Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

23 juin, 2011

Urgences psychiques

Classé dans : colere,famille,humeurs,point de vue,quotidien,reflexions — kinkajouunblogfr @ 8:43

C’est lorsqu’on est confronté personnellement à une difficulté que l’on constate l’incurie ou l’inadéquation des réponses.

Un jeune de 21 ans en errance mais pas sans domicile fixe, en quête de repères, de re-père passe depuis deux ans par des épisodes d’agitation et de troubles psychiatriques dont je ne cherche pas ici les causes : je constate simplement.

Parce que nous sommes proches affectivement et que je suis une figure maternelle possible même si je ne suis pas maternante il vient vers moi.

Il erre depuis trois jours buvant en compagnie d’ivrognes professionnels, dormant peu et mal dans des lieux inadaptés. Il a pour attache son chien qu’il finit par perdre tellement il est déconnecté  à une certaine réalité.

Son père arrive à retrouver sa trace, le poursuit, le suit et une sorte de cordon viscéral les relie : l’un courant devant l’autre  derrière comme dans la comptine que l’on chante aux têtes blondes ou brunes.

Malgré la brume qui envahit son cerveau, c’est chez moi que vient sonner ce tout-petit de 1,87 m…

C’est donc moi que son père appelle. Moi qui officiellement ne fait plus partie de cette famille !

Je réponds présente et durant 1h30 je vais essayer de convaincre 3 médecins, la police, les urgences psychiatriques, le 15 et le 115 de nous aider à trouver  une solution vers une réponse au mal être que ce jeune  homme exprime. Malgré son état, je le contiens et il reste à attendre une intervention que SOS médecins accepte sur le principe…

Après moultes appels et une invitation plutôt sèche à aller prendre place dans la file d’attente des urgences au CHU, on me confirme que la demande est bien « notée » « mais nous ne traitons pas les urgences »…Merci mais j’avais constaté !

De 14h30 à 21h 50, ce n’est effectivement pas le terme approprié !

Il s’agit du temps au bout duquel, n’ayant plus aucun argument pour le retenir…le jeune homme est reparti zoner !

10 mn plus tard, le médecin appelle pour informer de son arrivée !

 

densitdesmdecinsenfrance.jpg
 

Si vous avez besoin d’une intervention pour un diagnostic pour un malade psychiatrique…récalcitrant quant  aux déplacements et que vous ne pouvez contraindre physiquement à vous suivre, je vous conseille de le pousser sur la chaussée, il s’en suivra heureusement pour lui un accident de la route et il sera pris en charge.

J’habite le Languedoc Roussillon, ce n’est pas la région la moins bien lotie en terme de densité médicale !

26 avril, 2011

Emotions

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aucoeurdelafleur.jpgHier, ce fût une journée étrange. Tout s’est fait au ralenti. En fait, je n’ai rien fait de cette journée. J’ai glissé dans un semi coma hors de mon lit. On m’a porté des pains au chocolat, j’ai fait du café. J’ai sifflé avec l’oiseau, même pas sur la colline. J’ai passé la journée à attendre.« On semble attendre de l’amour, la solution à nos insatisfactions narcissiques et affectives sans mesurer combien il a besoin de santé psychique mutuelle pour s’accomplir et s’épanouir. L’art d’aimer, comme plein accomplissement de nous-mêmes au bénéfice de l’autre, reste à découvrir, en auto-didacte, chacun à son tour. » (Nelly, une copine d’enfance)

alleverslessourcesdulez.jpgVoilà ! moi qui n’aime pas cette langue, je ne trouve que ça comme mot : ma journée était slow down ! D’abord je n’avais rien à préparer en cette fin de week-end prolongé, je n’avais rien à faire qui puisse générer une éventuelle frénésie. J’étais aussi véloce qu’un mouton paresseux et une tortue stressée. On aurait dit un des nombreux vendredis de mon enfance, précisément en ces heures d’après midi où les préparatifs pour le lendemain s’accéléraient dans un ralenti imprimé par la proximité du coucher du soleil. Je prenais le temps de vivre, et vivre n’est pas un vain mot, c’est ce qui aurait été perçu de l’extérieur si un regard avait pu se diriger vers moi. Les pouet-pouet des mandarins, prouvaient qu’ils n’avaient cure de mes états d’âme, tandis que la dame Croupion rouge couvait sous le regard belliqueux de son mâle, que la calopsitte égosillait la Marseillaise et que la perruche bleue criaillait sous l’oeil impavide du dernier padda.

jardinlafranaiseduddenvironnement3.jpgJ’en étais là, à me dire que je n’avais plus rien à prouver lorsque Grande demoiselle m’a téléphoné. Une heure plus tard, nous avions échangé sur notre regard croisé concernant numéro Quatre, en voie d’être grande, éprouvant des émois légitimes en même temps que vivant le déchirement que je lui imposais, puisque la date du jugement de mon divorce approchait. Divorce qui lui valait l’injustice de n’avoir plus père et mère dans le même lieu comme ses trois aînés les avaient eus ! Divorce qui ne doit pas me faire occulter la vigilance nécessaire au moment ou dans les bras de quelqu’un du genre opposé elle trouve de la tendresse.

« Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance
que lorsque nous aimons. » S.Freud.

Grande demoiselle se rapproche, nous parlons cuisine…elle veut venir en faire chez moi ! Ceux qui me connaissent apprécieront ! Mon four acquis il y a quatre mois n’est pas encore relié au secteur…

Et puis, elle m’envoie des photos d’un lieu que nous apprécions tous dans la famille et que je fais découvrir aux gens que j’aime…

Ces photos, ont fait mentir mes résolutions et m’ont criées très fort que je n’étais pas guérie…J’apprends à ne plus aimer une personne en particulier pour reprendre ma route en ayant en tête cette phrase de Goethe : « Voyage avec deux sacs, un pour donner, l’autre pour recevoir. »

 

chteaudomainederestinclires.jpg Dans ce jour qui était hier, j’aimerais puiser les prémices pour vivre aujourd’hui et demain. J’aimerais apprendre à gérer mes émotions, sans vouloir un monde toujours joyeux et coloré mais sans que le manque soit le plus fort afin de  trouver la bonne attitude de désintoxication.

Je croyais avoir fait le deuil de mon addiction à lui, de mon obsession de lui, de la souffrance que me causait mes émotions quand je pensais à lui. Soixante et une photos m’ont rappelées cette impossibilité de dire aux autres comme l’Autre reste plus qu’important…essentiel dans ce qu’il nous permet d’attachement, même bancal !!! Au point parfois d’en oublier tout le reste…

20 avril, 2011

Sieste

Classé dans : bavardages,belles choses,dans le retroviseur,famille,humeurs — kinkajouunblogfr @ 22:31

Une formation renversante suivie d’une grande émotion en retrouvant mon frère aîné venu pour un jour dans une ville qu’il a quitté voilà 30 ans et qui depuis est devenue « mienne ». J’ai besoin d’une pause  :
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