Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

25 mars, 2010

Patienter n’est pas jouer

Classé dans : bavardages,belles choses,douceurs,humeurs,relations — kinkajouunblogfr @ 19:19

Je n’aime pas déroger à ce que je décide, mais je suis submergée émotionnellement chaque fois que je fais une pause. Le reste du temps, je m’interdis tout simplement de rêvasser. Alors, je sais bien que tu n’es pas « acteur » de cet état et je ne t’en veux pas de générer en moi cette espèce de langueur. Ce qui me fait rouspéter c’est cette distance qu’il faut absolument que j’arrive à apprivoiser pour ne pas virer acariâtre. C’est vrai que j’en ris aussi quand je me demande à brûle-pourpoint : comment c’était avant toi ? Pareil que mes gamins qui me demandent comment c’était avant le téléphone portable. Toi tu pourrais leur répondre comme aujourd’hui, puisque tu arrives à t’en passer alors que je ne m’en sépare comme les lunettes…que pour dormir et me laver.

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Comment se passer des mots quand déjà on doit gérer l’absence ?

Se souvenir de ce qu’on s’est dit avant !

Vivre en toute gaieté le moment présent, il préfigure les retrouvailles !

Ni languir, ni trop espérer, vivre tout simplement, s’exercer à la patience. Voilà j’y arrive… Ça commence quand je cesse de lui parler en son absence.

Se rappeler de temps en temps, qu’il est là quelque part.

Ne s’offrir que des instants, oublier tous ceux qu’on ne partage pas.

Ne pas entendre cette petite voix qui enfle jusqu’à gronder, furieuse tout d’un coup «  j’ai envie de te voir», faire taire cette voix !

Les expériences me servent à cela, apprendre à respecter l’enveloppe d’intimité de l’autre, lui donner envie de se perdre dans mes filets de son plein gré. La parenthèse n’en sera que plus belle si elle est un espace d’ouverture et de liberté, pas d’enfermement. Elle deviendrait crochet, douloureuse et insupportable sinon.

On a rendez-vous bientôt : s’étonner vraiment de l’imminence de l’échéance : déjà ? Je n’ai pas vu le temps passer ! Se raconter un peu, garder ce mystère, ce silence qui respecte la distance nécessaire pour continuer à s’apprécier. Ne pas se justifier, ne pas rendre compte. Savourer, déguster et être là.

La rencontre s’achève, elle me trouve déterminée à vivre cette séparation comme une banalité du quotidien qui annonce d’autres nouvelles premières fois.

Je repars ailleurs le cœur léger. Le beau, vécu ensemble est un cadeau qui fait effet longtemps. Dans quelques jours, ne pas oublier de décommander le prochain rendez-vous. On en aura d’autres avant la fin du monde. Elle n’est prévue que dans deux ans.

Oublier jusqu’à son existence avant les prochaines fois, presque boucler la boucle quand on ne savait pas nos existences respectives.

2 réponses à “Patienter n’est pas jouer”

  1. ALAIN dit :

    J’avais oublié que la fin du monde était prévue pour 2012 !!!
    ARSENE GRISALI

    Je viens de lire qu’on avait quelques années de plus auxquelles une météorite mettra un terme.

  2. Alex Cessif dit :

    La fin du monde, c’est surtout quand elle (il) s’en va vers d’autres aventures.Et vivement mourir pour avoir enfin un peu d’éternité devant soi.

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