Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

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16 janvier, 2011

De fil en idées

Classé dans : bavardages,chagrins,citations,enfants,humeurs,passions — kinkajouunblogfr @ 1:40

Excuse-moi, mais je ne vois pas du tout ce que j’ai pu te faire…

- C’est simple, tu m’as pris pour un con!

Je suis restée bête. Les yeux écarquillés, j’ai  lâché tous mes sacs et ils se sont écrasés par terre dans un silence terrifiant, je n’entendais plus les bruissements de la ville.

- Tu disais avoir des sentiments sincères… pourquoi toutes ces suspicions, pourquoi toutes ces histoires ?

Je marchais tellement vite que c’est presque comme si je courrais. Je devais m’éloigner à tout prix de cet office de tourisme qui me portait la poisse.flammes.jpg

J’avais les larmes aux yeux quand je pris place dans le tram. Une petite fille en face de moi me regardait : – ça va madame, tu as perdu ta poupée ?

- Ne t’inquiète pas petite chérie, je vais bien. Mais retiens que les garçons voudront toujours tout te mettre sur le dos.Certains te feront découvrir des merveilles puis ils vont t’abandonner lorsque vous serez proches et que tu ne t’y attendras pas. Arrivée dans mon appartement, je me suis jetée en pleurs sur mon lit… » on ne dit jamais assez aux gens qu’on aime : je vous aime » chantait Louis Chedid à la radio.

Comment deux êtres peuvent autant se détester après s’être tant aimés ? Comment l’un d’entre eux peut-il être certain d’avoir été pris pour un abruti ? Même après qu’on lui ai dit en face comme on l’aime ?

Il ne m’a rien fait mon oreiller et pourtant je le mords pour ne pas hurler, et je reste là allongée de tout mon long,  secouée par les sanglots tandis que les larmes coulent. Mon regard se porte sur ce maudit téléphone portable qui ne sert à rien, d’un mouvement irréfléchi je l’attrape et le lance sur le mur d’en face d’où il retombe en trois parties.

Brûler tous les souvenirs de lui,  pour qu’ils disparaissent en cendres comme tout ce qui fut lui… Bouffon !

Les yeux au plafond, je ne pense à rien, je veux m’endormir et glisser lentement dans le pays des rêves. Ne plus avoir de souvenirs. Là-bas au moins je pourrais oublier tout ce qui m’arrive, même si le réveil est douloureux. Le sommeil au moins est voluptueux. Entre deux sommeils, je me dis que je l’aime, que je l’adore mais que sans doute je le hais aussi.

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La rage, l’amour, le dépit et le dégout se mêlent. La vie n’a jamais été un conte de fées. Trois mots, juste trois : Besoin de temps !

Pas de larmes cette fois, elles sont taries malgré le désespoir. Un désespoir qui me fait taire y compris à mon bon ami ce que je ressens de façon compréhensible. Son coup de fil m’oblige à « parler », en fait non je balbutie, je suffoque et les mots sortent par paquets…incompréhensibles !

Encore un tour dans les bras de Morphée, puis un réveil en sursaut…la seule photo avec lui, dans le sable suggère une proximité qui n’a jamais existé et ce souvenir sur papier glacé rappelle qu’il est vain d’espérer. Et puis à partir de cette photo,  les souvenirs affluent. Trois mots, les derniers s’ancrent au plus profond de mon coeur…ils viennent après une si longue série d’atermoiements qu’ils sont vraiment les derniers mis en forme pour répondre à une espérance entêtée.

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Une grande claque me ferait peut-être sortir de ma torpeur, pour que j’ai une bonne raison de pleurer.

« L’amour contient tout juste ce qu’il faut pour l’éteindre »William Shakespeare

 

 

 

 

p.s les photos sont de ma fille, comme des grands pans du texte…merci de ne pas les copier.

12 janvier, 2011

Torrent de mots

Classé dans : bavardages,chagrins,dans le retroviseur,reflexions,travail social — kinkajouunblogfr @ 1:34

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Est-ce que les filles des peep show prennent la parole ? Derrière le judas, qui se soucie de savoir ce qu’elles auraient à dire ? Ce soir cependant, comme une actrice de peep show à qui on ne demande rien que sa plastique, j’aimerais parler, raconter malgré tout, comme si ma survie en dépendait, ma dignité peut-être !

Avec toute la violence de mon désespoir, sans complaisance et  petit à petit ma tête sur une épaule rassurante, moi l’insignifiante, j’aimerais raconter que je suis sûre que ma solitude et les affres qui l’accompagnent ne sont pas que les miennes, on est de nombreux écorchés ! La solitude et ses aléas font partie des statistiques. Les statistiques, c’est froid et violent !

 

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Après les statistiques, je pourrais tenter de parler ce cette maladie d’amour qui fait pleurer les grands. Tenter d’en percer le mystère…

J’ai envie peut-être simplement de laisser s’exprimer l’émotion qui m’étreint : Roland est décédé ce matin. Bisous.

Deux jours à ruminer puis, mardi 11 H, funérarium : »Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait ! »
C’était un grand bonhomme, haut en couleur, un artiste… de ceux qui font vivre les couleurs posées sur la toile, virevolter do ré mi fa sol, au piano ou à la basse. Un artiste derrière ses fourneaux ! Un vrai chef !

Un artiste pour transformer cette gare à l’abandon en lieu de vie, en lieu d’accueil. Un gaulois de gauche, convaincu, convaincant et persuasif, le chiffon rouge noué sur le coeur.

Un qui, loin de la ville, qu’il ne reniait pas pour autant, savait faire retrouver aux enfants déracinés de notre modernité le goût de l’effort d’être soi.
Un homme droit, campé dans ses bottes qu’on dirait de sept lieues.

Alors me reviennent des souvenirs de notre collaboration, H… il nous en a fait voir, ce gredin ! Mais on y est arrivé, N… aussi jolie comme un coeur mais le crâne vide de toute conscience personnelle. Et aussi ce jour, où les éducs m’ont jeté à l’eau ! On travaillait dur mais pas de raison d’être moroses.  J’oubliais…les pintades, les lapins, les chevaux et le sourire de ce grand monsieur.legerete.jpg

Il savait aussi refuser… comme cette fois où je lui ai demandé de prendre ma Foulbazard en accueil chez lui ! Il a refusé car il accueillait des mineurs délinquants à cette époque et puis…il voulait garder intacte notre amitié plus que professionnelle !

Alors comment ne pas laisser couler les larmes lorsque son gaillard de fils, pour lui faire honneur nous demande de remplacer la minute de silence par une salve d’applaudissements qui enlèvent le peu de contenance que je tentais de me donner. Ensuite… l’officiant tourne le bouton de ce qui fera de lui un tas de cendres.

 

Ce n’est pas vrai que ce sont les meilleurs qui partent en premier, mais certains départs,  obligent à savoir qu’on est encore en vie… mais si peu, que c’est une honte !

Tu as raccroché ton tablier et nous on reste là ! Incrédules, béats et déconfits. Tu aimais jeter un coup d’oeil à la gente féminine sexy…tu as vu ? j’y avais pensé ! Tu me feras signe de là où tu es ?
 

 

 

 

8 janvier, 2011

Résultat d’une insomnie

Classé dans : amours,bavardages,belles choses,delire,humeurs,passions,reflexions — kinkajouunblogfr @ 2:01

ballons.jpgJ’aurais besoin d’un lifting de mes émotions pour écrire à propos de la difficulté d’aimer. La spontanéité autant que la richesse du verbe et la maîtrise du thème me font défaut. Car c’est d’un vrai travail de pro qu’il s’agit ! Je devrais être à la fois distraite, maladroite et attachante. Et même carrément timbrée par moments.

Il me faudrait beaucoup d’intelligence pour cette réflexion. J’y referais le monde grâce à des ponts jetés vers une conscientisation naturelle et non par un argumentaire lourd sous-tendant des prises de position strictes. J’en deviendrais moins bête, avec sans doute une vision de l’humanité un peu différente et des aphorismes que j’affectionne plein la tête comme : « L’instinct, c’est l’âme à quatre pattes, la pensée, c’est l’esprit debout » (Victor Hugo).

Si j’y parvenais…j’écrirais sans mièvreries, comme dans ce livre dont je me suis délectée : « le mec de la tombe d’à côté »

Pas sûr que, MOI+TOI =NOUS !

 Il s’agit d’un coup de foudre (dans le livre, mais pas que) entre deux personnes que tout oppose. Timides d’abord, puis éblouies . Une passion explosive, vécue avec un enthousiasme juvénile. « J’ai quatorze ans d’âge mental, et c’est merveilleux ! »

Comme nous… Différents par notre culture, notre mode de vie, notre cercle d’amis, certains de nos centres d’intérêt, séparés par un immense fossé. Pour le franchir, il faudrait faire les concessions indispensables et respecter la personnalité l’un de de l’autre.

Alternant moments de tendresse et conflits violents, bon sens et intelligence du coeur pour toi, briser la carapace pour moi ! Je crois que j’ai la chance de devenir moi-même, dans un voyage à la découverte l’un de l’autre qui, j’en ai envie, nous amuserait, nous toucherait et nous réjouirait.

suggrer.jpgPour ça, désolée Aristote, Rabelais et les autres, je considère que le propre de l’homme n’est pas le rire, mais le langage qui sert avant tout à exprimer des idées, des sentiments, à convaincre, à plaire, … et que c’est un art jubilatoire. Qu’importe alors si on réinvente les mythes ou les imperfections, si on a toute une vie à vivre avec cette jubilation !

Une jubilation qui en ce qui me concerne peut être ternie par l’absence et pire, la jalousie, un sentiment riche en paradoxes, machine de guerre mais étrange source de plaisir…

L’amour fait vivre même quand il fait souffrir » ! Alors, pour un cochon d’homme, parfois je me ferais vache. Et, le venin de la jalousie, quoique bien cruel, finirait par devenir un dopant des verbes « vivre » et « aimer ».

Si je savais allier l’originalité et l’élégance, mes sentiments s’exprimeraient naturellement, sans outrance et je parviendrais à révéler la mesure de ma passion pour un seul homme ainsi que la douleur insupportable de son absence. Pas de clichés, un crescendo de souffrance et de violence, boomerangs verbaux, bombes de détresse et de sarcasmes vengeurs. J’alternerais mes monologues et les siens, les faisant se croiser et se répondre, alors qu’on ne communique jamais réellement, chacun de nous se croyant pathétiquement à l’abri dans sa bulle. Pas étonnant que les déconvenues soient des plus cruelles ! L’effroi, les pensées sordides, la rage de l’écriture, chaque fois que l’émotion est au paroxysme, tout cela, j’aimerais savoir l’exprimer en l’absence de toute confrontation, pour ne dire que les émotions et la conscience aiguë de ce sentiment.

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Mes mots sont prisonniers, comme un moustique coincé dans un microscope. C’est pourtant le verbe qui se charge de la vérité de l’émotion qui serait mon seul recours. Pour évoquer les ravages du temps… malgré les croyances populaires qui veulent que les femmes, statistiquement, seraient toujours gagnantes.

D’un bout à l’autre, je dissèquerais le sentiment amoureux jusqu’à la volupté, l’exaltation, l’intelligence !

 

 

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