Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

15 octobre, 2010

Tu seras un homme mon fils ! ok, et pour les filles il y a quoi ?

 

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Parfois on me pousserait à redire d’où je viens : l’une des parties de France où prédomine encore une certaine forme de matriarcat, on devrait pour être juste parler de société matrifocale…. Certes, il ne s’agit pas de la seule caractéristique sociétale de cette île, mais, comme dans d’autres parties de ce pays, le potomitan, celle qui fait référence, celle qui porte la culotte c’est, plus encore que la femme, la mère. Dans cette société où le machisme existe aussi, sans doute planté par l’éducation donnée par la mère et les femmes, pour qu’un fille devienne femme puis mère, il faut qu’elle sache passer outre les interdits et les barrières. Chacune doit se faire ses propres repères pour apprendre à tenir debout et à se relever droite après chaque chute. L’important étant de savoir où on veut aller pour garder le cap.

On apprend assez rapidement à donner le change, par la démarche, les expressions, le regard, les mots et les silences. On apprend à se servir d’expressions proverbiales qui ailleurs semblent désuètes. Ces mêmes expressions que l’on retrouve sur les canots des pêcheurs quand ils ne leurs donnent pas le prénom de leur mère ou de leur femme.

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On apprend, sans doute comme partout à garder l’essentiel secret et à n’échanger l’intime qu’avec le cercle du même nom.toptivieux.jpg

 


 

 

Bref, tout cela pour en arriver à ma secrétaire. Toujours sûre de tout et persuadée de détenir la Vérité ! Son mari l’a quitté il y a quelques années pour une plus jeune rencontrée à un repas du foot. Elle s’en mord les doigts : « si j’avais un peu plus serré la vis au lieu de le laisser aller au foot, ça ne serait pas arrivé ». Son expérience malheureuse se voit donc érigée en règle universelle.

A ce titre, cette règle tirée de sa déconfiture, s’applique à moi. Un détail lui échappe : je n’ai rompu les amarres, ni pour ni avec quelqu’un ! Cette décision de divorcer je la couve depuis au moins une demie douzaine d’années, alors que le départ de son mari lui a claqué à la gueule comme un élastique trop tendu.29898009.jpg

- Oui, mais c’est pas bien pour un couple quand chacun sort de son côté !

- J’admets que pour certains, notamment si l’un des deux l’impose à l’autre, cela peut être mal vécu. Il se trouve que voir mes amis, partir en week-end déconnade avec eux en présence de mon mari sachant qu’il n’y a pas d’affinités entre eux, me rendait la perspective morose. De même qu’après avoir fait l’effort d’assister à moults concerts de jazz pour l’accompagner en bouillant de rage tellement je digère peu ce genre musical…non merci ! Chacun son truc.

- Oui, mais ! quelqu’un de marié qui sort en groupe avec des célibataires qui vont en boite!!!! Tu diras ce que tu voudras, j’ai pas confiance !

- Comme tu veux ma belle ! découcher avec la dernière fille un peu bourrée qui ne savait avec qui finir sa nuit ou sauter sa secrétaire dans la réserve à papier, les deux existent mais il y a aussi des gens qui ne font ni l’un ni l’autre !

- C’est ce que je ne comprends pas, ton mec est un chic type, directeur en plus, il doit palper un max et toi tu le quittes parce que tu ne l’aimes plus… étrange ! J’ai trouvé, je pense que tu es volage !!! Vlan ! prend ça dans la tronche …
Comment lui répondre, sans me justifier, sans m’énerver, sans l’insulter ? Je fais ce que je fais depuis longtemps dans le cadre professionnel. J’affirme que ce n’est pas le cas, qu’elle ne connait de moi que ce que je veux bien lui montrer et lui dire, que mes sentiments n’en font pas partie, que je comprends que ça puisse l’intriguer mais que pour le travail qu’on doit faire ensemble, ce n’est pas nécessaire qu’elle en sache plus !

Je ne peux m’empêcher de la trouver petite ! Et je ne pense pas qu’à son mètre 54 !

 

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Cet échange m’a remis en tête le « Tu seras un homme mon fils de Kipling » et pour les filles il y a l’équivalent ?

 

27 septembre, 2010

Dans d’autres conditions …

C’est bon d’avoir une soeur ! Je discutais à bâtons rompus avec la mienne, maintenant que j’ai une ligne téléphonique en illimité vers les DOM …

On a pleuré ensemble sans le savoir sur le même programme de télévision mais pas étonnant que ce soit sur le même cantique. Souvenirs d’enfance pour moi, foi pour elle ! Peu importe, on est proches malgré ces  milliers de kilomètres entre nous.

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On a ri aux éclats aussi, elle en me racontant son plan machiavélique pour faire assumer le remplacement de son lit par celui de ses amants qui croira l’avoir cassé et moi quand en décrochant elle m’a nommé par mon numéro qu’elle ne connaît pas encore.

Et patati et patata, elle en sait un peu plus sur mon installation, mes états d’âme, les choix que j’ai fait et que je dois aujourd’hui assumer.

Évidemment on a parlé de ma récente désillusion amoureuse. A qui en parler sans fard sinon à elle ?

Ce qu’elle me disait du pied de son lit, presque cassé m’a remis en mémoire une mésaventure récente. J’ai emménagé depuis  peu, je n’ai pas fini d’agencer ni de décorer l’appartement. Mon amir est venu voir comment je me débrouillais dimanche(en fait, il voulait vérifier si je pouvais y rester en sautant de la fenêtre). Du premier étage je risque de me casser quelque chose et d’emmerder les passants, pas plus !

 

Ce jour où il est venu, je n’ai rien pu lui demander comme service. Trop contente d’avoir quelqu’un à qui parler en vrai. Même si j’avais une mâchoire comme celle des hamsters à cause de l’ablation de mes dents de sagesse qui de toute manière ne me servaient à rien. Avec un nom pareil c’est totalement antinomique de ce que je suis.

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Et zut ! en me levant deux jours plus tard , je ne supporte déjà plus cette armoire-emplâtre au pied de mon lit.

Je mets les pieds à terre et me voilà poussant, tirant ce truc qui est lourd comme un cheval mort ! saloperie de ***** de meuble ancien à la con !

Ce qui devait arriver arrive ! un des pieds se barre, et je ne dois qu’à mon démon de gardien de ne pas me recevoir l’armoire en pleine tronche !

Carnet d’adresse vite fait après avoir calé l’armoire comme j’ai pu avec un carton pas encore déballé… Mes bons samaritains préférés sont loin ou au travail ! Le plus disponible se fait racler les artères à la clinique.

Alors je me rabats, toute seule comme une conne sur ce qui hier encore était mon amour-talisman. Je sollicite son aide, je devrais me rappeler qu’il est hermétique. Réponse que je m’abstiendrais de qualifier…non ! en fait réponse conne : « dans d’autres conditions, ça aurait été volontiers, que la force soit avec toi » ! Un non je ne peux pas, m’aurait amplement suffit. Cette réponse m’a tenue en colère, trois jours durant, au moins, mais c’est une autre affaire ! J’ai les sentiments tenaces, quels qu’ils soient !
Ma soeur me racontait au téléphone qu’elle s’est déplacée nuitamment pour couper les cheveux de celui qui fut son compagnon de nombreuses années, parce que cette fois-là, il n’avait pas eu le temps de faire une halte chez son coiffeur : « dans d’autres conditions… »

Elle s’est confiée à son premier petit ami, vu nos âges, ça remonte à loin cette idylle ! Il est prothésiste dentaire et elle s’était cassée une dent sur un aliment récalcitrant ! Il lui a pris les empreintes, fait une résine en attendant les soins définitifs : »dans d’autres conditions… »

Crétin, va !

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On a chacun nos références, nos habitudes, notre culture relationnelle. Chez moi on rend service…mais on a une mémoire aussi. Ne vient pas tomber sur ma route ou devant chez moi, ni toi, ni tes gosses, je ne fais pas SAMU ! En tout cas, pas pour vous !

2 septembre, 2010

Tout passe, tout casse

J’étais dépitée en écrivant ce texte, depuis je reprends mes esprits et le reste, mais avant à 2’56 du sketch qui suit, j’ai enfin compris le principe de base à ne pas ignorer en sortant avec un pseudo italien :

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A…, ou plutôt monsieur R…,

 

J’ai beaucoup prié. Prier n’avance à rien.

J’ai beaucoup pleuré. Pleurer n’avance à rien. J’en suis arrivée là :

Je fais le bilan de ce qui te semble sans doute naturel dans ta démarche de truand des coeurs et pas la peine de faire le gars peiné par ce qu’il lit, il te manque l’organe pour ça !

Je m’autorise à parler et penser à ta place puisque tu n’as pas la politesse, mais surtout pas le courage de me dire les choses en face.

Tant pis si je me trompe, tu n’as pas pris ton tour de parole, tu l’as refusé obstinément. Ce qui te convient c’est d’épingler de nouvelles mouches sur la visière de ton casque de moto. Cette fois c’est moi qui en ai fait les frais.

 

Premier constat : le prétexte d’un mot mal placé puis de ceux qui ont suivi, servaient admirablement tes desseins :

Oh le pauvre ! orphelin, divorcé et au chômage, anéanti par les mots d’une harpie, ni belle, ni gracieuse et en plus sans le sou !

L’échappatoire est trop belle pour ne pas la saisir : aucun avenir avec une fille pareille ! Ça t’a permis de sortir à ton avantage de cette pseudo relation et d’en faire au mieux un ersatz de cette chose virtuelle qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être.

Second constat, pendant que je m’évertuais à ressasser mes erreurs, et à taper mon cul de babouine par terre pour me punir d’avoir laissé échapper ces mots en forme de lames acérées, tu continuais tranquille le cours de ta vie dans laquelle tu n’avais ouvert que très peu de brèches…juste assez pour m’épater avant de te rendre compte que je ne saurais rien t’apporter, ni sur le plan social : une fonctionnaire, ça n’a pas de relations, ni sur le plan personnel, je n’ai pas de plus-value, ni sur le plan de l’image, je ne présente pas bien, passons sur le plan financier, je travaille dans la fonction publique territoriale et je n’ai pas de fortune personnelle, ni sur le plan sexuel, je n’éveille pas tes désirs, là où d’autres sont impatients de se faufiler partout en moi et de caresser la peau que j’ai douce parait-il ! Ou bien tu es adepte des plaisirs assouvis en solitaire sur fantasme ou sur commande. De toute manière j’en suis exclue. Et ce n’est pas une question de finances puisque les ados qui n’ont ni compte en banque ni revenu, ni logement propre savent trouver les lieux où assouvir leurs désirs ou leurs passions. Donc pas de désirs en ce qui te concerne malgré la bosse dans ton entrejambe à laquelle tu as pu faire référence…j’en ai éprouvé d’autres vigoureuses et efficaces, la tienne  fond certainement comme neige au soleil une fois sortie du carcan de tes sous-vêtements, ou alors c’est une demie-molle qui n’aurait pas fait l’affaire !

Autre constat : le reproche à peine voilé qui sert à me faire culpabiliser « alors qu’on est ensemble, tu pars faire un tour à moto avec un autre »: Replaçons-nous dans le contexte : on avait échangé quelques baisers, trois cafés et arpenté la ville…Rien de plus et tu me disais déjà non à tout ce que je pouvais proposer tout en me racontant que tu continuais ta vie : recevoir tes amis, te rendre chez eux, aller au match et surtout torcher ta fille de 17 ans et sa copine !

Moi, j’attendais que tu te manifestes et je partais allègrement pour te retrouver. Toi, à 5 mn près tu me rapportais que ta fille avait pesté de ton retard. Nous n’avions décidément pas les mêmes valeurs !

Je suggère un restaurant, pas de sous, un ciné idem mais le pire c’est que tu prends la mouche quand j’exprime le plaisir que j’aurais à y aller quand même avec un ami…impensable pour le macho que tu es, c’est avec toi ou pas du tout, mais avec toi c’est toujours non ! Et je le répète, ce sont des constats, tant pis si la rancoeur et le dépit en font des reproches, je t’aime assez pour comprendre que macho ou pas, ça te gêne de ne pas sortir ta carte bleue si on sort ensemble. J’ai pourtant apprécié, et le mot est faible, nos diverses sorties, on était tous les deux et il n’y avait que cela qui comptait pour moi ! J’y mettais trop d’espoir, j’avais confiance mais j’ai eu tort de ne pas voir le cynisme et le mépris derrière ton regard vert.

Encore un constat : tu as un téléphone portable, je t’ai appelé une fois et c’est ta voix que j’adorais encore qui parlait au répondeur…je ne te dirais pas comment je l’ai obtenu, mais je l’ai ! Si tu me redis que c’est faux, je le mets sur internet pour que tu cesses de me prendre pour une conne. Oui, c’est une menace !

J’ai été sincère dans ma démarche vers toi, sincère, naturelle et spontanée, j’aurais dû me méfier. Les mecs biens sont pris, les autres sont tarés, je le dis aux autres mais j’ai refusé de le voir quand c’est moi qui ai été concernée, tellement j’étais obnubilée et fascinée par toi. Qui tu es réellement, aucun intérêt à ce jour, tu as décidé de tourner la page ! La réciprocité dans l’amour est tout sauf garantie. L’honnêteté dans les relations devrait l’être et ce n’est pas un crime de dire à quelqu’un qu’on ne l’aime pas !

Tu as bien fait de ne pas lever le petit doigt quand je te suggérais de recoller les morceaux, tu te serais fais une entorse. Ça a dû bien te faire rire, de ton piédestal de me voir ainsi offerte.

Tu ne m’as jamais trouvé assez bien pour toi, on ne plait pas à tout le monde…et parfois c’est tant mieux, certains adultes savent le dire et laisser à l’autre le loisir de continuer sa route. Il s’agit d’avoir un minimum de franchise. Quand tu te crois tout en haut, pense à ceux qui restent en bas…ils te voient le cul !

Tu cherches la perfection entre ta mère, ton ex et ta fille …tu trouveras peut-être un jour, ce sera une conne ou une îcone !

C’est vraiment mortifiant de me rallier aux points de vue des rares personnes auxquelles je vantais tes prétendus mérites. Sans te connaître et bien que je n’ai été qu’élogieuse te concernant, toutes t’ont perçu comme un menteur et un parasite. Je suis vraiment déçue d’en arriver à leur donner raison : Elles ont toutes été plus perspicaces que moi.

Tu m’as donné envie de vivre en entrouvrant des fenêtres magiques, avant de me dégouter, tu ne sauras jamais à quel point la rencontre avec toi a été fabuleuse, irréelle, tellement tu étais éblouissant. Mon coeur semblait être câblé pour être connecté au tien…Mais tu n’étais qu’un mâle, avec un sex-appeal d’enfer donc incapable d’être présent sur la durée, donc pas fiable ! Je m’en veux d’avoir succombé à ton charme parce que j’en garde des stigmates dont j’aurais aimé me passer. C’est ça la bêtise à l’état pur que de tomber amoureuse d’un amoureux de lui, il ne peut aimer quelqu’un d’autre, c’est structurel. Je pensais avoir fait l’affaire du siècle, ce n’était qu’une occase avec des vices-cachés, sans garantie constructeur ! J’ai fait un super tour de manège. La fête est finie…

Je dois me protéger, ne rien commettre d’irréparable qui soit lié à cette stupide histoire avec toi.

Je vais te détester avec la même intensité que je sais aimer. Un jour j’aurais oublié ton prénom et le son de ta voix. Ta vie, ne continuera pas indéfiniment à gâcher la mienne. Tu m’auras ouvert les yeux sur un point : pas la peine d’être sincère avec les hommes, il suffit d’écarter les cuisses, d’en profiter puis de tirer la chasse, c’est ça la parité ! Pour certains, tu en fais partie, on peut même faire l’économie d’écarter les cuisses…mais il faut surtout garder son coeur et ses sentiments planqués.

 

Tu es venu mélanger la merde de ta vie à ma vie et de ça, je t’en veux. Tu as dû prendre un malin plaisir à me faire payer ce que d’autres t’ont fait subir, je fais tourner… Je vais me venger de toi sur d’autres qui n’y sont pour rien, ça me permettra de relativiser sur la valeur que je t’accordais.

Tu n’as pas eu le courage de me dire les choses en face, ni même ce que tu attendais de moi. De cette lâcheté, je t’en voudrais jusqu’à ce que tu ailles rejoindre le néant de mes pensées mortes ou avortées. J’ai toujours détesté les couards.

Finalement tu as eu raison de me repousser comme on le fait d’un immondice, tu te serais exposé à ce que j’ai d’entier, ma franchise notamment, elle n’aurait pas supporté ta médiocrité. C’est rassurant de se dire qu’on n’y est pour rien et que l’autre est méchant et à tous les torts, crois-le si tu veux mais j’espère que tu sais aussi que c’est faux. Une relation se construit et se défait à deux.

Tu as commencé par me faire rêver et chanter avant de venir hanter mes nuits par des cauchemars odieux.

Je ne réitèrerais point ce que j’ai pu t’écrire concernant ta mort. Ta mort n’adoucirait pas ma vie. Vis, profite, prend, saccage, piétine, les cochons sauvages en font autant ! Ils le font d’instinct, en cela , ils sont plus nobles que toi !

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