Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

6 janvier, 2011

Futile

Image de prévisualisation YouTube

Ces choses-là arrivent au printemps,

Je suis encore en décalageculottesurprisedivine.jpg

Je me trouve belle et tant pis si c’est faux !
J’attire les regards

Mon corps plait à nouveau

Certains indices ne trompent pas

Mais…

onremeta.jpgJe ne veux danser que pour un seul !

Le mec aux yeux verts.

Voilà, je suis futile !

Les choses graves  ne me touchent pas,

Pas comme si j’étais une adulte

cafdeux.jpg

 

Et j’ai pas envie d’être une adulte tous les jours.

 

Je le suis quand je ne fais pas attention, ça suffit !

Je le suis quand déguisée en formatrice, j’interviens face à un groupe

Je le suis quand face à l’un de mes enfants, je fais la mère, ça suffit !

peintureralistesungjinkimphot.jpg
Ce que je veux, c’est l’étreinte, l’étau de ses bras et le contact de sa peau.

10 décembre, 2010

Klimt

klimt1.jpg

 

 

 

Pourquoi je pense à l’oeuvre de Klimt depuis quelques jours ? Klimt est un peintre de l’amour, de la sensualité et de l’espoir aussi. Il y a dans son oeuvre une ode à la féminité. Et puis j’aime la profusion de couleurs dans ses toiles.

J’ai revu en des lieux où je ne l’attendais pas l’une des sage-femmes m’ayant accompagné pour mes trois grossesses et mes accouchements. Elle a fait parvenir à ma conscience des réminiscences de ces périodes de ma vie. Et je me souviens que dans le cabinet médical du gynécologue il y avait une toile de Klimt, femme dont la nudité était transcendée par les couleurs du peintre.

Klimt avait me semble t-il ce goût d’associer le baiser et la mort. Je laissais alors errer mon imagination sur les associations possibleslebaiser.jpg entre ces deux termes.

 

Mes trois grossesses se sont déroulées entre 1986 et 1995 : plein boum du sida !
Cette morbidité de mon imagination me rattrape aujourd’hui, à la fin d’un amour que je pensais sinon éternel du moins durable.
Mon imagination reprenant son errance, j’associe cette notion de morbidité aux réponses de mon corps.
Pour combler certains manques notamment affectifs, durant de longues périodes, j’engloutissais toute la nourriture possible dans le but inavoué de mettre une enveloppe pondérale entre moi et les autres : « ne me touchez pas, regardez comme je suis grosse et pleine ! « 

Puis vint le moment où j’ai décidé de tourner une page conjugale de presque 30 ans.
Mon corps et mon esprit encore pleins de manques réagissent. Mon esprit en s’étiolant, en ne s’alimentant que très peu des nourritures spirituelles dont il est habituellement friand et mon corps suivant le mouvement, se désintéressant de l’alimentation qui le maintiendrait en état de fonctionner.
Le processus est le même que lorsque je me suralimentais, même si la réponse esthétique est différente : « voyez comme je maigris, détournez-vous, il n’y a rien à voir, je disparais ! »
La réponse est toujours centrée sur ce corps qui m’encombre et qui devrait mourir de trop ou de trop peu. Si le corps physique tient encore debout, le corps psychique lui est en totale déconfiture.

espoir.jpgPour en revenir à Klimt, c’est aussi sans doute parce que la collègue qui se plaît à venir travailler dans mon bureau, me fait penser à certaines de ses toiles par la flamboyance de sa chevelure et sa personnalité. Gynécologue ayant fait le choix de travailler au service du public, elle est si passionnante d’humanité, de sensibilité tout en conservant une conscience suraiguë de l’impact des systèmes sur l’individu qu’elle est une synthèse presque irréelle de passions et de sentiments mis en mots et en oeuvre au quotidien. Bien sûr, elle est jalousée, bien sûr elle est critiquée, mais tout comme moi elle fait partie de ces minorités qu’on nomme communautés aujourd’hui mais qui font la France plurielle dans sa force, sa richesse et sa diversité.
Et se reconnaître, s’accepter comme faisant partie aujourd’hui en France de plusieurs communautés est morbide dans le regard social dominant : femme, noire, martiniquaise, antillaise pour moi, française et faisant aussi partie de la communauté des humains… Pour elle, femme, méditerranéenne, maghrébine, de banlieue parisienne, appartenant aussi à la communauté scientifique et médicale et évidemment française et de la communauté des humains.

2 décembre, 2010

Tendresse féroce ou jalousie

Classé dans : amours,bavardages,douceurs,humeurs,mode de vie,passions,quotidien,relations — kinkajouunblogfr @ 2:04

peintureraliste2sungjinkim.jpg

 

 

 

C’est la vie ma chérie, c’est le destin…on peut rien faire, c’est dieu qui décide ! J’ai du mal avec ces termes…tous ces termes. D’abord, je dis « chéri(e) » à mes enfants , peu souvent, mais ils savent que c’est sincère lorsque je les nomme ainsi. Dans les relations amoureuses, j’ai le plus souvent banni ce terme qui remplace si bien un prénom et qui cache à merveille plusieurs liaisons : j’appelle les gens par leur prénom ou éventuellement par un petit nom que j’ai inventé moi-même. Il y a c’est vrai, des circonstances où je ne relève pas ce terme ! En ce moment par exemple où n’importe quel geste amical qui m’est adressé est le bienvenu. Mais faut pas charrier quand même !
pillow.jpgAutre tableau… Le conseiller financier hésite à me donner un document à faire signer par mon futur-ex-mari. Comme beaucoup d’autres personnes il ne comprend pas qu’on puisse divorcer, mener à son terme cette procédure sans s’arracher les yeux à chaque fois qu’on se croise. On n’est pas exemplaires, peut-être un peu moins cons que la moyenne pas plus ! Même stupeur dans la voix de l’assistante du notaire quand elle l’appelle sur son portable et que c’est moi qui répond…Je lui avais demandé de me prendre en passant pour le rendez-vous chez le notaire puisqu’il passait devant chez moi. Et à cause du froid il a eu besoin d’utiliser mes toilettes. Stupeur également chez le notaire qui a piqué du nez dans ses papiers lorsqu’il m’a littéralement redemandé en mariage et qu’on est parti dans un fou rire inextinguible. Et puis il y a tous les autres, qui voudraient prendre partie, ceux-là je les oublie, ils sont négligeables.

 

monbloc2bis.jpgPlus léger ou plus tordu, je ne sais ! Je suis assez moche pour être amie avec un homme et je trouve donc normal d’être en compagnie de la gente masculine sans penser à une partie de jambes en l’air ! Mais ça, c’est moi, dame dragon  !!! En face de moi j’entends un fantasme scénarisé : Il faudrait que tu me suces divinement bien, en plus ton cul me fait trop fantasmer, mais il faudrait que j’arrive à ne pas être impressionné par toi pour te donner du plaisir. Moi qui n’en ai rien à foutre, c’est le cas de le dire, j’insiste et je répète que je ne tiens pas à rompre l’abstinence à tout prix. Lui tient à me mettre en concurrence avec l’impératrice de la pipe…titre ronflant s’il en est, attribué à une dame de ses fréquentations.

Enfin une ouverture en forme de pessimisme obstiné : ta vie c’est toi qui va la changer parce que tu le désires assez fort ! Là , je touche du doigt les limites de ce que j’espère. Je ne peux rien changer qui implique une autre personne que moi…Le reste ne me touche pas dans la formulation :  « il faut savoir être heureux de peu, et un sourire devient le plus beau des cadeaux. Une fleur n’est belle qu’épanouie…le bonheur on se le construit et parfois, on souffre pour aller le chercher »

 

pinguoin.jpg

Et puis j’en suis à être surprise quand pour la première fois je passe une journée sans idées passionnées, sans être jalouse de l’air que quelqu’un que j’aime respire loin de moi. J’ai juste une grande tendresse qui s’étonne d’une sensibilité en berne et peut-être un début de résignation face à l’inéluctable.

 

 

123456...14
 

royaumedeprincesse |
Quand il n'y a plus que des... |
bolduc |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Bulles de vie
| Les moments parfaits
| Journal d'une fille sans av...