Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

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14 janvier, 2010

Haïti chérie

Classé dans : amours,antilles,chagrins,enfants,famille,humeurs,mode de vie,passions,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 23:00

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Haïti est blessée, encore une fois. Ces oubliés du destin sont frappés de nouveau tandis que moi, tandis que nous … on pleure parce qu’il neige, parce qu’il pleut !

Le  sentiment d’injustice, l’horreur de l’inénarrable mon désir de revenir aux minutes avant la catastrophe, rien ne changera le résultat de ce massacre. Petits, grands, pauvres, très pauvres, affamés dénutris, malades, aveugles, sourds, muets, étudiants, chômeurs, voyous, prostituées, mères ou pères de famille, vieillards, amants, chercheurs, branleurs, artistes, et tous les autres…ils sont logés à la même enseigne à cette heure !

La terre a tremblé sous leurs pas, sous leurs lits, sous leurs vies et il n’en reste rien ! Rien ou si peu, si cassé, tout cassé. Mais ce n’est pas comme cela qu’il convient de parler d’un peuple éprouvé par les forces de la nature.

Vous m’excuserez je l’espère, de l’absence de phrases percutantes mais je saigne. Ce n’est pas que de l’émotion en réaction à l’évènement. Le peuple haïtien a été le premier des peuples noirs à s’affranchir en tant que peuple libre. Comme une malédiction depuis, rien ne lui a été épargné. Comme si certains étaient prédestinés à la souffrance.

Je ne sais pas comment font les autres mais dans ma vie comme à Haïti, la douleur se chante aussi.

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13 janvier, 2010

Objets de désir

Classé dans : amours,bavardages,citations,enfants,famille,humeurs,mode de vie,passions,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 14:45

http://www.dailymotion.com/video/x4hq81
Pêle-mêle aujourd’hui j’ai pensé à la mer, à Pépé, au lac de la Raviège, au sur-poids, à des parapluies improbables, des motos et aussi à  Cuba et je me suis dit que tout cela était un peu la vie.

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Pendant que je discourais devant mon auditoire, attentif et passionné, je pensais changement de cap.
Il y a des choses, des moments que je ne comprends pas : cette journée c’était un peu ça ! Je n’annonce jamais la durée de mes interventions…puisque j’interviens en tout début de formation, j’annonce le programme, son contenu mais je ne m’attarde pas à ma présence, c’est le contenu des transmissions qui m’importe.

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Quand elles ont eu compris que je ne reviendrais pas à l’issue des deux premiers jours, elles ont aussi compris que  leurs chocolats et autres présents, elles ne pourraient me les remettre, elles étaient dépitées. Elles m’ont applaudi …mesdames, je ne suis pas conférencière, voyons !

Ce matin, j’avais envie d’être malade, d’avoir mal aux dents ou aux cheveux, d’avoir un accident. Je n’avais pas envie d’aller au lycée.

Mes envies mes idées sont ailleurs et le trac me noue les tripes quand je viens vers vous.Une moto comme celle-ci une fois l’épisode de grand froid passé ?

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Je crois que je vais devoir me contenter, malgré ma fièvre consumériste d’un simple tee-shirt :

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Sans faire du misérabilisme, je dois faire attention à mes fins de mois, un divorce ne se paye pas à crédit et puis j’ai quelques idées sur la maison où je veux aller à la sortie du tunnel. Même en viager, je ne compte pas être hébergée à l’oeil !

Comme je l’ai écrit au début, c’est pêle-mêle! C’est souvent comme ça dans ma tête et dans ma vie, mais je n’ai rien à déclarer à la douane des cerveaux.

10 janvier, 2010

Disparu

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Semaine pourrie côté météo. Les enfants de tous âges sont ravis de cette purée blanche et froide qui tombe des nues.  Auparavant, pluie et vent.

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Comme d’habitude, mon boulot sert d’exutoire et de récréation à ma vie affective et sentimentale. Je me suis même présentée à une commission d’accès aux droits qui n’existait pas.

Le lundi soir je sautais dans les flaques sous mon parapluie blanc tellement j’étais soulagée après mon rendez-vous avec mon avocat. Mon regard s’est promené, mon esprit a voulu prendre ses distances avec les chiffres que celui-ci m’annonçait. Le tableau sur le mur, d’une taille démentielle est diaboliquement beau ! ça va ensemble ! La chemise, d’une marque indécente même sans l’étiquette indiquait sa valeur. Le gilet et le pantalon étaient quelconques. Les chaussures m’ont fait penser à une marque élue depuis plus de vingt ans par mes beaux-parents, Méphisto… le diable toujours ! éculées les chaussures, mais je pense qu’elles auraient des affaires croustillantes à me raconter. Les chaussettes étaient moches, tout simplement. Je suis donc revenu au visage de mon interlocuteur, il a des yeux d’un bleu… genre bleu des films pour minettes.

Jeudi, je me suis retrouvée à bader un ancien militaire : Secoue-toi ma vieille, vous avez vécu dans le même pays, toi plus que lui, mais tu n’aimes pas ce que le mot militaire suppose. Il est marié, a cinq enfants et au lieu de glander après sa retraite de l’armée il veut accueillir chez lui des ados en difficulté.

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J’ai commencé par trouver joli ces flocons  qui virevoltaient avant de venir s’écraser sur la fenêtre, me détournant du contenu de mon diaporama quand il me servait de support pour raconter l’institution qui m’emploie. Cette petite neige n’ayant pas duré, je suis allée dépenser quelques sous au rabais puisque les soldes sont là ! Pas déçue de cette excursion consumériste, la petite dernière non plus.

J’ai parfois un goût de chiottes, mais j’assume. Mon nouveau sac à main est immonde, mais je l’adore !

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Je pensais le comble atteint lorsque j’ai consenti à rentrer chez moi après le boulot vendredi en fin d’après-midi. Même pas émue par la bêtise institutionnelle dont je tairais les derniers soubresauts. Pas de neige à Montpellier, elle m’attendait embusquée sur la route départementale cinq kilomètres plus loin. Sournoise, épaisse, collante, craquante sous les pneus, pas neige eux ! Elle craque tandis qu’insidieusement défile sur mon lecteur par dessus ma musique qui chante le soleil, une alerte  : Dept 34 vigilance orange, neige abondante sur l’Est du département. Comme je suis seule, je m’autorise à hurler ma rage, non ma trouille au volant de ce veau de véhicule. Rouler à trente à l’heure c’est encore trop puisque ceux de devant sont à vingt et ce foutu fossé qui m’appelle à haute voix.

Putain ! pourquoi je ne suis pas dans mon île !

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J’ai envie de m’arrêter pour pleurer sur le bas-côté, mais j’ai trop peur de ne pas pouvoir repartir. Je me motive comme je peux, je vocifère et je me promets de faire un sort à la carthagène si j’arrive à destination.
Ohh non ! pas ça ! le voyant de l’essence s’allume ! Certes j’ai trente kilomètres d’autonomie, mais là je ne veux pas le savoir. Je veux juste que ce truc s’éteigne.

Tant bien que mal je parviens à destination. J’ai la force de sourire en pensant que quelques mois auparavant j’imaginais pouvoir émigrer en terre froide où la neige est banale dans une sorte de pseudo-cohabitation amoureuse.

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Mes mains qui tremblent à force de crispations sur le volant ne m’empêchent pas de goûter à la carthagène. C’est sinistre de boire seule, mais je n’en n’ai cure.

Le lendemain pour une fois où je suis chez moi durant la journée, je vais voir comment mes oiseaux ont supporté les épreuves. Ceux de mes enfants qui étaient là aux heures où le « soleil » se montrait s’étaient occupés de les ravitailler en eau et en graines.

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Stupeur ! Incrédulité puis souffrance et les larmes qui coulent toutes seules : mon barrabant a disparu. Il n’est nulle part dans la volière. Couleurs vives et quasiment cinquante centimètres, il ne passe pas inaperçu. Avec le temps qu’il fait à cette heure, il est mort…Sa perte signe la fin d’une passion. Quand toutes mes bêtes à plumes mourront, je me débarrasse des volières et n’en aurais plus qu’en photos, tableaux ou livres.

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L’Ave Maria de Gounod, c’est pour lui mon oiseau qui a rejoint trop le paradis ou l’enfer des oiseaux.

D’avance, Merde à ceux qui pensent que les oiseaux ne se mettent pas en cage.

 

 

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