Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

3 mars, 2010

En attendant le 8 mars … Regarder le monstre dans un miroir

3 ème partie
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Certains humains sont monstrueux ou perçus comme tels, ils sont proches de moi, dans une familiarité déconcertante. En fait les monstres accentuent mon besoin d’être protégée soutenue et de partir à l’aventure. Et comme je ne sais pas dessiner, je tente de mettre cela en mots. Être adulte, c’est faire semblant d’être rationnel, réaliste et raisonnable…en pensant avoir réglé la question du monstrueux. Et, ne pas oublier que le rationnel n’admet pas l’ambivalence. Être plus simple, moins exigeant avec soi et avec les autres aussi.

 

 

 

 

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Accepter de faire le très grand écart entre certaines de facettes de soi, si tout cela est dans la liste de la panoplie de l’Adulte avec un grand « A », le patenté, assermenté qui contrôle expressions des émotions et pulsions parce que ce n’est pas poli de polluer les autres avec ses affects. Mais devenir adulte trouve ses bases dans les étapes qui précèdent, l’enfance et l’adolescence. Et tout dépend de la qualité des matériaux qui se sont superposés. Alors voilà, je pense que le monstre ou ce que l’on perçoit comme tel permet de garder le contact avec quelque chose  d’archaïque mais d’essentiel qui permet de sortir du chaos. La monstruosité chez certains fascine. Pareil  que la lampe fascine le papillon de nuit.

 

 

 

« Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s’aimer. » Paul Geraldy

Chez moi, c’est là où le bât blesse, je n’aime que des monstres…Je déteste les mous et les « normaux » m’indiffèrent puisque je n’en croise jamais. Avec les monstres, j’ai testé un truc rigolo : prendre un air concentré, tête sur  le côté, acquiescer de temps en temps en plissant les yeux » ça marche à tous les coups et comme je suis monstrueuse je trouve ça hilarant. C’est comme de dire,  presque n’importe quand dans la conversation : « le contraire donne l’inverse » et garder un air impassible et pénétré.

Rencontrer des monstres, les aimer comme si c’était naturel c’est pareil pour moi que de conjurer la peur de ne pas être aimée. C’est comme aimer à l’envers, mais je ne sais pas si ça existe. Les mots me servent à mettre ailleurs qu’en moi la tristesse, la peur et la colère.

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Je raconte des histoires depuis que je suis petite fille. On appelait ça « le bulletin de l’école du sabbat » dans l’église de mes parents. Je ressentais très fort ce besoin de raconter, ce besoin de compréhension, de mise en mots et de transmettre.  Et puis j’avais un auditoire captivé, fasciné qui mettait la main à la poche pour la quête quand j’avais fini. Au début, c’était accompagné d’une foi naïve et enfantine pour aller vers le soulagement ou/et l’inquiétude d’avoir trouvé les mots. J’ai perdu cela en perdant la foi.

 

 

En aimant des monstres, ça me libère d’une sorte de culpabilité, je suis capable de dépasser ce qui me terrifie, je ne suis pas si mauvaise, la preuve j’aime un « pas aimable » en vrai, pas pour de rire !

Il me reste maintenant à ne plus avoir peur que d’une seule chose pour pouvoir profiter de tout le reste. J’aurais alors en véritable adulte réglé la question du monstre en moi et par rapport à moi. Je ne serais adulte certes que par moments puisqu’on ne l’est jamais définitivement mais, je pourrais endosser ce rôle social de composition. En regardant le monstre dans un miroir et pas dans les yeux tout en m’approchant de lui, je pourrais m’en débarrasser. Peut-être !

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2 mars, 2010

Ateliers … d’écriture

Classé dans : bavardages,delire,humeurs,jeux,point de vue,societe — kinkajouunblogfr @ 0:12

En prévision du 8 mars, journée de la femme … 2 ème partie
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J’ai  lu ici ce qui aurait pu être une gourmandise puis j’ai exhumé un texte au vitriol écrit avec le fiel que je sécrète parfois :
 

 

 

 

Tu as raison de dire un cul c’est un cul. J’ai raison de ne pas ouvrir le mien à la première bite qui traîne. Je ne suis pas arrivée à comprendre après l’expérience en quoi le fait de me faire malaxer le petit trou par des doigts boudinés et avides, et triturer la chatte par une langue sale, par un type qui a fini par empester la sueur et la crasse qu’il avait dissimulés sous des habits propres, sans sentiments ni tendresse, puisse m’être utile. J’étais, sans désir et distraite, même pas gracieuse…ça s’est passé brutalement, je me suis laissée draguer par un individu qui voyant que je ne l’envoyais pas paître, s’est enhardi à me tutoyer et à me parler vulgairement. Juste pour tirer un coup dans un hôtel minable, pour même pas 50 euros ! Il s’est vautré sur moi en soufflant comme un porc labourant mes fesses de ses doigts et tirant sur mes seins violemment. Par contre j’ai eu droit à sa petite bite tuméfié dans ma bouche, ses doigts dans mon derrière et son foutre sur mon visage après qu’il m’eut brutalement sodomisée. Heureusement, il m’a foutue dehors avant que je ne vomisse. Tu es content  ? on est en démocratie,  j’ai aussi baisé ailleurs sans même savoir le nom de l’animal.

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Plus malheureux que tous est celui qui n’aime plus et ne peut oublié qu’il a aimé.

28 février, 2010

En attendant le 8 mars

1ère partie

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Je marque peu les fêtes et autres commémorations.

 

 

Cependant j’ai envie de poser noir sur blanc certaines de mes ambivalences à l’approche de la journée dédiée à la femme.

Je parle bien d’ambivalences. Il s’agit de réflexions non censurées… Je m’interdis parfois l’autocensure mais je ne souhaite faire adhérer personne aux méandres de ma pensée. Il s’agit vraiment pour moi de mesurer de la distance entre ces pensées et mon quotidien puisque les écarts existent.

Par exemple, je suis perçue comme étant une à la fois : soit maman, soit formatrice, soit éducatrice, soit lubrique, soit personne-ressource, soit intello, soit brut de décoffrage, soit martiniquaise, etc,  mais jamais tout cela à la fois alors que moi je suis tout cela et je me ressens comme étant tout cela en même temps.

En tant que maman : je reviens un midi et je me précipite dans la maison. Je vais écouter le CD que j’entendais dans ma voiture… Mon aînée à qui ce CD appartient est si étonnée qu’elle me propose de me montrer le clip en précisant : tu ne vas pas aimer !

Voyez plutôt :
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Elle est choquée, la petite ! Ben voyons…je ne suis pas née à l’âge que j’ai et je me prête à bien des jeux qu’elle ne soupçonne pas, même  si je trouve normal de ne les partager avec elle d’aucune manière que ce soit.

Je suis sa mère et à ce titre je suis rangée au rayon des vieilles peaux. De sa place c’est peut être cela qu’il faut faire.

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Après une journée de formation, les stagiaires viennent me congratuler et me serrer la main. Savent-ils que je ne les vois pas, eux ! leurs vies, leurs aspirations et leur enthousiasme. Je  suis contente d’avoir survécu à une autre journée malgré mes démons…C’est cela qu’ils devraient percevoir sous mes sourires étonnés. J’ai vaincu la maladie un jour de plus ! Mais non, je grimace par convention et je balbutie les quelques mots qu’ils veulent entendre. Au fond de moi une phrase, une, que je hurle en silence : Barrez-vous !

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Quelques-uns de ceux qui m’ont côtoyé comme éducatrice, enfants de l’époque, leurs parents ou collègues perdus de vue se plaisent à me dire aujourd’hui mon dévouement. Je tente de leur expliquer que j’ai fait mon boulot, rien que mon boulot. Mais ils ne peuvent l’entendre…je suis censée aimer mon prochain, alors que je pense que j’étais juste payée pour ça ! J’aimais ce que je faisais, pas les gens qui étaient concernés. Pour moi, travail social ne rime pas avec don de soi. C’est un métier de l’humain certes, mais un métier c’est aussi un ensemble de techniques.  La recette et le cuistot quoi !

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