Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

  • Accueil
  • > amours
  • > Mauvais scénario de ce qui aurait pu être une belle histoire

17 décembre, 2010

Mauvais scénario de ce qui aurait pu être une belle histoire

Classé dans : amours,dans le retroviseur,humeurs,passions,point de vue,quotidien — kinkajouunblogfr @ 0:34

L’acte II mesure le chemin parcouru, l’acte I est tellement rempli de déception, de haine et de violence que pour le lire il vous faudra un mot de passe si vous me le demandez (il fait désormais partie du passé).

Je suis fière de l’acte deux même s’il me saigne à blanc !

Acte II

 

Une histoire parmi d’autres

 

capitulation.jpg

Le besoin de combler un vide, de répondre à des interrogations est permanent.

Je manque de recul pour ne garder que le plus important. J’essaye de transformer mes souvenirs avec le temps.

Ce qui m’intéresse c’est de dépasser le stade de mon petit nombril, pour faire émerger un récit d’une portée plus générale.

Une histoire qui ne dit pas que mon amour perdu mais une histoire sur les effets de la différence, la peur de l’autre. Je ne me suis jamais dit que mon aimé devrait changer, alors que je souhaite que d’autres changent(leur regard sur lui notamment). Il sera mon aimé toute ma vie : c’est moi qui devrais changer de regard.

J’aurais voulu lui parler, pour lui dire que la première étape c’est l’acceptation. Acceptation de l’autre tel qu’il est, y compris dans son désamour. Je laisse se dérouler ma mémoire, ma main écrit toute seule. J’ai envie d’enlever toutes les belles images, pour m’attacher au fond en oubliant la forme. Ce ne serait que le récit de mes ressentis, même s’il se croise avec ce que d’autres éprouvent ou ont éprouvé, mais ça ne serait que ça.

Je me suis vue  quelquefois comme quelqu’un de monstrueux parce que je devais cacher la douleur monstrueuse que cet amour enfui m’infligeait.

J’ai entendu des bien-pensants me dire de tourner la page pour ne plus avoir à leur imposer mon histoire à la Zola. Certains mots et les gens qui les formulent blessent par méchanceté, d’autres par maladresse. Le poids de la norme est très important et la norme dit de tourner la page, de laisser faire le temps, de ne pas s’accrocher, d’abdiquer. « La norme : une moyenne statistique dans laquelle les individus se reconnaissent, ou un idéal vers lequel on doit tendre ? L’importance de l’écart qui en résulte engendre l’exclusion.  » Christian Godin, philosophe.

En fait on est dépourvu de réponse et on préfère taire sa détresse sentimentale, c’est malpropre de la montrer. Il n’y a que ceux qui sont dans la norme qui sont encouragés. Et si l’envie de mourir apparaît, la norme conseille de l’évacuer et culpabilise celui qui ose penser mettre un terme à sa vie parce que son amour a avorté.

De ces sentiments contradictoires, j’essaye de tirer une règle de vie : c’est une aventure difficile, douloureuse et extraordinaire. Elle suscite des rencontres, une ouverture aux autres et à soi, pas simplement avec des mots mais par des actes.

Je n’ai d’autre choix que d’apprivoiser la vie sans vie car l’amour est une relation réciproque, et que mon aimé n’exprime rien. Ou alors…quand mes mots s’approchent de lui…j’en reviens avec des bleus au cœur, tant il exprime ma mise à distance. Alors que si il se laissait aller, je pourrais le rejoindre, pour construire quelque chose avec lui…Mais je ne veux pas le changer !

impasse.jpg

Son absence comme la mort fait remonter le désir, l’imaginaire, l’endroit où on aurait pu s’aimer. J’aurai ce manque, pour toute ma vie. J’ai accepté qu’il ne m’aime pas, mais je n’autorise personne à nous juger. J’ai pris un coup dans la gueule, dans l’estomac et au cœur.

Contrairement à ce qu’on me renvoie parfois, je ne recherche pas la galère. Même s’il me faut parfois, escalader des falaises pieds nus. Je n’ai pas peur d’affronter l’inconfort physique, la rencontre qui est au bout, est pour moi essentielle.

La rencontre primordiale m’a conduite dans les bras de l’homme de ma vie, sans que j’ai eu à me poser la question du libre arbitre de ma relation : « Quand on s’arrête sur quelqu’un ce n’est plus un hasard »…Il se trouve que je ne suis pas la femme de la vie de l’homme qui je pense est l’homme de ma vie. Quelle ironie !

Et puis j’ai besoin de me sortir de la souffrance, de comprendre ou d’accepter ce qui m’arrive pour que ma vie reprenne.

Parvenir à reprendre vie n’est pas aisé : Je travaille sur moi, ce que je peux devenir, vivant mon état le mieux possible sans faire subir la souffrance aux autres, supportant les commentaires ou en passant outre. Le délaissement amoureux fait de moi la prisonnière de certains souvenirs. J’ai pris une claque d’émotion mais je suis encore en vie, même si je n’en n’ai plus envie ! J’essaye de m’inventer tous les jours, de trouver des astuces, de prévoir mon parcours pour préparer mon lendemain.

Parfois, le soir je rêve qu’on me prodigue des caresses puisque je suis un être pour qui la tendresse n’est plus qu’un souvenir. J’aimerais poser ma main sur une épaule, une joue, un bras, une main. Caresser un visage, des cheveux. Doucement, tout doucement pour me calmer de cette frayeur de devoir vivre encore et parce que je pense que j’ai encore beaucoup à donner.

 

cestfini.jpg

 

J’ai eu un peu d’amour fou… unpeudamourfou.jpgjuste un tout petit peu.

L’été ce fut pour réfléchir

L’automne pour refuser

L’hiver pour hiberner

Mais j’avais eu un printemps magnifique !

 

 

 

 


6 réponses à “Mauvais scénario de ce qui aurait pu être une belle histoire”

  1. AL dit :

    Oui, tu as raison, il faut accepter ce qui t’arrive pour profiter à nouveau de la vie !!!
    ARSENE GRISALI

    Je fais tout pour m’en persuader, mais j’enclenche facilement la marche arrière !

  2. Alex C. dit :

    « Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer, il y a deux allures que peut encore prendre un voilier: La cape le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête.[....]La fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau et son équipage. ELLE PERMET AUSSI DE DÉCOUVRIR DES RIVAGES INCONNUS QUI SURGIRONT à L’HORIZON DES CALMES RETROUVÉS.Vous connaissez sans doute un voilier nommé « Désir »
    Henri Laborit. « Éloge de la fuite »

    Il connait sans doute (comme beaucoup d’homme) l’art de la fuite ! Je suis du genre opiniatre, je tente toujours d’arriver au bout de mes projets ce qui devient très compliqué quand un tiers est impliqué.

  3. jeanne dit :

    merci Alex pour ces mots
    j’ai fait un peu de voilier
    et je connais la fuite
    moi ce serai plutôt le marin de Gibraltar !!!

    toi qui écrit là
    tes mots sont parlant
    en tous cas ils me crient
    le mot de passe ???

    Moi qui ne sais pas nager je comprends l’image du voilier mais je n’expérimenterais pas le vrai !
    Je t’envoie le mdp par mail !

  4. Alex C. dit :

    MdP
    enfin ! mais zaux dernières nouvelles je ne l’ai pas.
    Tu me connais : je n’aime pas demander heureusement que l’on se comprend à demi-maux.
    Kisses.

    Tu aurais pu le trouver tout seul ce mot de passe… mais bon , il sera dans ta boite aux lettre tantôt !
    « à demi-maux »…c’est sûr je te piquerais l’expression !

  5. Je viens de lire une expression qui me fait sourire et qui fait réfléchir….
    Un inconvénient est une occasion que personne n’a encore saisie…
    Alors, tu vois … que d’occasions se profilent à ton horizon !!!

    J’aimerais passer derrière l’horizon…pour voir mais surtout sortir de l’attente stérile.

    Dernière publication sur chroniques variées : la nouvelle arche de Noé

  6. CILOU dit :

    Je viens de lire ton texte. Tes propos sont émotionnellement très forts! J’ai particulièrement aimé une phrase : c’est moi qui devrait changer de regard! Se remettre en question!
    Accepter l’homme comme il est et non comme on voudrait qu’il soit ! C’est d’une très grande sagesse !
    Un Amour qui n’est pas partagé, c’est une très grande tristesse…
    Mais la vie est ainsi faite ! Dans le banquet de Platon, l’auteur reste persuadé que l’on a tous une moitié et que tant que l’on ne l’aura pas trouvée, on ne pourra accéder au bonheur ! Tu t’es peut-être trompée…ce n’était pas ta moitié ! Juste une illusion d’un bonheur que tu espères tant…
    J’ai aimé te lire…les mots me manquent pour te dire combien….
    Bonne soirée, CIlou

    Merci de ton passage…je suis toujours très étonnée de ce que ces simples mots peuvent produire, ils sont dictés par une réflexion quotidienne assez morose ma foi !

    Dernière publication sur Plius : le poids des maux

Laisser un commentaire

 

royaumedeprincesse |
Quand il n'y a plus que des... |
bolduc |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Bulles de vie
| Les moments parfaits
| Journal d'une fille sans av...