Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

27 février, 2011

Chute de cheval

 

Tout gérer, ça se fait…toutes les wonderwoman s’y collent depuis des lustres.

Tout anticiper ou presque, je l’ai eu fait puis je suis passée à la gestion du quotidien, beaucoup plus reposante et de toute manière, anticiper n’a jamais écarté les difficultés.

tomberparterre.jpgUne image me vient : chute de cheval … je ne suis jamais montée à cheval !

Sans velléité aucune de rejoindre les statistiques, après 28 ans de mariage et 4 enfants, j’ai demandé le divorce. J’espérais redevenir moi-même, celle qui n’était pas la grande personne que j’étais devenue pour rejoindre celle dont rêvait la petite fille de naguère.

Je suis en chemin pour vérifier qui je crois être… Je fais des efforts, je m’astreins à la patience mais parfois sans raison valable, le sort s’acharne pour me jeter à terre.

Quand ça se calme sur le plan familial, un accident puis un autre vient me rappeler que l’essentiel c’est que mes enfants soient en vie et en bonne santé. Comme si j’étais au-dessus des contingences financières qui font mon quotidien. Une voiture à réparer soit, une deuxième en moins de deux mois…va falloir que j’envisage un amant carrossier !

Cette voiture qui est passée dans le fossé, elle me fait réaliser le fossé qui existe entre l’éducation que je pensais avoir donné à mes enfants et la réalité : Grande demoiselle, prête sa voiture à son père, lequel prête la sienne au fiston !

Il se trouve que Grande demoiselle avait prévu de faire découvrir quelques spécialités touristiques de la région à son copain natif de l’île soeur à la mienne. Elle est furieuse de ce contretemps.

Je suis furieuse aussi pour diverses raisons, moins je dépense et moins j’ai d’argent ! Il y a même un prélèvement frauduleux sur mon compte dont il faut que je m’occupe !

 

Je suis furieuse aussi car pour une simple demande de formation j’ai dû, que dis-je, je dois apporter des tonnes de justifications : pourquoi cette formation-là ? Pourquoi cet organisme-là ? Pourquoi une formation en groupe et pas en individuel …etc. Je suis même menacée de ne pas pouvoir accéder à une formation ultérieure qui entrerait dans le champs de celle-ci ! Obligée donc de rappeler au service de la formation de cette administration où je travaille qu’elle n’est pas au-dessus des lois et qu’en référence à celles-ci je ferais valoir mon droit à la formation individuelle aussi souvent que nécessaire.

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Comme si ça ne suffisait pas, je dois apporter à la même administration la preuve que ma dernière fille est bien ma fille, au cas où je l’aurais vendue ou échangée avec une autre… Il faut que j’apporte aussi la preuve de mes intérêts moraux et matériels pour prétendre bénéficier à mon droit aux congés bonifiés. Des congés bonifiés que cette même administration m’accorde, puisque c’est la loi, depuis 1988. Il paraîtrait qu’elle pourrait en modifier les conditions d’attribution malgré ce que disent la loi, les décrets d’applications et les circulaires….mon lieu de naissance aurait pu changer, mes parents auraient pu devenir norvégiens à mon insu et sans doute que je me serais faite naturaliser monégasque ce qui bien évidemment déplacerait le centre de mes intérêts matériels et moraux.

Quand cette administration cessera d’exploiter sa connerie toute institutionnelle, je devrais me remettre en quête d’une location où je puisse me poser pour jouir de cet endroit du monde où je suis née, qui détient mon passé et mon devenir…

Comme rien ne va tout seul je vais prévenir par lettre recommandée à mes voisins du dessus que je ne supporte plus du tout les cavalcades incessantes de leurs enfants au dessus de ma tête.

bisousgrenouilleln35nj10.gifEt puis, parce que je suis décidément une sale bonne femme, je demeure désespérément amoureuse d’un qui a tourné la page depuis longtemps mais qui me tient par le coeur et la tendresse que j’ai pour lui et je vomis de tant de faiblesse et de bêtise. Tous ceux que je peux rencontrer ne lui arrivent pas à la cheville puisqu’il est le mètre-étalon de référence.

 

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Comme vous le constatez, mon printemps s’annonce radieux ! J’hésite entre l’alcoolisme et la dépression ou un mélange de deux… Je vous tiens  au courant selon là où la balance penchera.

12 janvier, 2011

Torrent de mots

Classé dans : bavardages,chagrins,dans le retroviseur,reflexions,travail social — kinkajouunblogfr @ 1:34

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Est-ce que les filles des peep show prennent la parole ? Derrière le judas, qui se soucie de savoir ce qu’elles auraient à dire ? Ce soir cependant, comme une actrice de peep show à qui on ne demande rien que sa plastique, j’aimerais parler, raconter malgré tout, comme si ma survie en dépendait, ma dignité peut-être !

Avec toute la violence de mon désespoir, sans complaisance et  petit à petit ma tête sur une épaule rassurante, moi l’insignifiante, j’aimerais raconter que je suis sûre que ma solitude et les affres qui l’accompagnent ne sont pas que les miennes, on est de nombreux écorchés ! La solitude et ses aléas font partie des statistiques. Les statistiques, c’est froid et violent !

 

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Après les statistiques, je pourrais tenter de parler ce cette maladie d’amour qui fait pleurer les grands. Tenter d’en percer le mystère…

J’ai envie peut-être simplement de laisser s’exprimer l’émotion qui m’étreint : Roland est décédé ce matin. Bisous.

Deux jours à ruminer puis, mardi 11 H, funérarium : »Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait ! »
C’était un grand bonhomme, haut en couleur, un artiste… de ceux qui font vivre les couleurs posées sur la toile, virevolter do ré mi fa sol, au piano ou à la basse. Un artiste derrière ses fourneaux ! Un vrai chef !

Un artiste pour transformer cette gare à l’abandon en lieu de vie, en lieu d’accueil. Un gaulois de gauche, convaincu, convaincant et persuasif, le chiffon rouge noué sur le coeur.

Un qui, loin de la ville, qu’il ne reniait pas pour autant, savait faire retrouver aux enfants déracinés de notre modernité le goût de l’effort d’être soi.
Un homme droit, campé dans ses bottes qu’on dirait de sept lieues.

Alors me reviennent des souvenirs de notre collaboration, H… il nous en a fait voir, ce gredin ! Mais on y est arrivé, N… aussi jolie comme un coeur mais le crâne vide de toute conscience personnelle. Et aussi ce jour, où les éducs m’ont jeté à l’eau ! On travaillait dur mais pas de raison d’être moroses.  J’oubliais…les pintades, les lapins, les chevaux et le sourire de ce grand monsieur.legerete.jpg

Il savait aussi refuser… comme cette fois où je lui ai demandé de prendre ma Foulbazard en accueil chez lui ! Il a refusé car il accueillait des mineurs délinquants à cette époque et puis…il voulait garder intacte notre amitié plus que professionnelle !

Alors comment ne pas laisser couler les larmes lorsque son gaillard de fils, pour lui faire honneur nous demande de remplacer la minute de silence par une salve d’applaudissements qui enlèvent le peu de contenance que je tentais de me donner. Ensuite… l’officiant tourne le bouton de ce qui fera de lui un tas de cendres.

 

Ce n’est pas vrai que ce sont les meilleurs qui partent en premier, mais certains départs,  obligent à savoir qu’on est encore en vie… mais si peu, que c’est une honte !

Tu as raccroché ton tablier et nous on reste là ! Incrédules, béats et déconfits. Tu aimais jeter un coup d’oeil à la gente féminine sexy…tu as vu ? j’y avais pensé ! Tu me feras signe de là où tu es ?
 

 

 

 

31 décembre, 2010

Fille des ténèbres

Classé dans : bavardages,dans le retroviseur,point de vue — kinkajouunblogfr @ 2:27

tristesse.jpgJ’ai été en colère presque toute l’année, je ne le suis plus, je suis seulement fatiguée et parfois, en quête de réconfort. Mais comme, je refuse tout contact, tout conseil et n’aspire qu’à m’isoler, me terrer et disparaître… J’apprivoise la solitude. Sinon, j’accumule des erreurs de jugement, et la plupart de mes choix concourent à ma perte ce qui renforce l’intention de disparaître qui me poursuit jusque dans mon sommeil quand je parviens enfin à m’effondrer, me rattrape de plus en plus, tant je confonds mes envies et la réalité de ma petite vie minable. Ce qui me retient…la fragilité que j’induirais dans le devenir de mes enfants. Je ne peux pas leur infliger ça, après tout le reste, je ne pourrais rien leur expliquer…

J’ai fait preuve de patience et de bêtise alternativement pour me retrouver isolée et complètement déstabilisée. Il n’y a plus que la permanence de cette envie de disparaître (je sais…il y a des professionnels)!

J’ai cru qu’il existait un lien fort, entre moi et quelqu’un d’exceptionnel, je me suis trompée car ce lien n’a sans doute jamais existé que dans mon esprit. J’ai fait confiance, j’ai eu tort de croire aux effets du temps, tort de penser que je pouvais compter sur le temps d’une réflexion qu’il faisait semblant d’avoir et j’ai oublié de me protéger. J’ai interrogé ce qui me semblait tellement aller de soi, qui donnait accès à une intimité, ce qui me paraissait familier. Le familier qui, paradoxalement est devenu insolite. letempsquipasse.gif

Un sentiment a été transformé en son contraire. Cet homme insolite en effet, est aux antipodes de l’homme ordinaire, il échappe au commun. Son irruption dans ma vie a produit de la surprise, de l’étonnement, de l’inattendu. Sa manière d’être, puis de se détourner génère un infini potentiel d’étonnement et de questionnement. Mais je suis désormais trop fatiguée et trop vielle pour me lancer dans la recherche… Il interdit toute projection. Il n’autorise ni rapprochement, ni raccourcis, ni relations, ni confrontations, il est dans l’évitement absolu. Il crée des contacts accidentés, constitués de creux et de reliefs, sur lesquels il pèse de sa seule volonté destructrice et farouche sur les projets qu’on avait ébauché. Tout concourt au départ à solliciter l’œil, capter le regard, produire des chocs visuels avant qu’il ne disparaisse.

J’ai joué juste, y compris dans la violence verbale…il aurait sans doute préféré que je triche. Avant lui j’étais toujours sur le point de tomber, avec lui, c’est fait  !

Je suis sans doute née, un jour sans étoile et sans soleil pour avoir à connaître ce destin. Je me vautre dans mes déboires tout en étant impitoyable (vis à vis de moi) dans mes rares instants de lucidité. Tantôt victime, tantôt bourreau, joueuse, mais pas perverse, même si je ricane parfois abominablement, innocente au regard qui se perd, démente qui hurle sa colère, passant du rire aux larmes, du silence aux cris, brisée par mes émotions.

luneetnuage.gifJe ne suis qu’une femme aux prises avec les fragmentations de ma mémoire et je danse avec les mots et lutte pour ne pas sortir de moi ou bien pour en sortir, selon les instants dans une succession de figures agitées, ponctuées d’états farouches et indomptés dans une étrange réminiscence du lien à l’autre et des chaînes virtuelles qui continuent de me blesser.

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Je suis là, lasse, et je contemple la beauté du pire, encore sur ce pont entre la blessure et l’avenir. Je lutte pour des moments de lucidité et de franchise, je tente de rester à la surface quand tout mon être s’autoriserait à sombrer. Je voudrais déjouer la tentation larmoyante d’une fin de passion et chanter l’espoir ainsi que le refus d’une fatalité résumée par ces termes de la clinique(paroles de pro) : carences affectives, une certaine immaturité, un manque de confiance en soi, une forte dépendance à l’autre, voire une peur extrême de l’abandon » Tout cela ajouté à un sentiment très fort de solitude, une dépression  et un manque de moyen de contrôle sur la vie. Je quitterais sans doute ce monde du virtuel profitant de l’année qui nous quitte aussi. Ou je ne le quitterais pas. Je n’en sais rien et les promesses…pas envie d’en faire, sauf à moi égoïstement ! Et pendant ce temps, les Shadocks pompent, d’autres rient, certains vivent ou meurent !

Diou nous fague la graci de veire l’an que ven,
Se sian pas mai, siguen pas men !

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