitoyable.

 

L’histoire se répète, j’en ai la conviction sourde, je ne peux la relier à aucun fait historique cependant !

 

Dans mes veines, le sang coule et me dit : rien de nouveau sous le soleil…

 

Je n’ai pas de bons sentiments , mais certains traumatismes à travers le monde me touchent plus que d’autres, émotionnellement et de façon durable. Je ne sais pas pleurer ponctuellement ;

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Partout dans le monde des populations sont soumises à l’horreur au quotidien. Toutes ne font pas écho. Il y en a que je ne comprends pas, surtout si des guerres plus ou moins fratricides sous-tendent des catastrophes pas toujours naturelles.

 

« La misère engendre la violence, l’insécurité », C’est le cas à Haïti aussi, mais pas que ,

le discours nationaliste me paraît nauséabond, encore plus qu’avant. Je lui préfère le discours de l’humain, quasiment biblique. On n’est pas tous des salauds, on n’est pas tous bons non plus et qu’on soit gentils ou méchants, pas sûr que les méchants vont mourir bientôt.

 

En France, la diversité c’est du folklore, un « mélange de tagine, de couscous, nems, acras poulet mafé, autres spécialités culinaires et d’évocations touristiques sur fond de musique du monde. Ça me fait chier tout ça. Aujourd’hui on serait tous haïtiens, demains Tutsis après avoir été Utus ou Palestiniens ou Tchétchènes ? J’ai du mal à y croire.

 

De même que de vivre dans un pays, à une époque où les forces vives ont peur de la jeunesse. Chacun est en compétition avec les autres…Certaines choses m’échappent dans la vie.

J’ai envie de dire comme Desproges, excusez-moi, je vais vomir plus loin !

 P.S je n’ai vraiment pas envie de mettre des images

17 janvier, 2010

grande musique ou musique profane

Classé dans : mode de vie,musique,passions,societe — kinkajouunblogfr @ 17:07

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Le plaisir est le même , les notes sont les mêmes sur la portée

 

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et là ?

 

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16 janvier, 2010

Faut faire avec

Vendredi…chouette enfin le week-end qui commence. C’est ce que j’entends depuis 11h30 au rythme incessant d’ouverture de la porte du rez-de-chaussée qui jouxte mon bureau.

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Chouette ! Parlez pour vous, vous qui avez des amis, des activités, des festivités, sorties ou rencontres en perspective. C’est pourtant vrai que, une fois n’est pas coutume, j’ai une sortie de prévue. Des sorties il y en a plein ici, tout le temps mais, malgré mon faible instinct grégaire, les sorties en solo ne sont pas mon fort. J’irais écouter/revoir les poinçonneurs demain, en groupe !

 

Il se trouve qu’en dehors de ce moment que j’anticipe comme étant agréable, j’ai envie d’embrasser, au sens étymologique du terme, j’ai besoin de partager de la tendresse, de l’affection. Personne à étreindre, toutes les passions se sont éteintes.

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Mais je n’ai pas envie non plus de ce champagne que l’on me propose comme d’autres proposent un Buffalo ou un Mc Do pour culbuter après ! Et pourquoi pas la banquette arrière de la voiture tant que vous y êtes ?

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Faut dire que vendredi c’est mon jour de blues traditionnel ! Celui qui depuis toujours m’étreint sans vergogne pour me rappeler ces soirs-là de mon enfance quand on préparait le sabbat : « L’astre à l’horizon descend, sur les monts l’ombre s’étend, veillons pendant que la nuit au ciel allume sans bruit ses lampes d’or, gloire, gloire … »C’est à ce moment que je fonds en larmes en revoyant ma famille, nous quatre faisant un quatuor, les voix des parents se joignant aux nôtres à l’unisson ! Serrement de coeur. Solitude intense mais relative. On ne s’affranchit jamais des siens ou alors au prix de renoncements et de choix que je ne veux pas connaître. Je suis éloignée de ma fratrie d’origine, je suis proche des autres miens, la famille que j’ai fondée. Les premiers me manquent, les seconds me considèrent comme faisant partie des meubles.

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Et puis le week-end c’est deux jours accrochée aux branches du vide tandis que la semaine je suis accrochée aux branches de mon travail.

Comme souvent, des éléments exogènes viennent accentuer les effets des manques. J’ai regardé malgré moi dans le rétroviseur…Un ancien amoureux m’écrit que, sait-on jamais, les choses peuvent s’inverser. Un autre m’adresse des voeux enflammés les yeux pleins de larmes, la rencontre avec le troisième m’achève ! Loin d’éprouver quelque sentiment que ce soit pour les premiers, sans plus d’affect qu’avec de parfaits étrangers et grâce à cette distance c’est facile d’être en contact avec eux et en toute quiétude. Mais ce bras posé autour de mes épaules en un geste de re-connaissance, le plaisir non dissimulé de se re-voir m’ont ébranlés. Posée sur un socle instable, je vacille au moindre courant d’air. Cette rencontre fortuite m’a laissé la tête et le muscle cardiaque comme après un excès de boisson à bulles alcoolisée que j’aurais pris trop vite ! Ce genre d’effet s’estompe vite heureusement. Vivement lundi, vivement les cours, même si je pars chaque fois avec la peur de ne pas pouvoir être à la hauteur des exigences professionnelles auxquelles je dois me soumettre. Sans me vanter, mon degré d’expertise est tel que je suis la première surprise  de constater que mes compétences sont intactes et que le plaisir de la transmission se combine à celui des rencontres et des échanges.

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