Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

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27 septembre, 2010

Dans d’autres conditions …

C’est bon d’avoir une soeur ! Je discutais à bâtons rompus avec la mienne, maintenant que j’ai une ligne téléphonique en illimité vers les DOM …

On a pleuré ensemble sans le savoir sur le même programme de télévision mais pas étonnant que ce soit sur le même cantique. Souvenirs d’enfance pour moi, foi pour elle ! Peu importe, on est proches malgré ces  milliers de kilomètres entre nous.

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On a ri aux éclats aussi, elle en me racontant son plan machiavélique pour faire assumer le remplacement de son lit par celui de ses amants qui croira l’avoir cassé et moi quand en décrochant elle m’a nommé par mon numéro qu’elle ne connaît pas encore.

Et patati et patata, elle en sait un peu plus sur mon installation, mes états d’âme, les choix que j’ai fait et que je dois aujourd’hui assumer.

Évidemment on a parlé de ma récente désillusion amoureuse. A qui en parler sans fard sinon à elle ?

Ce qu’elle me disait du pied de son lit, presque cassé m’a remis en mémoire une mésaventure récente. J’ai emménagé depuis  peu, je n’ai pas fini d’agencer ni de décorer l’appartement. Mon amir est venu voir comment je me débrouillais dimanche(en fait, il voulait vérifier si je pouvais y rester en sautant de la fenêtre). Du premier étage je risque de me casser quelque chose et d’emmerder les passants, pas plus !

 

Ce jour où il est venu, je n’ai rien pu lui demander comme service. Trop contente d’avoir quelqu’un à qui parler en vrai. Même si j’avais une mâchoire comme celle des hamsters à cause de l’ablation de mes dents de sagesse qui de toute manière ne me servaient à rien. Avec un nom pareil c’est totalement antinomique de ce que je suis.

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Et zut ! en me levant deux jours plus tard , je ne supporte déjà plus cette armoire-emplâtre au pied de mon lit.

Je mets les pieds à terre et me voilà poussant, tirant ce truc qui est lourd comme un cheval mort ! saloperie de ***** de meuble ancien à la con !

Ce qui devait arriver arrive ! un des pieds se barre, et je ne dois qu’à mon démon de gardien de ne pas me recevoir l’armoire en pleine tronche !

Carnet d’adresse vite fait après avoir calé l’armoire comme j’ai pu avec un carton pas encore déballé… Mes bons samaritains préférés sont loin ou au travail ! Le plus disponible se fait racler les artères à la clinique.

Alors je me rabats, toute seule comme une conne sur ce qui hier encore était mon amour-talisman. Je sollicite son aide, je devrais me rappeler qu’il est hermétique. Réponse que je m’abstiendrais de qualifier…non ! en fait réponse conne : « dans d’autres conditions, ça aurait été volontiers, que la force soit avec toi » ! Un non je ne peux pas, m’aurait amplement suffit. Cette réponse m’a tenue en colère, trois jours durant, au moins, mais c’est une autre affaire ! J’ai les sentiments tenaces, quels qu’ils soient !
Ma soeur me racontait au téléphone qu’elle s’est déplacée nuitamment pour couper les cheveux de celui qui fut son compagnon de nombreuses années, parce que cette fois-là, il n’avait pas eu le temps de faire une halte chez son coiffeur : « dans d’autres conditions… »

Elle s’est confiée à son premier petit ami, vu nos âges, ça remonte à loin cette idylle ! Il est prothésiste dentaire et elle s’était cassée une dent sur un aliment récalcitrant ! Il lui a pris les empreintes, fait une résine en attendant les soins définitifs : »dans d’autres conditions… »

Crétin, va !

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On a chacun nos références, nos habitudes, notre culture relationnelle. Chez moi on rend service…mais on a une mémoire aussi. Ne vient pas tomber sur ma route ou devant chez moi, ni toi, ni tes gosses, je ne fais pas SAMU ! En tout cas, pas pour vous !

22 septembre, 2010

Veille du 22 septembre

Classé dans : chagrins,dans le retroviseur,enfants,relations,societe,voisins — kinkajouunblogfr @ 23:24

Circonstances douloureuses et tragiques devant lesquelles on ne peut que s’incliner…malgré l’affliction et la consternation.

Petite journée : couchée à 2 h, parce qu’il le faut bien, éveillée jusqu’aux premières lueurs de l’aube. Pour presque rien, une douleur résiduelle faisant suite à mon intervention chirurgicale et ce chagrin qui me hante quoique je tente de faire pour le reléguer. Il y a eu aussi ce mélange de colère et de déception provoqué par un refus qui m’a été opposé mais qui est venu appuyer sur une incompréhension totale du fonctionnement de certains humains.

Chez moi l’émotion est souvent la plus forte, c’est elle qui me mine là où ma raison a déserté depuis longtemps.

Et puis la journée s’écoule, avec un fait qui me surprend, un geste chirurgical, un effleurement dicté par les suites de l’opération m’a paru aussi agréable qu’une caresse, en avait toute la « tendresse ». Nous avions échangé trois banalités mon chirurgien et moi. Lui aussi aurait une une nuit écourtée. Nous sommes trop calmes sans doute ajoutait-il en rigolant ! Sans doute, sans doute …

La journée continue de se remplir et je prends plaisir à faire des gestes que je n’avais pas accomplis depuis des années : j’ai fait la vaisselle ! J’ai eu l’impression d’être dans un de mes jeux d’enfants quand je jouais à la poupée, à la dînette.

J’ai payé le parcmètre en bas de chez moi car il y avait des uniformes pas loin… J’ai regardé de haut la demi douzaine de véhicules de pompiers toutes sirènes hurlantes. Vu de haut, c’est pas mal !

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Revoir mon grand fils ensuite, un plaisir ! Aller avec lui dans une pépinière, manger des jujubes cueillies sur un arbre donnant sur le petit parking de la mairie en discutant à bâtons rompus, un régal.

Auparavant j’avais eu mon neveu en conversation instantanée, son père était inquiet à son sujet il y a deux jours. Égal à lui-même, auto centré, mon neveu n’est pas inquiet pour lui même, il trouve qu’il va bien et moi radieuse je dis tout haut : je lui parle, il est vivant ! C’est tout ce qui m’importe à cet instant.

Puis, il y a eu un coup ce tonnerre, brutal, injuste, inique. J’étais simplement passer saluer une personne chère à son travail. Elle m’apprend qu’un de mes petits voisins s’est fait happer par un véhicule et qu’il y a perdu la vie !

20 ans !!!! J’ai vu sa mère enceinte, il y a 250 ou 300 mètres entre mon ancien domicile et celui où il a grandi. Il a fait sa scolarité de la maternelle au collège avec l’une de mes filles. Ce ne sont que des repères bien sûr, de ceux qui font les souvenirs d’une vie. C’est lui qui a donné à mon fils ses premières gerbilles…On a suivi durant trois ans l’évolution de son mainate qui s’était échappé, qui venait manger chez nous mais sans jamais accepter de se faire rattraper. Ce mainate a d’ailleurs fini par s’accoquiner avec une dame pie avec laquelle il filait semble t-il le parfait amour.

Il s’agit sur le plan des « informations » de ce qu’il est convenu d’appeler un fait-divers ! Je ne le déqualifierais pas, simplement je trouve injuste que ce gosse, comme d’autres ne dépasse pas cet âge qu’on dit faussement le plus beau. Il n’avait encore rien vécu ou si peu…

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Comment dire à son père, à ses frères, à sa mère ce que suscite ce départ, forcément prématuré ? Les mots ne sont rien, encore plus creux, plus insignifiants que dans d’autres circonstances.

Mort à 22h 20, le dernier jour de l’été de ses 20 ans. Je sais maintenant pourquoi j’ai fredonné depuis ce matin la chanson de Brassens. Pas pour lui… ce gamin je ne pouvais deviner que sa mère le pleurerait ce soir, meurtrie par cet évènement.

Quelque chose d’autre me donnait envie de dire ce matin : au diable vous partîtes  ! Pas ce petit bonhomme qui se voit faucher de si piètre manière.

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Adieu Nicolas, je te revois venant chercher le travail à faire pour le lendemain…
Toi aussi, de cette manière tu me dis de relativiser.

 

 

14 septembre, 2010

Baiser polaire

Je rêve énormément, pas des cauchemars comme je les crains, mais des rêves compliqués et longs qui me laissent épuisée au réveil.

Au réveil, je me sens sale, migraineuse, j’ai les yeux rouges, les mains écorchées, les muscles endoloris et trop saillants. Je suis surtout très fatiguée.

 

Les dernières nuits ont été glaciales malgré la couette, le bonnet et tout le reste. Les réveils sont bleus, le soleil réchauffe tout très rapidement et s’invite dans ma chambre…

Fatiguée de porter ces lourdes caillasses, fatiguée de jouer à saute-mouton avec mes émotions sur des ponts de vie hasardeux.

Franchement j’ai peur en passant (en esprit) sur ces

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