Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

10 janvier, 2010

Disparu

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Semaine pourrie côté météo. Les enfants de tous âges sont ravis de cette purée blanche et froide qui tombe des nues.  Auparavant, pluie et vent.

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Comme d’habitude, mon boulot sert d’exutoire et de récréation à ma vie affective et sentimentale. Je me suis même présentée à une commission d’accès aux droits qui n’existait pas.

Le lundi soir je sautais dans les flaques sous mon parapluie blanc tellement j’étais soulagée après mon rendez-vous avec mon avocat. Mon regard s’est promené, mon esprit a voulu prendre ses distances avec les chiffres que celui-ci m’annonçait. Le tableau sur le mur, d’une taille démentielle est diaboliquement beau ! ça va ensemble ! La chemise, d’une marque indécente même sans l’étiquette indiquait sa valeur. Le gilet et le pantalon étaient quelconques. Les chaussures m’ont fait penser à une marque élue depuis plus de vingt ans par mes beaux-parents, Méphisto… le diable toujours ! éculées les chaussures, mais je pense qu’elles auraient des affaires croustillantes à me raconter. Les chaussettes étaient moches, tout simplement. Je suis donc revenu au visage de mon interlocuteur, il a des yeux d’un bleu… genre bleu des films pour minettes.

Jeudi, je me suis retrouvée à bader un ancien militaire : Secoue-toi ma vieille, vous avez vécu dans le même pays, toi plus que lui, mais tu n’aimes pas ce que le mot militaire suppose. Il est marié, a cinq enfants et au lieu de glander après sa retraite de l’armée il veut accueillir chez lui des ados en difficulté.

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J’ai commencé par trouver joli ces flocons  qui virevoltaient avant de venir s’écraser sur la fenêtre, me détournant du contenu de mon diaporama quand il me servait de support pour raconter l’institution qui m’emploie. Cette petite neige n’ayant pas duré, je suis allée dépenser quelques sous au rabais puisque les soldes sont là ! Pas déçue de cette excursion consumériste, la petite dernière non plus.

J’ai parfois un goût de chiottes, mais j’assume. Mon nouveau sac à main est immonde, mais je l’adore !

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Je pensais le comble atteint lorsque j’ai consenti à rentrer chez moi après le boulot vendredi en fin d’après-midi. Même pas émue par la bêtise institutionnelle dont je tairais les derniers soubresauts. Pas de neige à Montpellier, elle m’attendait embusquée sur la route départementale cinq kilomètres plus loin. Sournoise, épaisse, collante, craquante sous les pneus, pas neige eux ! Elle craque tandis qu’insidieusement défile sur mon lecteur par dessus ma musique qui chante le soleil, une alerte  : Dept 34 vigilance orange, neige abondante sur l’Est du département. Comme je suis seule, je m’autorise à hurler ma rage, non ma trouille au volant de ce veau de véhicule. Rouler à trente à l’heure c’est encore trop puisque ceux de devant sont à vingt et ce foutu fossé qui m’appelle à haute voix.

Putain ! pourquoi je ne suis pas dans mon île !

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J’ai envie de m’arrêter pour pleurer sur le bas-côté, mais j’ai trop peur de ne pas pouvoir repartir. Je me motive comme je peux, je vocifère et je me promets de faire un sort à la carthagène si j’arrive à destination.
Ohh non ! pas ça ! le voyant de l’essence s’allume ! Certes j’ai trente kilomètres d’autonomie, mais là je ne veux pas le savoir. Je veux juste que ce truc s’éteigne.

Tant bien que mal je parviens à destination. J’ai la force de sourire en pensant que quelques mois auparavant j’imaginais pouvoir émigrer en terre froide où la neige est banale dans une sorte de pseudo-cohabitation amoureuse.

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Mes mains qui tremblent à force de crispations sur le volant ne m’empêchent pas de goûter à la carthagène. C’est sinistre de boire seule, mais je n’en n’ai cure.

Le lendemain pour une fois où je suis chez moi durant la journée, je vais voir comment mes oiseaux ont supporté les épreuves. Ceux de mes enfants qui étaient là aux heures où le « soleil » se montrait s’étaient occupés de les ravitailler en eau et en graines.

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Stupeur ! Incrédulité puis souffrance et les larmes qui coulent toutes seules : mon barrabant a disparu. Il n’est nulle part dans la volière. Couleurs vives et quasiment cinquante centimètres, il ne passe pas inaperçu. Avec le temps qu’il fait à cette heure, il est mort…Sa perte signe la fin d’une passion. Quand toutes mes bêtes à plumes mourront, je me débarrasse des volières et n’en aurais plus qu’en photos, tableaux ou livres.

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L’Ave Maria de Gounod, c’est pour lui mon oiseau qui a rejoint trop le paradis ou l’enfer des oiseaux.

D’avance, Merde à ceux qui pensent que les oiseaux ne se mettent pas en cage.

 

 

8 janvier, 2010

Elle

Classé dans : amours,bavardages,humeurs,mode de vie,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 23:43

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Elle vous sourit

Ne se moque t-elle pas un peu ?
Elle vous salue

Ne se dépêche-t’elle pas de s’en aller ?
Elle vous regarde gentiment

Son regard reflète t-il vraiment de la douceur ?
Elle vous écoute raconter vos malheurs

N’est-elle pas ravie de ce qui vous arrive ?
Elle comprend et compatis

Vous juge t-elle ?
Attentive même à vos inepties

Y croit-elle ?
Elle vient quand vous avez mal

Est-ce vraiment son choix ?
Elle se relève pour vous raccompagner

Ne préfère t-elle pas la la tiédeur de son lit ?

Elle exécute en silence les gestes que vous attendez

Sont-ce les gestes qu’elle préfère ?

Elle chante avec vous

Ses yeux ne sont-ils pas pleins de larmes ?

Elle dit qu’elle vous aime

Pourquoi alors cette haine sourde quand elle pense à vous ?

Elle, c’est moi !

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7 janvier, 2010

Même pas peur

Classé dans : amours,bavardages,citations,humeurs,mode de vie,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 0:30

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Je ne joue plus, ni avec le feu ni avec la mort, je n’ai plus les yeux rivés sur ta vie, bloqués comme l’aiguille devenue folle de mon compteur de vitesse.

Je ne suis plus à deux à l’heure d’avoir trop voulu ralentir pour être à ton pas.

D’avoir tenté de tout te donner, j’ai oublié de garder le plus précieux de moi en réserve, je le reconquiers pas à pas.

Comme j’ai adoré lorsqu’on était main dans la main… rien ne me faisait peur, pas même tes rictus ou tes soubresauts désordonnés. Si je freinais quand tu tirais un peu trop fort sur mes limites, tu savais où et comment m’attirer de nouveau vers toi.

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Tu te croyais tout puissant, je me suis vue belle. On se trompait tous les deux, tu étais pervers et j’étais sotte.

Je ne crains plus les regrets, puisqu’ils constituent le terreau des expériences qui me restent à vivre.

Ce grand pas en avant que je viens de franchir mais dont peu sont les témoins, me donne plus de force que tu n’en auras jamais. Je n’ai plus peur du quotidien, j’en accepte la réalité. Certes la peur du vide est encore là, le doute vient aussi me chatouiller et me mettre en garde.

Je n’en ai cure, j’ai déjà un pied hors de la fange. Tu t’y vautres encore mais ça ne me touche plus, le vide s’est refermé sur les mauvais souvenirs de toi et aucune fenêtre lumineuse ne s’ouvre sur tes sombres béances.

Personne ne me tient la main, mais je n’ai plus peur. Le reste ? Des erreurs, même pas de jeunesse !

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