Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

21 juin, 2013

En vrai…

Classé dans : humeurs — kinkajouunblogfr @ 0:18

Ce que je veux pour mon anniversaire :

Une attention de mes enfants qui m’indique qu’ils savent que j’existe en tant que personne

Un rhodésian ridgeback

Un dîner au restaurant avec quelqu’un que j’aimerais et qui m’aimerait

Une virée en Hayabusa

Une formation professionnelle qualifiante(encore une)

Des billets d’avion mais pas toute seule

Bon anniversaire moi-même !

 

 

En vrai... dans humeurs p10800721-300x225

4 réponses à “En vrai…”

  1. Alex C dit :

    Sur l’hayabusa on est très mal assis pour le reste je valide.
    Frotte la lampe magique et le petit génie va sortir!
    C’est par ici:
    http://dusportmaispasque.blogspot.fr/2012/02/credibilite_03.html
    Bon anniv’

    Tu crois que je peux demander au fier propriétaire de cet engin de le vendre pour acheter un sur lequel je puisse poser mes fesses confortablement ?

    • Alex C dit :

      Peut-on comparer l’addiction aux 300Km/h de la grosse japonaise aux vertiges de l’amour langue d’occienne?

      Je crois que oui. Démarrer, ronronner, vrombir, décoller, avoir la sensation de quitter la terre ferme…il y a de ça mais pas seulement en terre d’Oc ! enfin j’espère !

  2. Alex C dit :

    Cadeaux d’anniversaire et livraison à domicile:

    « J’entrai dans la boutique avec l’envie de trancher des gorges. Bottle up’s feeling dirait Shakespeare, avec au cœur l’insatisfaction des vies imparfaites et l’angoisse des sables mouvants, j’avisai entre deux incunables la lampe à huile, incrédule. « Aladin’s property-Made in Taiwan » était gravé dans le cuivre martelé.
    Bonnard, pensais-je, je vais pouvoir arrêter l’hiver et l’augmentation de la TVA, refiler l’Oscar à Jean et zéro signature à Marine, ressusciter des morts et visiter de lointaines passantes d’un coup de tapis volant. Puis, taxer ses dernières thunes au génie de la lampe, me payer une Ducati, la revendre et financer le programme: « Fin de la faim dans le monde ». Passque y a des priorités: d’abord une virée à bécane!
    Un génie-tout-puissant, ça peut être sympa dans ce monde de murs, de codes et de verrou.
    Des « mille et une nuits » sans sommeil, me reste le mode d’emploi :
    l Frotter la lampe magique,
    l un dessin animé en forme de géant bleu baraqué va jaillir……..
    l et me proposer de réaliser trois vœux.
    Trois! S’agit pas de se louper, faut fantasmer utile. L’amour, l’outil, l’art et la manière, c’est bon, chuis complet, voyons voir: un boulot de maître du monde? Trop crevant!
    Reformer les Beatles? Non merci, j’ai toujours préféré les Stones!
    Supprimer la pauvreté? O.K, mais qui va vider les poubelles?
    Ah les contes de l’enfance! Lus avec les yeux de l’adulte un peu psy de Bruno Bettelheim dans sa  » Psychanalyse des contes de fées » ils m’entraînent, consentant, dans des gorges profondes et des méandres souterrains. Par exemple: j’ ai des doutes sur l’innocence de ce petit chaperon rouge partie danser un dernier tango à Paris avec son petit pot de beurre, son loup, ses grandes dents et sa big dick, ses fuck’s intentions et, tandis qu’elle se laisse gentiment enculer, je réfléchis à la soi-disant puissance de ce génie emprisonné. Il y a enfermées dans cette lampe toutes les terreurs de l’enfance et l’illusion des promesses. Nonobstant sa mauvaise humeur de géant assez con pour se laisser piéger sans rien à bouffer pendant des siècles il va y avoir ses courbatures à gérer et chuis pas kiné. Il y a assez d’usurpateurs à talonnettes pour me donner envie d’ouvrir cette boîte de Pandore et rencontrer ce faussaire. Je préfère négocier avec le cador qui l’a fait marron: de même que l’enfer et le paradis, un coupable est plus fun que la victime.
    Comme toujours le salut est dans la fuite: abandonnant la lampe à 350 € et l’illusionniste à deux balles, je me dirige vers la fée des lieux. La brocanteuse est raccord avec ses antiquités, je lui propose un verre au bar à vins en face à l’enseigne  » Chai & Rasades ».
    Il y a, rue du Chai des Farines, un hôtel borgne et ses chambres louées à l’heure.
    Il y a, rue du Chai des Farines, sous le ciel qui se penche, une femme qui chavire, un sommier qui gémit, un homme qui s’épanche. »

    Comme toujours je suis béate de te lire. J’apprécie ce cadeau d’anniv et chavire encore plus à le lecture de la dernière phrase.

Laisser un commentaire

 

royaumedeprincesse |
Quand il n'y a plus que des... |
bolduc |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Bulles de vie
| Les moments parfaits
| Journal d'une fille sans av...