Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

27 décembre, 2011

Souvenirs récents

Classé dans : amours,bavardages,belles choses,douceurs,passions,quotidien — kinkajouunblogfr @ 2:07

Souvent je me surprends le front collé à la vitre du salon. Je regarde en bas, le parking des deux-roues. Je crois bien que je ne les entends plus quand ils se garent… Sélection auditive qui protège mes sentiments et mes nerfs. 

Souvenirs récents dans amours honda-cbr-1000-300x225
Le front collé donc, je scrute, bouche ouverte et j’aimerais avoir un voile sur les yeux. Une main autonome derrière l’oreille, l’autre agrippée à la poignée, au cas où il faudrait l’ouvrir. Je soupire tellement fort que ça me fait sursauter. J’ai les lèvres sèches, je les humecte du bout de la langue.
Je retourne machinalement dans la bibliothèque où m’attend ma tasse de café. Je m’assieds sur mon tabouret grinçant et je souris en pensant que ce bruit l’avait agacé…moi, il me tient compagnie.
Me voilà de nouveau à la fenêtre. Un motard arrive, quitte ses gants puis son casque, en salue un autre… aucun des deux n’est le bon !
Je ne cherche plus le courage de communiquer avec lui. Toutes choses en cette vie a une fin, et cette pseudo-relation a avorté…j’en ai parlé trop tôt à mes enfants paraît-il ! Presque deux ans…les pubs ne caricaturent pas : au bout de deux ans, il y en a un qui ne sait pas qui est l’autre, qui ne le connaît pas ! 
Je regarde par la fenêtre sans rien voir car des images, souvenirs plus ou moins récents viennent se superposer à celles d’aujourd’hui : Il me prend la main et me sourit. Je ne suis pas sûre de ne pas inventer ce souvenir…Il m’embrasse et renifle l’odeur qui se niche dans mon cou : info ou intox ? Ses mains sous mon chemisier…info. Je m’en souviens bien, il vérifiait toujours les bonnets grâce à ses mains quelquefois baladeuses. Moi j’osais à peine respirer pour ne pas interrompre l’instant. Souvent après, je faisais tourner l’une ou l’autre de mes nombreuses bagues. Il vérifiait aussi avec une moue désapprobatrice la longueur de mes ongles qu’il comparait à des armes… Sans y penser vraiment, me voilà qui en vérifie l’arrondi, la dureté. Il n’a pas tort…ils peuvent aisément être dangereux !
Mes souvenirs m’assaillent( eux au moins) et je repense à la première fois où il a emprisonné mes mains qu’il avait saisies en m’immobilisant. Plus je tentais de me défaire de son emprise plus celle-ci était efficace. Il a parcouru alors mes seins de sa langue vorace puis m’a étouffé sous le poids de son corps alors que ses baisers me faisaient taire. Cette fois-là, je ne l’ai pas laissé m’insinuer sa langue dans l’oreille. En cédant à sa pression, j’appréciais tout simplement mon corps qui s’emboîtait sous le sien. Je savourais qu’il me renversât sous ses envies, j’en étais toute retournée…au sens propre.
Maintenant son image s’impose à moi, grand, décontracté, sourire en coin, une main fourrageant dans ses cheveux, l’autre tenant le casque qu’il venait de quitter. Et en rêve, je m’avance vers lui qui dépose sur mes lèvres un baiser d’amoureux tandis que sa langue vient me chatouiller  les amygdales. Je ferme les yeux pour que ce souvenir s’en aille.
La dernière dernière fois où je l’ai vu, il levait la tête vers ma fenêtre et j’ai cru voir ses yeux sourire, j’ai deviné qu’il m’envoyait un baiser de sous son casque alors qu’il mettait les gaz pour s’insérer dans la circulation. Il est loin le temps où nous avions les mains jointes au dessus de nos tasses de café.

9 décembre, 2011

Spirale de l’échec

J’aurais aussi bien pu écrire Irréversibilité de ma bêtise

Je résume : j’attends impatiemment 18 mois durant une personne dont je suis follement( au sens propre) amoureuse. Cette personne fait de la résistance mais finit par céder. Moins de deux mois et une demie douzaine de rencontres plus tard, je le blesse au flanc et le voilà reparti.

Y-a t-il un psychiatre dans les rangs ? Qu’il en sorte j’ai à lui parler, si ça ne marche pas, au moins je serais remboursée par la sécurité sociale et les 147 € de mutuelle que je paye pour moi toute seule, pour rien tous les mois puisque je ne me fais suivre par personne…ni généraliste, ni spécialiste. Seule ma connerie m’accompagne irrémédiablement, et elle est indécrottable sinon je ne serais pas entrain de clavoter ici.

Et puis comme je ne suis pas seule au monde, même s’il n’ya que moi dans mon monde, je me demande comme dans le sketch des inconnus : à qui est-ce-que je me « comparererais-je »  ? Sur mon océan de solitude…à personne ! Mais bon ! là ça urge parce que j’en ai des insomnies, je dois me comparer à quelqu’un pour pouvoir dormir tranquille plus de trois heures par nuit.

J’ai trouvé ! je vais me comparer à une que je trouve moins bien que moi mais qui est aussi bête sur le plan des relations intimes. Je la fréquente professionnellement et je trouve que là, déjà, ce n’est pas une lumière.  Elle fait partie des gens qui ont besoin qu’on leur « prédigère » le travail qu’elles ont à faire avec la moindre marge d’autonomie possible. Je suis, à l’inverse autonome et réfractaire à toute tentative qui viserait(selon moi) à m’assujetir !

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Sur le plan émotionnel, c’est une autre affaire et  je me surprends à mon grand dam, à avoir un putain de besoin, quasiment viscéral de « dépendre » d’un autre. Comme tout n’est pas simple et linéaire et que je suis dotée d’un caractère particulièrement retors, je fais allégeance puis regimbe l’instant d’après…impossible de rester la fleur bleue que je suis au fond, tout au fond de moi…non encore plus loin que ça !

Je n’en suis plus à regretter, mais à analyser ce fonctionnement empreint de la plus grande sauvagerie qui est le mien.

 

 

Je me lance dans la comparaison :

Elle héberge/vit avec /contre un mec que je perçois comme un parasite. Il pollue son espace, la rend(encore plus exécrable) profite de son pognon…elle n’a pas 2000€/mois, mais lui, pas question qu’un patron l’emmerde etc…, il s’est donc installé dans ses meubles, villa avec piscine et beaux volumes intérieur/extérieur. Il s’y comporte comme chez lui (il habitait un F -1) , il vide non seulement en moins de 24 h les bouteilles qu’elle lui achète mais aussi son compte bancaire grâce à sa présence au domicile quand elle va travailler car…le chauffage fonctionne dorénavant toute la journée, les douches sont au moins multipliées par deux, elle cuisine et fait aussi les courses pour deux ce qui inévitablement multiplie par deux les frais. C’est peu, deux, mais c’est plus que un ! Elle excuse toutes ses frasques…lui avance des sous qu’il doit lui rembourser…un jour ! Grâce à lui, son cercle d’amis et de parents se réduit de jour en jour. Elle n’en a cure : « ses filles sont des salopes » pour ses amis, elle n’a pas encore fait le lien entre leur disparition progressive et son incrustration à lui ! Je ne comparerais pas les physiques, ce serait désobligeant, je dirais que je ne suis pas Naomi Campbell et qu’elle n’est pas Claudia Schiffer ! Je suis plus proche de Woopi Golberg elle… d’une bouteille d’orangina renversée. Zut ! J’avais dit, rien sur le physique !

ressort-spirale dans bavardages

À moi maintenant : Je vis seule avec ma fille, mais j’imagine assez bien qu’il vienne habiter avec moi. Chez lui…il y a sa fille, son fils aussi je crois ! Ils sont majeurs ces deux là, ma petite demoiselle a 15 ans… elle communique parfois avec moi au sujet des achats qu’elle aimerait me voir faire pour sa petite personne. Ses enfants ont besoin de lui au moins aux trois repas quotidiens…qu’il prépare lui-même. Il parait, que j’aurais parlé trop tôt de lui à mes enfants… deux ans presque après que nous ayons fait connaissance ! Je ne l’envoie pas bouler, je lui dis le plus posément possible que n’ayant pas fait voeu de chasteté et étant légalement débarassé du joug conjugal, je m’autorise à envisager une relation affective et que mes enfants sont informés de ces choses qui les placent face à l’inévitable deuil de ma relation avec leur père !

Sans avoir l’air d’y toucher, il fait ses demandes en même temps que des yeux de velours : il n’a plus/ pas de travail…et en cherche ! fin de droits rhooo , la vie est dure mais « rien de dramatique », ce sont ses mots. Il ne peut plus acquérir l’essentiel, dans deux mois sa maison risque d’être saisie s’il n’en règle pas le prêt, il faudrait faire des réparations à la moto…pas de sous ! Repasser son permis aussi… Pas de sous non plus pour sortir, aller au restau et faire des choses qu’il aime et des présents à ceux qu’il aime ! donc il se terre chez lui !

J’ai là tous les ingrédients pour lui dire : écoute mon coco, pour les minimas sociaux, c’est pas par moi que la crise se résoud, certes j’ai un salaire mais ceux qui ont lu mon blog récemment savent que ça ne suffit pas « grâce » à une grosse conne de notaire ! qui ne se désintéresse pas de mon cas quoi que je puisse en penser…c’est elle qui le dit !

chance dans enfantsBref ! je vais bientôt percevoir une somme importante, la plus élevée que je n’ai jamais eue MAIS je me bats contre moi-même pour ne pas la partager avec lui ! Plusieurs raisons à cela…j’ai l’intention d’habiter un endroit qui m’appartienne, j’ai des enfants moi aussi, toute une collection et ils sont les destinataires préférentiels de ce que je possède ou rêve de posséder. Et puis enfin, même si chacune de mes pulsations cardiaques s’orientent vers lui…je ne paye pas pour écarter les cuisses !

Les mots que j’écris semblent durs, ils le sont moins que la difficulté à ne pas lui proposer que mon garagiste répare sa moto à mes frais, à ne pas lui dire, « je pourrais te dépanner jusqu’à ce que tu trouves une solution …mais quand j’aurais mes sous ». Il fait le macho quand je suggère de prendre à ma charge des petites choses, vraiment mesquines quand je peux : un café au Mc Do, un petit restau, un ciné, mais me glisse en douce que mettre de l’essence dans son deux-roues, lui est impossible ! je suis prête à accéder à ces demandes qu’il ne formule pas, avec des ressources que je n’ai pas,  alors je me gourmande et le « maltraite » pour ne pas devenir aussi abrutie que celle à qui je me compare ! J’ai du mal car il me plait ce bonhomme !  Mais il boude…et les gens qui boudent…ça me gave , peu importe leur âge ! moi je suis du genre à crever les abcès.

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Evidemment, ce que je préfèrerais, c’est qu’il trouve un travail et que cette problématique résolue, on envisage ou non une mutualisation de nos temps personnels pour partager sinon la vie du moins un bout de chemin.

Ils sont combien de chômeurs seniors et/ou de longue durée ? Trop… c’est bien ce que je pensais !

Il y a en outre une petite voix qui me souffle…cet homme n’est pas libre ! A t-elle raison ou bien tort ? je ne sais pas. Mais je l’entends régulièrement même s’il s’en offusque !

 

 

 

4 décembre, 2011

Jouer cartes sur table

On a chacun notre manière de faire face aux situations que la vie nous impose. J’essaye de prendre une leçon de tout ce que j’entends, de tout ce que je vois, de tout ce que je lis, de tout ce que je vis.
C’est, je crois, ce qui m’amène à jouer carte sur table là où autrefois je tergiversais.

So what ?
Je sais  mentir, c’est pour cela aussi que j’aime écrire…enfin quand l’envie m’en vient !
J’ai également cette impression étrange que je suis dans un couloir où je dois donner un coup d’accélérateur à ma vie. Petit souci : je ne sais pas découper ma vie en tranches. Pour arriver quelque part il me faut être dans les conditions où ma sécurité de base soit stable dans tous les domaines.
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Certains domaines de ma prétendue vie sont stables et me garantissent un réel épanouissement. Mon travail par exemple mais aussi mes relations avec mes enfants qui sont plutôt satisfaisantes, même s’ils ne se doutent pas que je puisse être fragile et douter de moi… Pour autant, ils ne sauront rien de mes secrets ou de ce qui me tourmente.
J’ai renoncé à poursuivre des relations que je croyais amicales mais que j’étais seule à nourrir et je me satisfais de très bons rapports avec quelques collègues. Mes liens avec ma fratrie sont distendus mais très forts, mes échanges avec le père de mes enfants sont plus que cordiaux, nos relations sont apaisées et intelligentes. Donc tout irait pour le mieux si je n’avais cette sorte d’instinct qui me pousse à avoir des intérêts uniques et particuliers de nature affectueuse avec une seule personne…
Ce pan de ma vie est donc instable ! Cette instabilité sans m’aveugler, ralentit la mise en route de mes projets de fin de vie.

Tout ce qui dépend de moi évolue favorablement, dès que les sentiments s’emmêlent, c’est la pagaille assurée !

Je procède alors avec cette méthode :  Qui suis-je ?  Qu’est-ce que je veux ?   Qu’est-ce que je veux faire ? et enfin  Comment je veux le faire ? J’oubliais …  Avec qui je veux le faire ?

daumier-277x300 dans bavardages

Je vous laisse les gens, je dois entamer un long conciliabule avec moi-même puis avec une tierce personne.

 

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