Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

28 juin, 2011

Avant de partir

Classé dans : amours,antilles,bavardages,enfants,famille,mode de vie,relations,societe — kinkajouunblogfr @ 1:33

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Je ne suis pas en retard…c’est pire que ça. Rien n’est prêt. Dans la valise il y a encore les affaires d’un autre été ou d’une autre saison.

Les oiseaux sont en partie ailleurs, les plantes sont encore au balcon. Le lave linge n’est pas réparé et la gazinière pas installée.

Les finances n’ont jamais été aussi maigres. Mais c’est jeudi que je pars et je pars pour être fidèle à ma source.

Je pars et j’apprends que la compagnie nationale affrète un avion d’une compagnie dont je n’ai jamais entendu parler auparavant.

Je pars et mon neveu va mal. Je pars et je n’embrasserais pas deux de mes enfants qui font autre chose ailleurs. Je pars et pour la première fois j’appréhende le retour…car je reviendrais seule.

Je pars et mon quotidien va se transformer. Je pars et je vais mesurer mon addiction à internet, mon blog, mes jeux car vraisemblablement je n’y aurais pas accès.

Je pars et j’ai déjà en tête les projets qui devront m’occuper à mon retour.

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Je pars et je ne m’inquiète pas, tu m’as dit qu’on se verrait avant mon départ, et je te crois.

 

 

Je pars et je reviens dans longtemps.

Vous qui lisez ceci, passez un bel été.

23 juin, 2011

Urgences psychiques

Classé dans : colere,famille,humeurs,point de vue,quotidien,reflexions — kinkajouunblogfr @ 8:43

C’est lorsqu’on est confronté personnellement à une difficulté que l’on constate l’incurie ou l’inadéquation des réponses.

Un jeune de 21 ans en errance mais pas sans domicile fixe, en quête de repères, de re-père passe depuis deux ans par des épisodes d’agitation et de troubles psychiatriques dont je ne cherche pas ici les causes : je constate simplement.

Parce que nous sommes proches affectivement et que je suis une figure maternelle possible même si je ne suis pas maternante il vient vers moi.

Il erre depuis trois jours buvant en compagnie d’ivrognes professionnels, dormant peu et mal dans des lieux inadaptés. Il a pour attache son chien qu’il finit par perdre tellement il est déconnecté  à une certaine réalité.

Son père arrive à retrouver sa trace, le poursuit, le suit et une sorte de cordon viscéral les relie : l’un courant devant l’autre  derrière comme dans la comptine que l’on chante aux têtes blondes ou brunes.

Malgré la brume qui envahit son cerveau, c’est chez moi que vient sonner ce tout-petit de 1,87 m…

C’est donc moi que son père appelle. Moi qui officiellement ne fait plus partie de cette famille !

Je réponds présente et durant 1h30 je vais essayer de convaincre 3 médecins, la police, les urgences psychiatriques, le 15 et le 115 de nous aider à trouver  une solution vers une réponse au mal être que ce jeune  homme exprime. Malgré son état, je le contiens et il reste à attendre une intervention que SOS médecins accepte sur le principe…

Après moultes appels et une invitation plutôt sèche à aller prendre place dans la file d’attente des urgences au CHU, on me confirme que la demande est bien « notée » « mais nous ne traitons pas les urgences »…Merci mais j’avais constaté !

De 14h30 à 21h 50, ce n’est effectivement pas le terme approprié !

Il s’agit du temps au bout duquel, n’ayant plus aucun argument pour le retenir…le jeune homme est reparti zoner !

10 mn plus tard, le médecin appelle pour informer de son arrivée !

 

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Si vous avez besoin d’une intervention pour un diagnostic pour un malade psychiatrique…récalcitrant quant  aux déplacements et que vous ne pouvez contraindre physiquement à vous suivre, je vous conseille de le pousser sur la chaussée, il s’en suivra heureusement pour lui un accident de la route et il sera pris en charge.

J’habite le Languedoc Roussillon, ce n’est pas la région la moins bien lotie en terme de densité médicale !

19 juin, 2011

Dans ma rue, suite…

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Il y a eu dans ma rue, la fête des fanfares.

 

 

 

J’avais prévu d’y aller bien sûr, ces moments de liesse tout en couleurs en sons et mouvements me plaisent, à priori. Cependant descendre concrètement seule dans la foule me tente moins. J’ai commencé par faire la grasse matinée, il me semblait que je suis une grosse dormeuse !!! Pas tant que ça puisqu’à 5 h 28, j’étais en grande conversation avec mon radio réveil  !  Espèce de sale invention. Impossible ensuite de me rendormir. J’ai décidé de rester au lit : c’est moi qui décide, non mais !

lecoeurlouvrage.jpgAu bout de quatre heures, les oiseaux en ayant aussi décidé autrement je m’en suis extirpé. Plutôt que de faire le ménage j’ai préféré en lire  les mécanismes dans l’excellent essai de Jean Claude Kaufmann,  Le coeur à l’ouvrage.

Les bruits de la rue montaient cependant jusqu’à moi, différents des autres jours puisque pour l’occasion, elle était devenue piétonne.

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Et effectivement ça piétinait déjà, celui-ci en badaud, l’autre en tirant quelques notes de son instrument. Je me suis contentée de l’ambiance vue d’en haut…

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C’est amusant une déambulation vue d’en haut. Il y a celui à qui on a posé un lapin, celui qui s’extasie devant la devanture du fleuriste, les serveurs des petits bars qui s’affairent à étendre l’espace qui leur est attribué habituellement, les clochards qui ne reconnaissent plus leur rue etc…

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Enfin les fanfares se mettent en branle pour le premier tour de piste et les sons succèdent aux sons.

Décidément, je ne sais pas faire la fête seule et j’appelle l’une de mes filles à la rescousse.

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Elle me rejoindra avec son père dans l’après midi. Je croise quelques connaissances, j’échange quelques mots et des sourires dans un climat bon enfant.

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C’est moi que mes ex-beaux frères appellent pour qu’on se retrouve, et j’apprécie là une certaine idée de la famille et au moins des liens tissés tout au long des années passées. Quand j’aperçois la seule cousine de mon ex, c’est naturellement que je vais la saluer pour relativiser peu de temps après cette fameuse idée. Je ne la savais pas musicienne, et j’ai exprimé ma surprise à la vue du saxo qui pendait à son cou. Elle m’a rétorqué sans aménité qu’elle ne s’amuserait pas sinon à le trimballer autour du cou…pan  !  prend ça dans ta gueule ! J’ai pris la distance nécessaire mais il est vrai qu’en quasiment 30 ans durant lesquels j’ai vécu et commis des enfants avec son cousin, elle n’a franchi le seuil de ce qui était chez nous qu’une fois, nous n’étions pas du même monde ! Fin de l’épisode, donc et retour à la fête, objet de ma promenade ce jour-là.

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Jour qui a duré toute la nuit et où la population a changé au fil des heures, on est passé de la petite famille « maman-papa-bébé canard » puis « pépé-mamie », « bobo-Uptodate », « petits couples hétéro ou homo « , à « bibine-bourré-je-vocifère » chacun avec son idée de la fête.

 

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Je suis remontée les voir de mon perchoir. L’an prochain, on remet ça ?

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