Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

30 avril, 2011

Sex-friend

Classé dans : bavardages,humeurs,relations,rires — kinkajouunblogfr @ 1:06

Pourquoi fait-on dépendre autant notre bonheur de quelqu’un d’autre ?

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Tu ne viens pas pour manger ou boire avec moi. Mais tu aimes bien le jus d’orange ou l’eau gazeuse. Tu fais un sort au chocolat au lait…tu n’aimes pas le chocolat noir.

Tu arrives simplement, tu t’es apprêté avant de venir mais tu  es là, naturellement, comme si ces préparatifs n’avaient aucun objectif.

Je te dis que tu as une coiffure différente de la dernière fois…avec du gel. Tu me réponds avec un naturel désarmant  que tu en avais déjà mis pour venir vers moi mais que je ne te regarde jamais …

Pourtant tu as souri quand on s’est embrassé et que j’ai gouté au tabac que tu avais fumé avant d’arriver et dont tu pensais atténuer le goût sous ton chewing gum.

Malgré ton physique qui rappelle celui d’un adolescent, tu m’as soulevé dès  que la porte  s’est refermée  pour dire que tu me ferais la totale pour que je ne t’oublie plus.

Et tu ne l’as pas seulement dit…tu l’as fait ! Tu ne manques pas de vigueur, c’est le moins qu’on puisse dire.
Tu m’as fait  tourner et virevolter entre tes bras, tu m’as prise contre toi pour redéfinir mon anatomie et me proposer une nouvelle image corporelle.

fabricarganearganier.jpgTu m’as aussi proposé une autre définition de la nuit blanche. Entre deux étreintes tu m’as réveillé pour me raconter ton travail et m’en montrer des photos. J’avais envie de prendre des notes mais je me suis laissée bercer par ta voix pour me rendormir contre toi. Tu m’a raconté l’histoire de l’arganier et de l’engouement pour l’huile qu’il produit.

gateaucoeur.jpgConscient de ma gourmandise tu as promis de me faire faire des gâteaux orientaux. Quand repus l’un de l’autre tu as répondu à ma question c’était pour dire : « non tu n’es pas pénible, tu es ma puce ». Je déteste ce genre de sobriquet mais là, c’était trop chou !

Tu racontes ton difficile métier sans une plainte, tu positives même si les conditions où tu l’exerces sont harassantes. Tes défis sont quotidiens et tu les affrontes comme si de rien n’était. Je te rappelle que tu es plus jeune que moi, que tu devrais trouver une femme de ton âge. Ta langue dans ma bouche me fait taire puisque tu t’en fous ! Je ne te laisse pas de place dans ma vie, je ne veux pas que tu me rendes service ni que tu deviennes important.

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Qu’à cela ne tienne, tu dis merci, tu dis c’était très bien, tu dis  je me régale avec toi et tu dis enfin, je ne veux pas que tu m’oublies…Tu le sais hein, qu’on ne partagera rien d’autre ?

26 avril, 2011

Emotions

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aucoeurdelafleur.jpgHier, ce fût une journée étrange. Tout s’est fait au ralenti. En fait, je n’ai rien fait de cette journée. J’ai glissé dans un semi coma hors de mon lit. On m’a porté des pains au chocolat, j’ai fait du café. J’ai sifflé avec l’oiseau, même pas sur la colline. J’ai passé la journée à attendre.« On semble attendre de l’amour, la solution à nos insatisfactions narcissiques et affectives sans mesurer combien il a besoin de santé psychique mutuelle pour s’accomplir et s’épanouir. L’art d’aimer, comme plein accomplissement de nous-mêmes au bénéfice de l’autre, reste à découvrir, en auto-didacte, chacun à son tour. » (Nelly, une copine d’enfance)

alleverslessourcesdulez.jpgVoilà ! moi qui n’aime pas cette langue, je ne trouve que ça comme mot : ma journée était slow down ! D’abord je n’avais rien à préparer en cette fin de week-end prolongé, je n’avais rien à faire qui puisse générer une éventuelle frénésie. J’étais aussi véloce qu’un mouton paresseux et une tortue stressée. On aurait dit un des nombreux vendredis de mon enfance, précisément en ces heures d’après midi où les préparatifs pour le lendemain s’accéléraient dans un ralenti imprimé par la proximité du coucher du soleil. Je prenais le temps de vivre, et vivre n’est pas un vain mot, c’est ce qui aurait été perçu de l’extérieur si un regard avait pu se diriger vers moi. Les pouet-pouet des mandarins, prouvaient qu’ils n’avaient cure de mes états d’âme, tandis que la dame Croupion rouge couvait sous le regard belliqueux de son mâle, que la calopsitte égosillait la Marseillaise et que la perruche bleue criaillait sous l’oeil impavide du dernier padda.

jardinlafranaiseduddenvironnement3.jpgJ’en étais là, à me dire que je n’avais plus rien à prouver lorsque Grande demoiselle m’a téléphoné. Une heure plus tard, nous avions échangé sur notre regard croisé concernant numéro Quatre, en voie d’être grande, éprouvant des émois légitimes en même temps que vivant le déchirement que je lui imposais, puisque la date du jugement de mon divorce approchait. Divorce qui lui valait l’injustice de n’avoir plus père et mère dans le même lieu comme ses trois aînés les avaient eus ! Divorce qui ne doit pas me faire occulter la vigilance nécessaire au moment ou dans les bras de quelqu’un du genre opposé elle trouve de la tendresse.

« Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance
que lorsque nous aimons. » S.Freud.

Grande demoiselle se rapproche, nous parlons cuisine…elle veut venir en faire chez moi ! Ceux qui me connaissent apprécieront ! Mon four acquis il y a quatre mois n’est pas encore relié au secteur…

Et puis, elle m’envoie des photos d’un lieu que nous apprécions tous dans la famille et que je fais découvrir aux gens que j’aime…

Ces photos, ont fait mentir mes résolutions et m’ont criées très fort que je n’étais pas guérie…J’apprends à ne plus aimer une personne en particulier pour reprendre ma route en ayant en tête cette phrase de Goethe : « Voyage avec deux sacs, un pour donner, l’autre pour recevoir. »

 

chteaudomainederestinclires.jpg Dans ce jour qui était hier, j’aimerais puiser les prémices pour vivre aujourd’hui et demain. J’aimerais apprendre à gérer mes émotions, sans vouloir un monde toujours joyeux et coloré mais sans que le manque soit le plus fort afin de  trouver la bonne attitude de désintoxication.

Je croyais avoir fait le deuil de mon addiction à lui, de mon obsession de lui, de la souffrance que me causait mes émotions quand je pensais à lui. Soixante et une photos m’ont rappelées cette impossibilité de dire aux autres comme l’Autre reste plus qu’important…essentiel dans ce qu’il nous permet d’attachement, même bancal !!! Au point parfois d’en oublier tout le reste…

23 avril, 2011

Escapade (archives)

Classé dans : bavardages,dans le retroviseur,passions,poesie — kinkajouunblogfr @ 20:02

Je viens vers toi…tu ne me trouves pas sensuelle

Je ne sais pas comment on fait pour être sensuelle,

Un truc de fille qui m’a échappé !

Je viens vers toi avec joie car je suis pressée de te retrouver.

Aujourd’hui pour la première fois tu m’as tendu un casque

Tu m’as aidé à le mettre

Je suis fébrile

Sur la selle, mon corps s’avance

Je prends appui contre toi

Je me cale contre tes reins.

Dans les virages, j’ai peur de causer la chute

Alors je ferme les yeux

J’aimerais être légère, ne pas gêner tes mouvements

Je ne veux pas détourner ton attention de la route

Alors je ferme les yeux pour ne pas voir ta nuque qui m’affole !

Je ne sais que faire de mes mains

Je m’accroche à tes hanches

Je me colle à toi

Une feuille de papier ne passerait pas entre nous

J’ai peur de te couper la respiration

Je ferme les yeux.

Tu accélères, je ne m’y attends pas puisque j’ai les yeux fermés

Je m’accroche encore plus…pot de colle

J’ouvre les yeux parce que tu es à l’arrêt

Je devrais anticiper chacun de tes mouvements

Epouser ton corps et les virages

On apprend ça où ?

Je ne vois que ces bagnoles qui déboîtent

Et l’asphalte qui se déroule

Je ferme les yeux d’où une larme furtive s’échappe

J’espère que tu ne l’as pas vue !

Nos jambes sont presque soudées

J’en éprouve un plaisir voluptueux

Décuplé lorsque ta main vient me caresser la cuisse

Malgré le gant, j’en ai des frissons.

Cette selle que tu me permets de partager me transporte

Cette volupté que tu m’offres, je n’osais même pas en rêver.

Je souris toute seule

Tu bouges la tête, tu prévois, tu anticipes, tu réagis…

Tu démarres ta machine avec un pouce

Tu la freines avec deux doigts

Tu la diriges avec tes hanches

C’est ta chose, ta bête, ton bébé

Tu aimes son cul, ses formes

Elle te donne un plaisir chaque jour renouvelé que je ne connais pas

Elle chante pour toi et utilise un langage que je ne maîtrise pas.

Je te regarde, tu la couves des yeux

Tu la caresses du regard, tu chasses le grain de poussière qui la souille

Tu m’as laissé approcher « Ta Brèle », tu l‘as dans le cœur,

Tu la chevauches, tu l’aimes !

yamahaxjr1300.jpg

PS : j’ai retrouvé ça en vidant mes poubelles, à peu de choses près la réponse était : c’est toi que j’aimais dessus, la moto c’est que de la ferraille  !

 

 

 

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