Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

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16 février, 2010

Naguère

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Puisque rien ne s’en va à la vitesse souhaitée

Puisque ce qui a été défait devient obstacle à ce qui reste à faire

Puisque la seule pensée de toi fait « frémir mes ovaires »

Puisque pour t’oublier il me faut te nier.

Puisque pour te nier il me faut t’expulser…

 

 

 

 

 

 

Afin de t’expulser je dois revisiter, tout y compris mes rêves et mes inachevés.

Me dénouer de toi c’est hélas comme avant sentir couler en moi ce chaud désir de toi.

 

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Désirs inachevés, désirs inaboutis puisque interrompus comme un mauvais coït.

Vite, debout, à la porte, quand ta main, quand tes doigts viennent en cette échancrure.

Vite, car sûr de toi, et fier de récolter le nectar qui déjà en fines gouttelettes fait  savoir comment moi,        je suis avide de toi.

Cette main qui m’écarte, ces doigts qui en poussées fébriles pénètrent dans l’intime,

Toi seul en a goûté, moi seule en ai joui.

 

 

 

 

De forêts en cascades, celles de la nature et celles de mon âme

Toi seul au demeurant a su briser le charme.

Quand ta main, quand tes doigts, cédant la place enfin à ta virilité, troudelalune.jpgrien de divin crois-moi ne l’était plus que ça !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis ta langue vorace, et puis ton corps entier entrant dans la cadence

Imprimée par mes reins, mes jambes nouées autour des tiens

Cette volupté-là, ce mélange de nous ahanant et suant

Collés l’un avec l’autre, immiscés l’un dans l’autre dans des balancements ne devant rien au vent.

Ce suave, ce miel, vint dans un autre temps nous rendre exubérants.

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Exempts de violence, nous avions cependant de puissants grognements comme ceux de la bête à deux dos qui s’est laissée surprendre.

Aujourd’hui d’autres doigts, d’autres langues et d’autres corps aussi tentent et s’y méprennent,

Il n’y avait que toi, il n’y avait que moi pour grimper en cadence, sexe fendu et mandrin conquérant.
Ta langue fouisseuse savait que la mienne en fulgurance viendrait te flatter là où tendu,

tu espérais ces caresses voluptueuses et fougueuses pour t’emmener docile à la jouissance

Celles qui faisant fi de tes résolutions te surprenaient toujours

Libéré par ce jet qui bientôt s’échappant te trouvait rassasié, groggy, épuisé, sans le souffle

Mon corps contre le tien, mon ventre contre ta bouche, ma main prenant la tienne j’en réclamais encore….

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Ton corps immobile s’est fait silence, sous cette déchirure pointe pourtant  l’ossature

Une puissance opportune que nul ne pouvait soupçonner.

15 février, 2010

Traces de toi

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Je te parle de ma vie :
Tu me dis fondations, tu sondes les murs de la bâtisse,

Elle me voit qui palpite, qui vit entre rires et larmes.

Nous y voyions quelque chose de beau, de riche, que personne ne pouvait nous ravir.

Vous est-il apparu qu’il y avait là un coeur qui bat, un esprit ?

Ils sont las cependant, sans plus de vie que de veine…
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14 février, 2010

La dernière déchirure

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Ma peine a été trop grande, voilà tout. J’avais éprouvé une fascination grandissante. Les mots indépendance et liberté étaient devenus vides de sens.

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Et puis il y a eu ceux-là : « embraser d’un regard, embrasser sans égards… toucher l’impalpable, effleurer le palpable,continuer à m’envelopper de tes mots bienveillants. Je te souhaite d’être toi encore longtemps

Je sais c’est un peu court… »

L’an dernier, on m’a offert des roses à pareille époque. Ce ne sont pas les fleurs que je préfère, mais le geste était beau ! D’autant plus que le donneur de roses courait à côté du train qui entrait en gare, le bouquet d’une main, la canne de l’autre. Avec ses jolis habits et son chapeau on aurait dit Dr House, il était vraiment craquant !

Il y a eu aussi le chocolat, onctueux en bouche, que j’ai été emmenée à déguster après qu’il  soit passé par les ateliers de maitres chocolatiers.

 

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                                                          Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ

Quelque part, il y avait un crieur public qui lisait les mots d’amour sur des petits papiers, une sorte de distributeur aléatoire de mots d’amours… une partie de ces souvenirs sont les miens et je ne vais pas passer ma vie à piétiner tout ce que j’ai aimé, même si je m’y perds parfois parce qu’on pense à ma place que je devrais penser à autre chose. J’en ai marre et, de me censurer et de faire semblant d’être guérie.

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J’aime bien les diatribes quand elles sont bien enlevées et drôles. Les siennes l’étaient. Sa spécialité c’était l’exagération. Il se trouve qu’à l’époque j’étais prête à épouser le changement et à me réjouir du passage du temps. Je nous croyais immortels. J’étais prête à danser, batifoler, folâtrer sur son chemin sans que rien ni personne ne m’empêche à jouir des moments impartis merveilleusement érotique et maternelle. Choses, reçues, données et échangées…

 

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L’homme est bon et mauvais mais il est aussi nuances. Pour le connaître, il ne suffit pas de le détester. Il m’aura fallu du temps pour y penser sereinement.

 

 

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Me voilà donc entrain d’avouer que je trouve la force de continuer à vivre en puisant dans un amour défunt. Une révélation : j’ai aussi besoin des autres pour exister !

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J’en ai d’autant plus besoin que tu m’as infligé la blessure définitive, que tu as laissé choir ma main, que tu as choisi de ne plus me laisser sentir ton souffle, de ne plus me faire profiter de ton grand rire, de ne plus me laisser voir le plissé de tes yeux et entendre ta voix aux intonations suaves.

 

 

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