Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

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31 décembre, 2010

Fille des ténèbres

Classé dans : bavardages,dans le retroviseur,point de vue — kinkajouunblogfr @ 2:27

tristesse.jpgJ’ai été en colère presque toute l’année, je ne le suis plus, je suis seulement fatiguée et parfois, en quête de réconfort. Mais comme, je refuse tout contact, tout conseil et n’aspire qu’à m’isoler, me terrer et disparaître… J’apprivoise la solitude. Sinon, j’accumule des erreurs de jugement, et la plupart de mes choix concourent à ma perte ce qui renforce l’intention de disparaître qui me poursuit jusque dans mon sommeil quand je parviens enfin à m’effondrer, me rattrape de plus en plus, tant je confonds mes envies et la réalité de ma petite vie minable. Ce qui me retient…la fragilité que j’induirais dans le devenir de mes enfants. Je ne peux pas leur infliger ça, après tout le reste, je ne pourrais rien leur expliquer…

J’ai fait preuve de patience et de bêtise alternativement pour me retrouver isolée et complètement déstabilisée. Il n’y a plus que la permanence de cette envie de disparaître (je sais…il y a des professionnels)!

J’ai cru qu’il existait un lien fort, entre moi et quelqu’un d’exceptionnel, je me suis trompée car ce lien n’a sans doute jamais existé que dans mon esprit. J’ai fait confiance, j’ai eu tort de croire aux effets du temps, tort de penser que je pouvais compter sur le temps d’une réflexion qu’il faisait semblant d’avoir et j’ai oublié de me protéger. J’ai interrogé ce qui me semblait tellement aller de soi, qui donnait accès à une intimité, ce qui me paraissait familier. Le familier qui, paradoxalement est devenu insolite. letempsquipasse.gif

Un sentiment a été transformé en son contraire. Cet homme insolite en effet, est aux antipodes de l’homme ordinaire, il échappe au commun. Son irruption dans ma vie a produit de la surprise, de l’étonnement, de l’inattendu. Sa manière d’être, puis de se détourner génère un infini potentiel d’étonnement et de questionnement. Mais je suis désormais trop fatiguée et trop vielle pour me lancer dans la recherche… Il interdit toute projection. Il n’autorise ni rapprochement, ni raccourcis, ni relations, ni confrontations, il est dans l’évitement absolu. Il crée des contacts accidentés, constitués de creux et de reliefs, sur lesquels il pèse de sa seule volonté destructrice et farouche sur les projets qu’on avait ébauché. Tout concourt au départ à solliciter l’œil, capter le regard, produire des chocs visuels avant qu’il ne disparaisse.

J’ai joué juste, y compris dans la violence verbale…il aurait sans doute préféré que je triche. Avant lui j’étais toujours sur le point de tomber, avec lui, c’est fait  !

Je suis sans doute née, un jour sans étoile et sans soleil pour avoir à connaître ce destin. Je me vautre dans mes déboires tout en étant impitoyable (vis à vis de moi) dans mes rares instants de lucidité. Tantôt victime, tantôt bourreau, joueuse, mais pas perverse, même si je ricane parfois abominablement, innocente au regard qui se perd, démente qui hurle sa colère, passant du rire aux larmes, du silence aux cris, brisée par mes émotions.

luneetnuage.gifJe ne suis qu’une femme aux prises avec les fragmentations de ma mémoire et je danse avec les mots et lutte pour ne pas sortir de moi ou bien pour en sortir, selon les instants dans une succession de figures agitées, ponctuées d’états farouches et indomptés dans une étrange réminiscence du lien à l’autre et des chaînes virtuelles qui continuent de me blesser.

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Je suis là, lasse, et je contemple la beauté du pire, encore sur ce pont entre la blessure et l’avenir. Je lutte pour des moments de lucidité et de franchise, je tente de rester à la surface quand tout mon être s’autoriserait à sombrer. Je voudrais déjouer la tentation larmoyante d’une fin de passion et chanter l’espoir ainsi que le refus d’une fatalité résumée par ces termes de la clinique(paroles de pro) : carences affectives, une certaine immaturité, un manque de confiance en soi, une forte dépendance à l’autre, voire une peur extrême de l’abandon » Tout cela ajouté à un sentiment très fort de solitude, une dépression  et un manque de moyen de contrôle sur la vie. Je quitterais sans doute ce monde du virtuel profitant de l’année qui nous quitte aussi. Ou je ne le quitterais pas. Je n’en sais rien et les promesses…pas envie d’en faire, sauf à moi égoïstement ! Et pendant ce temps, les Shadocks pompent, d’autres rient, certains vivent ou meurent !

Diou nous fague la graci de veire l’an que ven,
Se sian pas mai, siguen pas men !

29 décembre, 2010

Une histoire de vessie

Classé dans : bavardages,humeurs,societe — kinkajouunblogfr @ 12:55

grippea.jpgComme bien d’autres en cette période glacée, je soigne une grippe carabinée…en laissant le virus mourir de sa belle mort et en limitant les effets de la fièvre et des courbatures.drogues.jpg A la pause méridienne n’ayant pas plus d’appétit qu’habituellement je vais m’enfermer dans ma voiture sur l’un des parkings extérieurs pour piquer un petit somme. Certes, il fait froid mais dans l’habitacle sur lequel le soleil darde ce qui lui reste de rayon…je m’endors assez vite, bercée par la voix d’ici de l’animateur de Radio France Blaireau.
Je ne m’abandonne cependant pas aussi totalement aux bras de Morphée que si j’étais dans mon lit, mais tout de même, ce repos me fait de l’effet.
Une voix me fait ouvrir un oeil puis deux et me voilà les yeux dans une petite bite qui vient déverser son jet d’urine à l’avant de mon véhicule !
Non seulement il pisse comme un chien sans collier contre la haie arbustive mais le salaud continue de discuter avec les personnes qui l’accompagnent et qui sont restées légèrement en retrait…
Nous nous trouvons sur un parking privatif, utilisé quasiment que par les agents de notre administration. Il sait donc où se trouvent les toilettes à 50 pas à peine, sinon en face, 20 pas et il pourrait aussi soulager son envie légitime et naturelle en contrebas, aux toilettes du Mac Do pour quelques pas de plus !

 

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Son petit bout fripé ayant fini sa besogne, il se sont secoués, il a remballé sa chose pour rejoindre son fan club qui avait réalisé que l’une des voitures était occupée…
On vit décidément une époque formidable. 

Il avait sans doute la vessie malade …

27 décembre, 2010

Pensez à récupérer vos impressions

Classé dans : amours,bavardages,humeurs,point de vue,voisins — kinkajouunblogfr @ 13:46

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Elle a un prénom en « a » il paraît que ces filles-là ont plus d’aventures sexuelles que les autres… Je ne la connais pas, je ne sais pas à quoi elle ressemble, je l’imagine brune cheveux-mi-longs et bouclés. Je sais son existence parce que j’ai alimenté en papier l’imprimante après avoir lancé une impression de mon poste de travail.

Colère habituelle quand au moment de récupérer mon document, je m’aperçois qu’il n’y a plus de papier…je relativise, aux chiottes, ce serait pire !

J’alimente donc la machine et elle se met à cracher 3 fois 13 pages qui n’avaient pu être imprimées et pour cause !

A la recherche d’un indice me permettant de signifier à cette personne que ses documents étaient imprimés, j’en ai fait une lecture en diagonale.

Sur le même niveau que moi, une femme visiblement plus jeune a essuyé récemment les déboires d’une relation née dans le virtuel.

Une relation consommée, une relation qui a su créer les conditions d’un attachement qui lui semblait réel et qui la laisse exsangue.

Elle écrit une phrase qui ressemble à ça : j’y ai mis ma tête mon corps et une partie de mon cœur aussi et je ne veux pas voir en lui quelqu’un de foncièrement méchant !

J’ai envie de lui répondre : mais il te faut quoi ma chérie pour le trouver méchant quand il se joue de ta santé en te proposant de miser sur la confiance que tu peux lui faire pour coucher avec lui sans capote…Il n’est pas méchant, non ! Juste criminel et tu auras tremblé jusqu’aux résultats des tests HIV que tu n’as effectué que lorsque que tu as su ses coucheries multiples dont certaines précédaient ou suivaient les moments où il a joui en toi.

 

La colère de cette jeune femme…s’étale sur 13 pages où elle relate un an de relations presque exclusivement virtuelles, deux rencontres charnelles dans la seconde partie de cette année parce qu’elle voulait miser sur le temps .

bisous.gifElle a découvert les nombreuses relations que cet individu qu’elle ne veut pas accabler entretenait avec plusieurs personnes en même temps qu’il lui adressait promesses et serments. Allant même jusqu’à lui faire lire des échanges avec l’une de ses copines de caleçon.

Son récit m’a remis en mémoire une expérience similaire que j’ai vécu naguère … Elle est restée prostrée, quand l’idée l’a effleuré de contacter toutes ces donzelles, là où moi je m’étais carrément transféré leurs adresses avant de leur faire partager une certaine image du personnage.

Elle décrit le choix qu’elle fait d’opter pour la patience, le temps que sa confiance se mette en place et d’y voir clair dans un décalage entre la force de certaines promesses et les propos ou les actes qui les démentaient.  Elle refusait de concevoir des doutes liés à des relations multiples, elle s’interrogeait sur la véracité des sentiments du bellâtre…on est toutes pareilles ?

Je la cite de mémoire «  J’ai opté pour la patience, la compréhension, l’attente, les questions aussi(que je posais plus ou moins adroitement, en prêchant souvent le faux pour savoir le vrai) le no stress aussi, je ne suis pas du genre à piailler au premier faux-pas…mon attitude : j’attends toujours un peu avant de classer, de ranger les choses et les gens dans des cases. »

Elle était chez lui lors de cette découverte, elle a eu peur de ne pas savoir à qui elle avait affaire. Elle a bu puis laissé éclater sa colère…elle a « pissé sur son lit comme on sanctuarise un lieu, lentement, avec calme, le visage totalement fermé, les dents serrés, les yeux tombants et immobiles  »

Cette fille m’interroge sur cette capacité que l’on a à penser qu’on a des choses à partager avec des prédateurs, manipulateurs ou simplement grossiers personnages et profiteurs. Elle en avait la conviction ! C’est comme ça qu’elle l’écrit en tout cas !

Elle aussi, comme d’autres dont je suis , elle fait le constat d’en parler plus que le partenaire qui est supposé concerné. Elle se trouvait une certaine complémentarité avec lui en plus de l’excitation née de ce jeu de séduction sur internet.

Et puis il y a ce côté bon samaritain qui fait surface : «  je ne saurais l’expliquer mais tu dégageais beaucoup de choses fortes, positives, qui me parlaient énormément et je sentais que ça venait d’un fond lointain, et cette chose que j’entendais venant de si loin m’a tenu en haleine au delà du désir charnel. » Là, je dis waouh !!! elle est plus jeune que moi, beaucoup plus jeune parce que son horloge biologique n’a pas encore commencé à sonner le début de la fin, elle peut remiser le désir charnel au profit d’une construction intellectuelle de l’attachement. Je peux aussi, mais c’est par défaut !

Ensuite elle baisse la garde, elle prend les réponses ou les propositions qu’il lui sert comme argent comptant pour éviter de vivre dans la paranoïa. Quand elle constate qu’elle a été manipulée, elle s’en veut…de ne pas avoir fait preuve d’une plus grade vigilance et de s’être sentie bien parfois dans cette histoire. Curieusement elle dit que c’est lui qui voulait se construire une romance dans laquelle il voulait l’inclure à tout prix et qu’elle sentait que cette histoire n’était pas la sienne.petitegrenouille.gif

Il n’allumait pas cette étincelle pour « découvrir en commun ».

Malgré sa colère, je lui trouve un petit air assistante sociale : elle ne veut pas le harceler et préfère rester sur des incompris , elle le valorise pour ce qu’il fera de beau dans sa vie, tout en gardant la frustration de ne pas avoir pu approfondir les choses et qu’il ne lui ai pas laissé l’occasion de lui « donner »

Je me suis trouvé au moins ce point commun avec elle dans ma dernière histoire : Chez lui, moi aussi je me suis sentie, bloquée, mal à l’aise, je n’y avais pas ma place. Dans la promiscuité, j’ai besoin  d’être rassurée, enveloppée, entourée et chez lui(dans sa maison) je n’ai pas eu cette présence et cette chaleur là !

Elle dit ensuite la blessure causée par le manque de respect, les mensonges que l’on peut percevoir en tirant un seul fil de la pelote pour connaître la vérité, le sentiment d’humiliation. Elle dit le besoin de se recentrer sur ses projets, de garder intacte son énergie pour cela.energiesolaire.jpg

Elle ne le démolit pas, elle vante ses capacités à faire des efforts, à ramener, regrouper, dynamiser. Elle lui reconnaît l’énergie d’une boule de feu, la puissance, un fort charisme, de la concentration et c’est tout cela qui le rendait attachant. II sait ce qu’il est, ce qu’il fait ou pas ainsi que la nature de ses relations aux autres. Il sait faire pour les autres et il ne fait pas pour lui même. Il sait se faire aimer…Aimer pour être aimé ?

Il sait être généreux et exister pour les autres…aimant et aidant !

Et puis quand même : elle pense que ça doit le valoriser de se sentir au centre « du cerveau des gens » que ça doit l’aider à se sentir vivant jusqu’à entretenir une relation de dépendance malsaine, de sentir qu’on s’accroche à lui et qu’il y prend du plaisir.

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Elle conclu en disant qu’elle aurait préféré être un plan cul équilibré et assumé plutôt qu’une relation virtuelle sans devenir. Elle suppose qu’il se cache derrière ce qui s’est passé(le choc qu’elle a eu en découvrant ses multiples relations) pour ne pas avoir à avancer, à régler les choses et surtout à construire, parce que c’est plus dur de bâtir que de démolir. Elle le trouve habile dans la tromperie. Elle lui rappelle qu’il a du morfler dans sa vie mais qu’il est loin d’être le seul et elle regrette (autre point commun) une confrontation directe pour la fin de l’histoire où les yeux dans les siens elle aurait tenté de voir qui il est réellement. Elle admet enfin sa colère et les blessures qu’il lui a infligées.

L’affichette au-dessus de l’imprimante est plus que jamais d’actualité : « Pensez à récupérer vos impressions »

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