Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

13 mai, 2011

Prochaine sortie

Classé dans : bavardages,douceurs,fleurs,humeurs,musique,quotidien,reflexions — kinkajouunblogfr @ 23:39

L’asphalte se déroule à 130 km/h, c’est ce que dit le compteur quand je lève le pied. La musique remplit l’habitacle, je supporte de moins en moins cette solitude de tous les instants.

Un coup d’oeil dans les rétroviseurs… pas de problèmes, roulez jeunesse !
File du milieu : une grosse cylindrée allemande me pousse. Rien à foutre ! Je ne vais pas me rabattre dans la file des camions, (il y a quelques très jolies machines) j’y resterais coincée pendant mille ans.

Entre deux gros cubes, j’aperçois des coquelicots. C’est joli mais j’ai envie de voir la mer, de humer cette odeur iodée caractéristique.

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Je n’ai pas envie de marcher dans le sable.

 

 

 

 

 

 

Depuis la sortie d’Agde, ça fait 5 km qu’il roule dans mon dos ce satané motard. Il ne sait pas comment on dépasse ? Il me rappelle ma faillite.

Je me rabats quand même ! Ces phares dans le rétro ça me crispe. Il est passé, ça y est. Je change de CD, je bats la mesure, je suis fatiguée, j’ai envie de pleurer. J’ai envie de rentrer chez moi ? D’ailleurs c’est où  chez moi ? Je m’efforce de traduire cette chanson en espagnol, ça m’oblige à rester éveillée.  Dormir ou conduire, il faut choisir ! Cette lassitude et ce  désarroi qui arrivent en même temps que le week-end m’oppressent.

tendressepeinture.jpg
ça complique la vie quand on aime et je rate tout, même ça ! C’est pas plus facile quand on n’aime pas… Il fait soleil et l’instant d’après le ciel se couvre. Tendresse et mélancolie alternent. Je suis déjà morte ?

26 avril, 2011

Emotions

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aucoeurdelafleur.jpgHier, ce fût une journée étrange. Tout s’est fait au ralenti. En fait, je n’ai rien fait de cette journée. J’ai glissé dans un semi coma hors de mon lit. On m’a porté des pains au chocolat, j’ai fait du café. J’ai sifflé avec l’oiseau, même pas sur la colline. J’ai passé la journée à attendre.« On semble attendre de l’amour, la solution à nos insatisfactions narcissiques et affectives sans mesurer combien il a besoin de santé psychique mutuelle pour s’accomplir et s’épanouir. L’art d’aimer, comme plein accomplissement de nous-mêmes au bénéfice de l’autre, reste à découvrir, en auto-didacte, chacun à son tour. » (Nelly, une copine d’enfance)

alleverslessourcesdulez.jpgVoilà ! moi qui n’aime pas cette langue, je ne trouve que ça comme mot : ma journée était slow down ! D’abord je n’avais rien à préparer en cette fin de week-end prolongé, je n’avais rien à faire qui puisse générer une éventuelle frénésie. J’étais aussi véloce qu’un mouton paresseux et une tortue stressée. On aurait dit un des nombreux vendredis de mon enfance, précisément en ces heures d’après midi où les préparatifs pour le lendemain s’accéléraient dans un ralenti imprimé par la proximité du coucher du soleil. Je prenais le temps de vivre, et vivre n’est pas un vain mot, c’est ce qui aurait été perçu de l’extérieur si un regard avait pu se diriger vers moi. Les pouet-pouet des mandarins, prouvaient qu’ils n’avaient cure de mes états d’âme, tandis que la dame Croupion rouge couvait sous le regard belliqueux de son mâle, que la calopsitte égosillait la Marseillaise et que la perruche bleue criaillait sous l’oeil impavide du dernier padda.

jardinlafranaiseduddenvironnement3.jpgJ’en étais là, à me dire que je n’avais plus rien à prouver lorsque Grande demoiselle m’a téléphoné. Une heure plus tard, nous avions échangé sur notre regard croisé concernant numéro Quatre, en voie d’être grande, éprouvant des émois légitimes en même temps que vivant le déchirement que je lui imposais, puisque la date du jugement de mon divorce approchait. Divorce qui lui valait l’injustice de n’avoir plus père et mère dans le même lieu comme ses trois aînés les avaient eus ! Divorce qui ne doit pas me faire occulter la vigilance nécessaire au moment ou dans les bras de quelqu’un du genre opposé elle trouve de la tendresse.

« Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance
que lorsque nous aimons. » S.Freud.

Grande demoiselle se rapproche, nous parlons cuisine…elle veut venir en faire chez moi ! Ceux qui me connaissent apprécieront ! Mon four acquis il y a quatre mois n’est pas encore relié au secteur…

Et puis, elle m’envoie des photos d’un lieu que nous apprécions tous dans la famille et que je fais découvrir aux gens que j’aime…

Ces photos, ont fait mentir mes résolutions et m’ont criées très fort que je n’étais pas guérie…J’apprends à ne plus aimer une personne en particulier pour reprendre ma route en ayant en tête cette phrase de Goethe : « Voyage avec deux sacs, un pour donner, l’autre pour recevoir. »

 

chteaudomainederestinclires.jpg Dans ce jour qui était hier, j’aimerais puiser les prémices pour vivre aujourd’hui et demain. J’aimerais apprendre à gérer mes émotions, sans vouloir un monde toujours joyeux et coloré mais sans que le manque soit le plus fort afin de  trouver la bonne attitude de désintoxication.

Je croyais avoir fait le deuil de mon addiction à lui, de mon obsession de lui, de la souffrance que me causait mes émotions quand je pensais à lui. Soixante et une photos m’ont rappelées cette impossibilité de dire aux autres comme l’Autre reste plus qu’important…essentiel dans ce qu’il nous permet d’attachement, même bancal !!! Au point parfois d’en oublier tout le reste…

29 octobre, 2010

Balbutier le sens de ma vie

 

 

Je n’ai jamais participé à cette manifestation, mais j’aimerais me retrouver à la fête de la Toussaint dans un cimetière de Fort de France. Les bougies, les corps qui se touchent, se frôlent dans un même élan pendant la procession : se rappeler des défunts. Leurs tombes ont été nettoyées, récurées encore plus que d’habitude et cette rutilance sera illuminée par ces flambeaux …sauf si les codes européens en matière de sécurité publique sont passés par là !

cimetire.jpg
Je pense comme souvent quand j’ai le moral en berne, au pays de mon enfance où j’ai été souvent agressée, violentée par l’incompréhension des adultes. Oui, j’étais une enfant humiliée qui ne savait pas se dire, souvent prisonnière de la parole de l’autre… Humiliée à cause de son statut d’enfant, d’incomplet, de pas fini, de non-comprenant, n’ayant aucun savoir… Il en reste des traces chez l’adulte que je suis devenue, souvent prisonnière de l’avis des autres.
Bien sûr j’ai tenté quelques sorties, comme à mes sept ans pour répondre (en croyant monter sur mes grands chevaux) au fiancé de mon institutrice qui me demandait l’heure…avec un regard moqueur qui disait que je ne pouvais pas savoir lire l’heure ! Puis deux ans plus tard, en tenant tête à une amie de mes parents, qui me demandait d’obtempérer sans m’expliquer le bien fondé de sa demande que je prenais pour un ordre, forcément injuste et infondé….

Et puis il y eut ces moqueries et vexations dans le bus ou la rue, à cause de mon uniforme et de la religion qui lui était associée. Progressivement, je suis née au savoir quand j’ai accepté de voir au-delà des apparences, quand je ne me suis plus contentée de porter des jugements, quand je suis sortie des certitudes et ai dépassé certaines croyances, pour accéder peut-être à l’humilité, à une attitude qui me permette de laisser arriver l’imprévu… Seulement quelques petits malins aimeraient me persuader que je fais l’inverse, parce que je ne partage pas avec eux mon cheminement et mes convictions, parce que je refuse depuis longtemps de me laisser apprivoiser.
Je suis encore d’une violence incroyable envers moi-même. Toute cette violence que je me retiens d’infliger aux autres. Je sors progressivement de cette ornière et je tente désespérément d’exprimer ce que je ne sais même pas formuler en secret… Ce besoin de recevoir et de prodiguer de la tendresse couplée à une envie de hurler en tapant du poing… Ce n’est pas par hasard que je suis devenue, d’abord éducatrice puis formatrice et passe ma vie à essayer d’aider les gens à devenir artisans de leurs propres existences, même quand je rate la mienne. … Apprendre à communiquer me demande beaucoup de rigueur et l’injure la plus cuisante que l’on puisse me faire c’est de me dire que je communique mal, que je ne sais pas écouter.

Je me retrouve malgré moi sur la planète taire, étrange planète ou on ne dit que l’inutile, la météo et l’air du temps qui de toute manière font bon ménage.Comment passer de la rencontre à la relation ? Du virtuel au réel ? Comment avoir des relations durables, de celles qui rendent jolie ? Qui ne m’enferment pas dans mes cicatrices et leurs douleurs ?

Il arrive que l’on me trouve compliquée, que l’on me reproche de trop réfléchir. Si c’est être compliquée que de se poser les questions sur les effets d’un mot, d’un geste et au delà d’une attitude sur celui à qui ils sont destinés. Alors oui, je suis compliquée.

Si c’est être compliquée que de vouloir comprendre les mécanismes qui signent la fin d’une relation. Et bien oui, je suis compliquée.

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Si c’est être compliquée que de tenter de conserver des amitiés ou des amours que je crois m’être bénéfique. Alors, oui je suis compliquée.

Si je refuse de faire honte à la petite fille que j’étais en refusant d’écouter les zadultes autour de moi qui me disent de tourner la page. Alors oui, je suis compliquée.

Je cherche du sens, sans cesse parce que pour moi, c’est nécessaire qu’il y en ait un ! Tant pis s’il n’en est pas de même pour tout le monde. Le manque de sens me panique et me tétanise. Le sens, je ne sais pas toujours le formuler, je mets du temps à le trouver car il m’échappe comme un parfum que je ne sais pas associer à une fleur.

Et si je veux que le sens corresponde à mes désirs, et bien oui, en plus d’être compliquée, je suis utopiste. J’attends de retrouver cette relation qui me semblait une évidence…

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