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7 mars, 2010

Femme et mère en attendant le 8

Classé dans : Non classé — kinkajouunblogfr @ 0:27

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 7 ème partie
Chacun de nous, mère ou non avons un regard singulier sur la maternité et ses effets. Je me garde de généraliser car je ne prends que mon expérience en référence.

Je suis mère quatre fois dont une fois en tant que mère adoptive. J’ai adoré devenir maman à chaque fois. Cependant et même si, la maternité a modifié ma vie, je n’ai pas été transformée pour autant.

La maternité n’a jamais été l’objectif ou le point central de ma vie. Pour aller vite je dirais que, évidemment j’aime mes enfants mais je n’ai pas le sens du sacrifice ni de l’abnégation. Je suis femme puis mère. Il arrive souvent que les gens ne le comprennent pas…

Je serais toujours la mère de mes enfants mais je les aime et les ai élevé pour qu’ils s’en aillent pas pour me servir de raison d’être…pour moi donc il y a une différence entre la femme et la mère, et c’est tant mieux.

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En fait, j’aurais dû préciser une chose. Je ne suis pas mère, je suis parent. C’est à dire que je ne suis mère que parce qu’il y a aussi un père, sinon j’aurais été dans la toute-puissance vis à vis de mes enfants. Devenir mère ce n’a pas été plus compliqué que de choisir de mettre une jupe ou un pantalon, c’est une fonction avec des êtres qui sont dépendants au départ et qui sont appelés à l’être de moins en moins.

Si j’ai parfois ressenti de l’inquiétude quand l’un ou l’autre ne rentrait pas à l’heure prévue, je n’en ai jamais éprouvé de la souffrance.

Une fois qu’ils ont eu la possibilité d’exercer leur libre arbitre, leurs allées et venues m’importaient mais c’était des personnes détachées de moi, auxquelles je tiens et dont je me soucie mais ce ne sont pas des prolongements de ce que je suis.

En opposition à cela, leurs querelles de jeunes adultes(entre eux) me touchent infiniment plus, mais je m’abstiens d’intervenir. A la rigueur je peux en parler avec eux, s’ils le souhaitent ou les virer s’ils polluent mon espace.
Peu de temps après avoir répondu chez Noèse j’ai lu un autre blog qui m’a remis en mémoire des moments heureux de mes débuts de maman. J’étais tombé en plein débat à propos de l’allaitement.

Débat provoqué par le dernier livre de Elisabeth Badinter que je n’ai toujours pas lu mais qu’importe ! J’ai mis au monde et allaité trois enfants, l’aîné aura bientôt 23 ans et va bien, merci. Je n’ai eu affaire qu’à une sage-femme, trois semaines avant sa naissance qui m’a demandé de prévoir de quoi me bander les seins pour que la montée de lait se tarisse ! J’ai juste décidé de changer de clinique parce que que personne n’était autorisé à penser à ma place.

Périodes heureuses de ma vie, en fusion et en liberté avec mes bébés à tour de rôle, leur papa et mon environnement. Je n’ai pas allaité mon troisième enfant, et pour cause, on s’est adoptés, alors je l’ai nourri d’un amour spécifique. Les montées de lait à 11h et demi pour l’aîné : j’avais repris mon travail mais je continuais de l’allaiter, je les abordais au début de mon dernier entretien de la matinée avec les parents qui venaient me voir(accueil de parents isolés).

Mes périodes d’allaitement ne furent obstacle à rien du tout. Ni sorties, ni concerts, ni travail, ni sérénité, ni esthétique. Mais à lire et entendre certains, j’ai l’impression que le choix n’existe que depuis peu !

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Au moment d’allaiter, j’ai fait ce choix en pensant que je l’avais et j’ai su faire fi des considérations extérieures. Enfin, moi j’ai vécu ces moments comme ça ! Libre de toute contrainte.

 

 

Chez mes parents, il y (a)vait un livre qui s’appelle Femme et mère, un truc de leur religion. Ce livre me fascinait. En plusieurs endroits s’y trouvent des transparents notamment sur les transformations du corps durant la grossesse.Je pense que ces transparents m’ont toujours dit : une fois que l’enfant est sorti, tu dois reprendre possession de ton corps.

 

Une réponse à “Femme et mère en attendant le 8”

  1. noese cogite dit :

    Très intéressant !
    J’ai commandé son livre…j’ai hâte de me faire une idée….on l’entend un peu partout à la radio.
    Moi je me considère comme une mère…avec le pathos :)
    Parent pour moi est quelqu’un qui se rattache à la famille,,,g-mère…soeur ,,etc.
    Toutes ces discussions sont vraiment prenantes,,,elles viennent tenter de définir nos rapports sociaux.

    J’aimerais avoir un peu plus de détachement,,je crois que cela vient avec l’autonomie….que je travaille bcp.

    La posture parentale peut définir une partie de nos rapports sociaux, mais doit-elle les définir tous ? C’est aussi pour cela qu’en me situant comme parent, ascendant et pas co-latéral, je ne suis que l’un des parents de mes enfants dans un double système d’appartenance : filial et psychosocial.

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