Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

8 octobre, 2011

Danser encore et toujours

Parce que broyer du noir ou s’installer chez les bisounours ne change rien à la réalité, j’ai envie de danser, seule par la force des choses et par les choix que j’ai fait. Alors je partage cette plage qui m’emporte ailleurs en rêve :

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19 juin, 2011

Dans ma rue, suite…

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Il y a eu dans ma rue, la fête des fanfares.

 

 

 

J’avais prévu d’y aller bien sûr, ces moments de liesse tout en couleurs en sons et mouvements me plaisent, à priori. Cependant descendre concrètement seule dans la foule me tente moins. J’ai commencé par faire la grasse matinée, il me semblait que je suis une grosse dormeuse !!! Pas tant que ça puisqu’à 5 h 28, j’étais en grande conversation avec mon radio réveil  !  Espèce de sale invention. Impossible ensuite de me rendormir. J’ai décidé de rester au lit : c’est moi qui décide, non mais !

lecoeurlouvrage.jpgAu bout de quatre heures, les oiseaux en ayant aussi décidé autrement je m’en suis extirpé. Plutôt que de faire le ménage j’ai préféré en lire  les mécanismes dans l’excellent essai de Jean Claude Kaufmann,  Le coeur à l’ouvrage.

Les bruits de la rue montaient cependant jusqu’à moi, différents des autres jours puisque pour l’occasion, elle était devenue piétonne.

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Et effectivement ça piétinait déjà, celui-ci en badaud, l’autre en tirant quelques notes de son instrument. Je me suis contentée de l’ambiance vue d’en haut…

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C’est amusant une déambulation vue d’en haut. Il y a celui à qui on a posé un lapin, celui qui s’extasie devant la devanture du fleuriste, les serveurs des petits bars qui s’affairent à étendre l’espace qui leur est attribué habituellement, les clochards qui ne reconnaissent plus leur rue etc…

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Enfin les fanfares se mettent en branle pour le premier tour de piste et les sons succèdent aux sons.

Décidément, je ne sais pas faire la fête seule et j’appelle l’une de mes filles à la rescousse.

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Elle me rejoindra avec son père dans l’après midi. Je croise quelques connaissances, j’échange quelques mots et des sourires dans un climat bon enfant.

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C’est moi que mes ex-beaux frères appellent pour qu’on se retrouve, et j’apprécie là une certaine idée de la famille et au moins des liens tissés tout au long des années passées. Quand j’aperçois la seule cousine de mon ex, c’est naturellement que je vais la saluer pour relativiser peu de temps après cette fameuse idée. Je ne la savais pas musicienne, et j’ai exprimé ma surprise à la vue du saxo qui pendait à son cou. Elle m’a rétorqué sans aménité qu’elle ne s’amuserait pas sinon à le trimballer autour du cou…pan  !  prend ça dans ta gueule ! J’ai pris la distance nécessaire mais il est vrai qu’en quasiment 30 ans durant lesquels j’ai vécu et commis des enfants avec son cousin, elle n’a franchi le seuil de ce qui était chez nous qu’une fois, nous n’étions pas du même monde ! Fin de l’épisode, donc et retour à la fête, objet de ma promenade ce jour-là.

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Jour qui a duré toute la nuit et où la population a changé au fil des heures, on est passé de la petite famille « maman-papa-bébé canard » puis « pépé-mamie », « bobo-Uptodate », « petits couples hétéro ou homo « , à « bibine-bourré-je-vocifère » chacun avec son idée de la fête.

 

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Je suis remontée les voir de mon perchoir. L’an prochain, on remet ça ?

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26 avril, 2011

Emotions

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aucoeurdelafleur.jpgHier, ce fût une journée étrange. Tout s’est fait au ralenti. En fait, je n’ai rien fait de cette journée. J’ai glissé dans un semi coma hors de mon lit. On m’a porté des pains au chocolat, j’ai fait du café. J’ai sifflé avec l’oiseau, même pas sur la colline. J’ai passé la journée à attendre.« On semble attendre de l’amour, la solution à nos insatisfactions narcissiques et affectives sans mesurer combien il a besoin de santé psychique mutuelle pour s’accomplir et s’épanouir. L’art d’aimer, comme plein accomplissement de nous-mêmes au bénéfice de l’autre, reste à découvrir, en auto-didacte, chacun à son tour. » (Nelly, une copine d’enfance)

alleverslessourcesdulez.jpgVoilà ! moi qui n’aime pas cette langue, je ne trouve que ça comme mot : ma journée était slow down ! D’abord je n’avais rien à préparer en cette fin de week-end prolongé, je n’avais rien à faire qui puisse générer une éventuelle frénésie. J’étais aussi véloce qu’un mouton paresseux et une tortue stressée. On aurait dit un des nombreux vendredis de mon enfance, précisément en ces heures d’après midi où les préparatifs pour le lendemain s’accéléraient dans un ralenti imprimé par la proximité du coucher du soleil. Je prenais le temps de vivre, et vivre n’est pas un vain mot, c’est ce qui aurait été perçu de l’extérieur si un regard avait pu se diriger vers moi. Les pouet-pouet des mandarins, prouvaient qu’ils n’avaient cure de mes états d’âme, tandis que la dame Croupion rouge couvait sous le regard belliqueux de son mâle, que la calopsitte égosillait la Marseillaise et que la perruche bleue criaillait sous l’oeil impavide du dernier padda.

jardinlafranaiseduddenvironnement3.jpgJ’en étais là, à me dire que je n’avais plus rien à prouver lorsque Grande demoiselle m’a téléphoné. Une heure plus tard, nous avions échangé sur notre regard croisé concernant numéro Quatre, en voie d’être grande, éprouvant des émois légitimes en même temps que vivant le déchirement que je lui imposais, puisque la date du jugement de mon divorce approchait. Divorce qui lui valait l’injustice de n’avoir plus père et mère dans le même lieu comme ses trois aînés les avaient eus ! Divorce qui ne doit pas me faire occulter la vigilance nécessaire au moment ou dans les bras de quelqu’un du genre opposé elle trouve de la tendresse.

« Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance
que lorsque nous aimons. » S.Freud.

Grande demoiselle se rapproche, nous parlons cuisine…elle veut venir en faire chez moi ! Ceux qui me connaissent apprécieront ! Mon four acquis il y a quatre mois n’est pas encore relié au secteur…

Et puis, elle m’envoie des photos d’un lieu que nous apprécions tous dans la famille et que je fais découvrir aux gens que j’aime…

Ces photos, ont fait mentir mes résolutions et m’ont criées très fort que je n’étais pas guérie…J’apprends à ne plus aimer une personne en particulier pour reprendre ma route en ayant en tête cette phrase de Goethe : « Voyage avec deux sacs, un pour donner, l’autre pour recevoir. »

 

chteaudomainederestinclires.jpg Dans ce jour qui était hier, j’aimerais puiser les prémices pour vivre aujourd’hui et demain. J’aimerais apprendre à gérer mes émotions, sans vouloir un monde toujours joyeux et coloré mais sans que le manque soit le plus fort afin de  trouver la bonne attitude de désintoxication.

Je croyais avoir fait le deuil de mon addiction à lui, de mon obsession de lui, de la souffrance que me causait mes émotions quand je pensais à lui. Soixante et une photos m’ont rappelées cette impossibilité de dire aux autres comme l’Autre reste plus qu’important…essentiel dans ce qu’il nous permet d’attachement, même bancal !!! Au point parfois d’en oublier tout le reste…

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