Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

4 décembre, 2011

Jouer cartes sur table

On a chacun notre manière de faire face aux situations que la vie nous impose. J’essaye de prendre une leçon de tout ce que j’entends, de tout ce que je vois, de tout ce que je lis, de tout ce que je vis.
C’est, je crois, ce qui m’amène à jouer carte sur table là où autrefois je tergiversais.

So what ?
Je sais  mentir, c’est pour cela aussi que j’aime écrire…enfin quand l’envie m’en vient !
J’ai également cette impression étrange que je suis dans un couloir où je dois donner un coup d’accélérateur à ma vie. Petit souci : je ne sais pas découper ma vie en tranches. Pour arriver quelque part il me faut être dans les conditions où ma sécurité de base soit stable dans tous les domaines.
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Certains domaines de ma prétendue vie sont stables et me garantissent un réel épanouissement. Mon travail par exemple mais aussi mes relations avec mes enfants qui sont plutôt satisfaisantes, même s’ils ne se doutent pas que je puisse être fragile et douter de moi… Pour autant, ils ne sauront rien de mes secrets ou de ce qui me tourmente.
J’ai renoncé à poursuivre des relations que je croyais amicales mais que j’étais seule à nourrir et je me satisfais de très bons rapports avec quelques collègues. Mes liens avec ma fratrie sont distendus mais très forts, mes échanges avec le père de mes enfants sont plus que cordiaux, nos relations sont apaisées et intelligentes. Donc tout irait pour le mieux si je n’avais cette sorte d’instinct qui me pousse à avoir des intérêts uniques et particuliers de nature affectueuse avec une seule personne…
Ce pan de ma vie est donc instable ! Cette instabilité sans m’aveugler, ralentit la mise en route de mes projets de fin de vie.

Tout ce qui dépend de moi évolue favorablement, dès que les sentiments s’emmêlent, c’est la pagaille assurée !

Je procède alors avec cette méthode :  Qui suis-je ?  Qu’est-ce que je veux ?   Qu’est-ce que je veux faire ? et enfin  Comment je veux le faire ? J’oubliais …  Avec qui je veux le faire ?

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Je vous laisse les gens, je dois entamer un long conciliabule avec moi-même puis avec une tierce personne.

 

28 octobre, 2011

Marre

Classé dans : colere,humeurs,mode de vie,point de vue,quotidien,societe — kinkajouunblogfr @ 16:25

Comme il le dit bien André Comte-Sponville mais il n’est pas le seul à voir de haut la paupérisation qui va galopant : « On n’a jamais vécu aussi longtemps, ni sans doute (en moyenne et à l’échelle du monde) aussi bien. On n’a jamais autant produit, autant consommé, jamais été aussi libre…Bref, le monde va plutôt mieux. Et l’on n’entend, en France, que plaintes et gémissements. Pourquoi une telle insatisfaction, une telle anxiété, un tel pessimisme? Le chômage résiste à tous les plans de relance. La dette publique prend des proportions catastrophiques, qui menacent et la construction européenne et l’avenir de nos enfants. »

 Je n’ai pas la prétention de lui répondre à ce monsieur, ni à d’autres qui font ce constat ou qui l’analysent…Il se trouve que je vis cette dégradation de mes conditions de vie et mes enfants avec moi,  et nous ne sommes pas les seuls !

Sans y réfléchir vraiment, j’ai fait le choix il y a une trentaine d’année de m’élever au-dessus du bidonville de la périphérie du port où je suis née : instinct de survie peut-être ! Volonté de ne plus avoir faim sûrement !

 

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Bien sûr, personne ne m’a obligé à avoir quatre enfants, ni à être fonctionnaire territoriale, ni à divorcer… Mais personne ne m’a obligée à venir au monde et à y rester non plus. Comme j’y suis, il faut au moins que j’y sois de manière agréable pour moi. Mais c’est pas gagné, et ça l’est de moins en moins.

 

  Il se trouve que travailler au SMIC n’est pas considéré comme faire des petits boulots…mais qu’en est-il quand dans la réalité vous avez 24 ans, que vous en êtes à votre quatrième remplacement dans la même entreprise, à temps partiel, cela va sans dire, avec seulement les congés hebdomadaires puisqu’il ne s’agit pas d’un seul contrat mais de plusieurs qui s’enchaînent, que ce travail est à 54 km de chez votre père qui vous héberge, que la fatigue accumulée des 110km/jours en voiture est la cause d’accidents… de voiture qui génèrent votre expulsion de chez l’assureur militant ?

Quand à 22 ans vous réussissez enfin à intégrer un centre de formation qui se trouve à 159 km de votre domicile habituel, il faut trouver un appartement, guère plus grand qu’un cagibi  mais que vous payez au prix fort et assumer les frais qui vont avec…et puis il faut y aller, en voiture comme votre frère aîné puisque les transports ne sont conçus que vers la capitale de notre beau pays, les autres axes ne sont pas si bien desservis que veulent nous le dire les responsables des voies ferrés.

A 20 ans, oh le bel âge ! vous cherchez aussi à vous insérer par le travail, mais pour celà il faut franchir la distance entre le domicile et les lieux de l’emploi. Et hop ! un troisième véhicule ! Pour les mêmes raisons que ci-dessus.

Venons-en maintenant au financement de toutes ces « choses ». Le code civil en parle dans les articles articles 203 à 211, et articles 303 et 367. Les parents doivent à leurs enfants une assistance sauf si ceux-ci se maintiennent volontairement dans l’indigence !

La quatrième, Dieu, Allah, Bouddha ou d’autres soient loués, elle n’est qu’en seconde pour apprendre à en baver : dès la rentrée les profs l’ont dit « cette classe est immature, on va devoir la cadrer »…tout ça pour apprendre à faire la queue au pôle emploi !

Pour en revenir à André Comte-Sponville « C’est vrai en particulier du sort fait aux jeunes : il est inacceptable qu’ils aillent de stage en stage, de chômage en petit boulot, sans pouvoir décemment se loger - sauf l’aide des parents »…

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Alors parlons-en des parents et de leurs revenus (je n’oublie pas que personne ne m’a obligé à être quatre fois parent), mais il est trop tard pour les noyer et eussent-ils été des petits chats, c’est cruel et interdit ! Un père directeur dans la fonction publique n’a pas un salaire de directeur de cabinet(je ne sais rien du salaire ni des charges d’un directeur de cabinet…je fantasme ). Une mère dans la fonction publique (catégorie B), a ce qu’on appelle un revenu moyen. Ben oui ! mes enfants n’ont pas la chance d’avoir des parents financiers et/ou spéculateurs. Et si nos revenus de parents sont réguliers (ce qui n’est pas le cas de tous les parents)ils n’en sont pas moins insuffisants quand on doit se porter garant pour la caution locative du cagibi suscité ou pour les crédits afférents aux véhicules garantissant la mobilité des rejetons qui ne demandent qu’à s’envoler.

Là-dessus, comme si je cherchais le bâton pour me faire battre…je demande le divorce et la procédure, peu onéreuse du point de vue de ceux qui n’ont pas à la payer vient me casser les reins !

impasse.jpgNon content de cela, ne voila t’il pas que malgré  le prononcé du divorce et les fonds versés chez le notaire, celui-ci n’a fait aucune des démarches normales me permettant de récupérer la soulte…qui aussi petite soit-elle me permettrait de bouffer !

Alors colère ! j’ai envie de lui dire à cette grosse conne qui a le même prénom que moi de sortir de sous le bureau de son patron parce que je peux marcher à pied, mettre des pulls, ne plus avoir de téléphone portable, me passer d’internet, mais m’arrêter de manger, non ! je mange déjà une fois par jour, moins je ne peux pas, et ma banque ne fait pas service social.

Encore Comte-Sponville : « Ce n’est pas parce que la vie a un sens qu’il faut se battre. C’est pour qu’elle en ait un. » Alors je me bats. Mais putain…j’en ai marre de me battre pour tout.

14 octobre, 2011

Au bout de l’absence

Classé dans : humeurs,mode de vie,point de vue,quotidien,reflexions,relations — kinkajouunblogfr @ 0:47

Si l’intérêt pour l’autre peut être simulé, le temps qui presse, passe alors …qu’il serait doux de le prendre.

Le dialogue…par consentement mutuel est l’une des composantes essentielles d’une relation. Pour cela, un autre ingrédient est profitable aux protagonistes : la patience !

Je ne suis pas croyante, mais dans les jours lointains de mon enfance mes parents m’avaient inculqué toute la patience utile pour attendre d’être heureuse… au retour de Jésus ! pas tout de suite donc, puisqu’il ne leur avait point communiqué la date de ce retour qu’il disait « prochain » si mes souvenirs sont bons.

Je ne suis pas philosophe, je me lasse d’apprivoiser le temps, je suis plutôt adepte de la pédagogie, de ce fait, je tente souvent de m’en faire un allié.

Je compose (comme d’autres) avec le temps. Jamais sans mal et j’aimerais avoir le talent( ou la patience) pour y arriver vraiment.

 absence.jpgLe temps (ton temps) m’impose sa cadence, difficile à maîtriser tant j’ai envie qu’il soit rempli de choses avec toi.

Dans cette durée, dans l’intervalle où se succèdent les (non) évènements, j’égrène les secondes, les minutes, les heures à l’étroit dans une vie où tu n’es pas.

Avec (sans) toi, je ne contrôle rien de mon temps, je suis comme un enfant dont les rythmes sont définis par un adulte. Même pendant mon sommeil il n’y a pas de pause pour que je me repose de ton absence.

L’absence -ton absence- prend toute la place et il n’y a plus aucun temps fort : aucune cadence qui vienne rythmer départs et retrouvailles, nuits et jours, travail et vacances. Font défaut ces moments d’émerveillement (oui, il y en a eu) où le temps paraît suspendu.

Alors, je me surprends à revendiquer du temps avec toi, du temps pour toi et moi, dans un exercice périlleux qui t’éloigne de là où je végète. Je revendique du temps pour que tu me regardes, pour que l’on se comprenne.

Toi, tu prends ton temps en détruisant le mien, tu assures ta suffisance et tu t’appliques à ce que je perde mon temps à force de vouloir le confondre dans le tien. J’en ai perdu la maîtrise depuis longtemps pour me retrouver plongée dans ce chaos d’incertitudes qui forme mon quotidien. Je me contente de respirer, sans rien pouvoir perfectionner et je regrette que mon air ne se mélange jamais au tien. Je sais que chacun tricote le temps à son rythme, avec ses potentialités.

Je suis à l’affût d’une solution que je porte certainement en moi qui puisse m’extraire de cette vision obsessionnelle du temps qui passe. Je cherche à faire confiance au temps au point de m’autoriser à prendre le temps de ne pas vivre ensemble.

absence1.jpgJe n’ai la foi que conditionnelle et quand je serais parvenue à tolérer cette frustration, j’aurais l’éventuelle surprise d’une rencontre avec toi. Voilà, voilà…c’est cette capacité à tolérer la frustration et le doute que je dois acquérir. A ce prix, l’attente aura un sens, celui généré par l’alternance avec ta présence. Cette attente aurait servi à tenter de repérer les indices de la fin de l’absence dans les signes que tu m’adresses.

J’oubliais : tu ne connais pas l’alternance…..

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