Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

9 mars, 2010

Espoirs modérés

Classé dans : amours,bavardages,belles choses,citations,douceurs,humeurs — kinkajouunblogfr @ 0:01

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Parfois me viennent des envies de compilations de propos d’artistes, de penseurs, de philosophes ou autres artisans de la vie qui laissent des traces d’eux dans les oeuvres qui me touchent. Il m’est cependant difficile de hiérarchiser ces oeuvres tant elles me parlent à différents niveaux. Alors je n’en citerais aucune.
N’eût été ce plaisir jamais assouvi de me prêter aux joies de la chair j’aurais pu appartenir à un ordre religieux de « contemplatifs »…évidemment cela suppose que j’ai une croyance dans au moins un être supérieur ou un au-delà, et il n’en est rien, tant mieux pour moi !

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«En amour, il n’y a ni crimes ni délits ; Il y a des fautes de goût.»
(Paul Géraldy )L’Homme et l’amour

J’ai juste envie d’accéder de nouveau à ces plaisirs-là. Tu me comprends ? Rien qu’un peu de rêve, pas plus, pas moins. Je n’engage pas ma vie, juste un instant où je me laisse aller à croire à ce que tu perçois comme étant un piège. Je ne suis pas à l’abri d’une faute de goût mais j’avoue parfois y prendre goût.

7 mars, 2010

Femme et mère en attendant le 8

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 7 ème partie
Chacun de nous, mère ou non avons un regard singulier sur la maternité et ses effets. Je me garde de généraliser car je ne prends que mon expérience en référence.

Je suis mère quatre fois dont une fois en tant que mère adoptive. J’ai adoré devenir maman à chaque fois. Cependant et même si, la maternité a modifié ma vie, je n’ai pas été transformée pour autant.

La maternité n’a jamais été l’objectif ou le point central de ma vie. Pour aller vite je dirais que, évidemment j’aime mes enfants mais je n’ai pas le sens du sacrifice ni de l’abnégation. Je suis femme puis mère. Il arrive souvent que les gens ne le comprennent pas…

Je serais toujours la mère de mes enfants mais je les aime et les ai élevé pour qu’ils s’en aillent pas pour me servir de raison d’être…pour moi donc il y a une différence entre la femme et la mère, et c’est tant mieux.

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En fait, j’aurais dû préciser une chose. Je ne suis pas mère, je suis parent. C’est à dire que je ne suis mère que parce qu’il y a aussi un père, sinon j’aurais été dans la toute-puissance vis à vis de mes enfants. Devenir mère ce n’a pas été plus compliqué que de choisir de mettre une jupe ou un pantalon, c’est une fonction avec des êtres qui sont dépendants au départ et qui sont appelés à l’être de moins en moins.

Si j’ai parfois ressenti de l’inquiétude quand l’un ou l’autre ne rentrait pas à l’heure prévue, je n’en ai jamais éprouvé de la souffrance.

Une fois qu’ils ont eu la possibilité d’exercer leur libre arbitre, leurs allées et venues m’importaient mais c’était des personnes détachées de moi, auxquelles je tiens et dont je me soucie mais ce ne sont pas des prolongements de ce que je suis.

En opposition à cela, leurs querelles de jeunes adultes(entre eux) me touchent infiniment plus, mais je m’abstiens d’intervenir. A la rigueur je peux en parler avec eux, s’ils le souhaitent ou les virer s’ils polluent mon espace.
Peu de temps après avoir répondu chez Noèse j’ai lu un autre blog qui m’a remis en mémoire des moments heureux de mes débuts de maman. J’étais tombé en plein débat à propos de l’allaitement.

Débat provoqué par le dernier livre de Elisabeth Badinter que je n’ai toujours pas lu mais qu’importe ! J’ai mis au monde et allaité trois enfants, l’aîné aura bientôt 23 ans et va bien, merci. Je n’ai eu affaire qu’à une sage-femme, trois semaines avant sa naissance qui m’a demandé de prévoir de quoi me bander les seins pour que la montée de lait se tarisse ! J’ai juste décidé de changer de clinique parce que que personne n’était autorisé à penser à ma place.

Périodes heureuses de ma vie, en fusion et en liberté avec mes bébés à tour de rôle, leur papa et mon environnement. Je n’ai pas allaité mon troisième enfant, et pour cause, on s’est adoptés, alors je l’ai nourri d’un amour spécifique. Les montées de lait à 11h et demi pour l’aîné : j’avais repris mon travail mais je continuais de l’allaiter, je les abordais au début de mon dernier entretien de la matinée avec les parents qui venaient me voir(accueil de parents isolés).

Mes périodes d’allaitement ne furent obstacle à rien du tout. Ni sorties, ni concerts, ni travail, ni sérénité, ni esthétique. Mais à lire et entendre certains, j’ai l’impression que le choix n’existe que depuis peu !

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Au moment d’allaiter, j’ai fait ce choix en pensant que je l’avais et j’ai su faire fi des considérations extérieures. Enfin, moi j’ai vécu ces moments comme ça ! Libre de toute contrainte.

 

 

Chez mes parents, il y (a)vait un livre qui s’appelle Femme et mère, un truc de leur religion. Ce livre me fascinait. En plusieurs endroits s’y trouvent des transparents notamment sur les transformations du corps durant la grossesse.Je pense que ces transparents m’ont toujours dit : une fois que l’enfant est sorti, tu dois reprendre possession de ton corps.

 

6 mars, 2010

En attendant le 8 mars…Rendez-vous

 6 ème partie

http://www.dailymotion.com/video/x4lkt1

 

… Rendez-vous fut pris pour un après-midi. Le temps pour chacun des protagonistes de traverser le pays, soit dans son véhicule, soit en utilisant les services des chemins de fer nationaux.
Elle ne s’est interrogée que beaucoup plus tard sur la différence de poids entre leurs valises respectives. Strict minimum pour lui, valise archi pleine pour elle. Peut être comme beaucoup de femmes.

Partir matin pour quelqu’un qui sort difficilement de ses draps, est un exploit : elle l’avait réussi ce jour là avant d’emprunter un tortillard aux initiales rigolotes Train En Retard  avant de monter dans le Tiens Grève en Vue. Le paysage changeait de gare en gare mais à son terminus il y avait encore un arrière-goût de méditerranée.

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La compagnie de transport locale lui avait assurée qu’elle pourrait rejoindre à pied son point de rendez-vous. En voyant un taxi devant la gare : le seul ! elle a immédiatement mis un terme à cette idée écologique. A sa décharge, elle n’avait aucun repère et le taxi saurait rapidement l’emmener à bon port porc.

Le chauffeur avait déjà enclenché la première, lorsqu’une petite vieille arriva en clopinant -elle pensait courir vite- pour toquer au carreau. Elle allait au chevet de son époux à l’hôpital qui se trouvait être sur le trajet et exprimait le souhait de se joindre à nous…si la passagère acceptait bien entendu.

Évidemment, elle a accepté la passagère. Se confondant en remerciements, la petite dame tailleur violine et en plein désarroi a pris place. Et le chauffeur de remercier aussi sa première cliente.

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En bon professionnel il avait saisi que l’adresse où il devait la poser et son empressement à s’y rendre était d’une nature à la fois urgente et adultère. La seconde passagère expliquait avec un pauvre filet de voix que son pauvre André avait brutalement décliné et qu’elle ne pouvait se résigner à l’idée, à l’idée, vous comprenez ? disait-elle en se tordant les mains et son mouchoir dont discrètement elle tamponnait ses yeux rougis. Vite arrivée à destination, elle est descendue la première et le chauffeur bon prince ne lui a fait payer que la moitié de la course.

Deux minutes plus tard alors que le téléphone sonnait pour la seconde fois, il arrêtait son destrier  taxi pour que la dame en descende. Le temps d’encaisser la course, il n’a pas eu le temps de se lever que déjà elle était à terre et avait pris ses affaires s’élançant vers celui qui lui faisait battre le coeur.

 

jupenoire.jpgElle a légèrement trébuché en marchant sur sa longue jupe. Un fil invisible l’en a empêché.

 

Ce premier contact passa d’abord par l’étonnement du regard : tiens, il est comme ça ? Appuyé contre sa voiture, faussement nonchalant dans une position naturelle calculée…Et puis le choc, second contact, physique celui-là, sa chair à elle contre ses os à lui. Mais ses yeux et ses mains qui parlent un indéchiffrable langage. Sa voix se joint enfin au reste, le tour est joué, comme prise au piège la voilà qui embrasse. Qui embrasse ? Les deux sans doute !

Puis deux mains qui se tiennent, puis entrer dans la chambre du rez de chaussée. Se jeter l’un sur l’autre, l’un dans l’autre. Fou rire quand les lits jumeaux se défont…Ils n’avaient pas prévus cela. Caler les lits pour se caler, pour se lover, se dorloter. Moments pleins de promesses.

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La découverte du corps de l’autre, ce terrain exploré par d’autres avant, est délicate. Chacun a ses repères. Il semble choqué des mots qu’elle utilise au comble de l’extase, elle le trouve tiède et pas assez habile et inventif avec son organe du plaisir. La magie opère quand même.

Quand l’un et l’autre enfin rassasiés s’endorment c’est pour un sommeil juste réparateur et de courte durée. La faim les tenaille alors qu’étrangers l’un et l’autre dans la ville ils ont laissé fermer un à un tous les restaurants. Leur premier repas d’amoureux se compose de mets au goût universel proposés par l’oncle américain…Anachronique, un petit blanc sec vient en modifier les saveurs habituelles… Tout passe, tout casse, tout lasse.

Chacun depuis à repris le cours de sa vie à des années-lumières l’un de l’autre.

Rien de plus difficile que de se passer de quelqu’un qu’on aime. jetaime.jpg

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