Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

29 novembre, 2011

Petit tour au ciné

Classé dans : amours,bavardages,belles choses,douceurs,enfants,humeurs,musique,passions,politique — kinkajouunblogfr @ 22:05

Je me suis secouée et malgré mon envie d’y aller avec lui, je me suis rendue seule voir Les neiges du Kilimandjaro puisqu’il devait s’occuper de sa progéniture (il me restait 3 tickets de ciné à tarif réduit, valables jusqu’à fin décembre).

Image de prévisualisation YouTube

J’ai pleuré en entendant cette chanson de Pascal Danel que je chantais à tue-tête autrefois ! J’ai fredonné aussi Many rivers to cross et quasiment toute la bande son ! Mais avant ça, j’ai pris un coup de jeune ! J’étais la plus jeune ou la moins vieille de la salle, c’est selon…tous les autres avaient au mieux la soixantaine frétillante !

Ce film, je l’ai savouré et comme en son temps, Marius et Jeannette et La tête en friche, je vais guetter sa sortie en DVD en espérant que la fortune me sourie d’ici là ! Je ne vous le raconterais pas, je ne saurais pas le faire mais s’il passe encore dans une petite salle près de chez vous et si vous avez une sensibilité d’humaniste…installez-vous dans cette salle.

Petit tour au ciné dans amours photo_1319450742_1
Je pensais à cela et à ma fille aînée tout en me faisant la réflexion que finalement j’appréciais d’avoir mon âge quand je me trouvais au milieu de ceux qui avaient 20 ou 25 ans de plus que moi…

Je marchais avec deux sacs de courses pendus à mon avant-bras avec le plus d’élégance possible, un joli fleuri automnal et l’autre plastique rose bien polluant pour l’environnement si on le jette. J’avançais d’un bon pas, tête haute sous mon parapluie, ventre rentré et fesses comme toujours haut placées.

 

carousel2 dans bavardages

Je dépasse deux hommes qui fument sur un trottoir quand l’un deux m’interpelle en me disant « Madame, un dîner presque parfait avec moi ? Vous m’avez charmé en passant ! »
Je suis revenue sur mes pas pour lui dire que je n’aimais pas et que je ne savais pas cuisiner…
Il avait la tenue que j’attribue à un chef cuistot, ce qu’il a confirmé en me disant que je serais, si j’acceptais, son invitée privée ! Nous avons échangé quelques mots et son pote écarquillait les yeux en tournant la tête de droite à gauche comme à un match de tennis ! Incroyable, la drague classique existe encore à l’ère d’internet !
On verra bien s’il y a une suite à cette « relation de trottoir » en tout cas, j’ai repris le sourire que j’avais sur le visage depuis que j’avais rencontré grande demoiselle à ma sortie du cinéma. Je ne suis pas sûre d’être disponible mais depuis quelques jours, c’est ce message inconscient que j’adresse à certains dont je croise la route. Qu’importe !

3 juin, 2011

Éblouissements

Classé dans : citations,humeurs,littérature,poesie,politique,quotidien,societe — kinkajouunblogfr @ 20:00

Temps miraculeux ! ô gaîtés homériques ! Ô rires de l’Europe et des deux Amériques !

Croûtes qui larmoyez ! bons dieux mal accrochés
Qui saignez dans vos coins ! madones qui louchez !
Phénomènes vivants ! ô choses inouïes !
Candeurs ! énormités au jour épanouies !
Le goudron déclaré fétide par le suif,
Judas flairant Shylock et criant : c’est un juif !
L’arsenic indigné dénonçant la morphine,
La hotte injuriant la borne, Messaline
Reprochant à Goton son regard effronté,
Et Dupin accusant Sauzet de lâcheté !
Oui, le vide-gousset flétrit le tire-laine,
Falstaff montre du doigt le ventre de Silène,
Lacenaire, pudique et de rougeur atteint,
Dit en baissant les yeux : J’ai vu passer Castaing !
Je contemple nos temps. J’en ai le droit, je pense.
Souffrir étant mon lot, rire est ma récompense.
Je ne sais pas comment cette pauvre Clio
Fera pour se tirer de cet imbroglio.
Ma rêverie au fond de ce règne pénètre,
Quand, ne pouvant dormir, la nuit, à ma fenêtre,
Je songe, et que là-bas, dans l’ombre, à travers l’eau,
Je vois briller le phare auprès de Saint-Malo.
Donc ce moment existe ! il est ! Stupeur risible !
On le voit ; c’est réel, et ce n’est pas possible.
L’empire est là, refait par quelques sacripants.
Bonaparte le Grand dormait. Quel guet-apens !
Il dormait dans sa tombe, absous par la patrie.
Tout à coup des brigands firent une tuerie
Qui dura tout un jour et du soir au matin ;
Napoléon le Nain en sortit. Le destin,
De l’expiation implacable ministre,
Dans tout ce sang versé trempa son doigt sinistre
Pour barbouiller, affront à la gloire en lambeau,
Cette caricature au mur de ce tombeau.
Ce monde-là prospère. Il prospère, vous dis-je !
Embonpoint de la honte ! époque callipyge !
Il trône, ce cokney d’Eglinton et d’Epsom,
Qui, la main sur son coeur, dit : Je mens, ergo sum.
Les jours, les mois, les ans passent ; ce flegmatique,
Ce somnambule obscur, brusquement frénétique,
Que Schoelcher a nommé le président Obus,
Règne, continuant ses crimes en abus.
Ô spectacle ! en plein jour, il marche et se promène,
Cet être horrible, insulte à la figure humaine !
Il s’étale effroyable, ayant tout un troupeau
De Suins et de Fortouls qui vivent sur sa peau,
Montrant ses nudités, cynique, infâme, indigne,
Sans mettre à son Baroche une feuille de vigne !
Il rit de voir à terre et montre à Machiavel
Sa parole d’honneur qu’il a tuée en duel.
Il sème l’or ; – venez ! – et sa largesse éclate.
Magnan ouvre sa griffe et Troplong tend sa patte.
Tout va. Les sous-coquins aident le drôle en chef.
Tout est beau, tout est bon, et tout est juste ; bref,
L’église le soutient, l’opéra le constate.
Il vola ! Te Deum. Il égorgea ! cantate.
Lois, moeurs, maître, valets, tout est à l’avenant.
C’est un bivouac de gueux, splendide et rayonnant.
Le mépris bat des mains, admire, et dit : courage !
C’est hideux. L’entouré ressemble à l’entourage.
Quelle collection ! quel choix ! quel OEil-de-boeuf !
L’un vient de Loyola, l’autre vient de Babeuf !
Jamais vénitiens, romains et bergamasques
N’ont sous plus de sifflets vu passer plus de masques.
La société va sans but, sans jour, sans droit,
Et l’envers de l’habit est devenu l’endroit.
L’immondice au sommet de l’état se déploie.
Les chiffonniers, la nuit, courbés, flairant leur proie,
Allongent leurs crochets du côté du sénat.
Voyez-moi ce coquin, normand, corse, auvergnat :
C’était fait pour vieillir bélître et mourir cuistre ;
C’est premier président, c’est préfet, c’est ministre.
Ce truand catholique au temps jadis vivait
Maigre, chez Flicoteaux plutôt que chez Chevet ;
Il habitait au fond d’un bouge à tabatière
Un lit fait et défait, hélas, par sa portière,
Et griffonnait dès l’aube, amer, affreux, souillé,
Exhalant dans son trou l’odeur d’un chien mouillé.
Il conseille l’état pour ving-cinq mille livres
Par an. Ce petit homme, étant teneur de livres
Dans la blonde Marseille, au pays du mistral,
Fit des faux. Le voici procureur général.
Celui-là, qui courait la foire avec un singe,
Est député ; cet autre, ayant fort peu de linge,
Sur la pointe du pied entrait dans les logis
Où bâillait quelque armoire aux tiroirs élargis,
Et du bourgeois absent empruntait la tunique
Nul mortel n’a jamais, de façon plus cynique,
Assouvi le désir des chemises d’autrui ;
Il était grinche hier, il est juge aujourd’hui.
Ceux-ci, quand il leur plaît, chapelains de la clique,
Au saint-père accroupi font pondre une encyclique ;
Ce sont des gazetiers fort puissants en haut lieu,
Car ils sont les amis particuliers de Dieu
Sachez que ces béats, quand ils parlent du temple
Comme de leur maison, n’ont pas tort ; par exemple,
J’ai toujours applaudi quand ils ont affecté
Avec les saints du ciel des airs d’intimité ;
Veuillot, certe, aurait pu vivre avec Saint-Antoine.
Cet autre est général comme on serait chanoine,14bertoinblouissement.jpg
Parce qu’il est très gras et qu’il a trois mentons.
Cet autre fut escroc. Cet autre eut vingt bâtons
Cassés sur lui. Cet autre, admirable canaille,
Quand la bise, en janvier, nous pince et nous tenaille,
D’une savate oblique écrasant les talons,
Pour se garer du froid mettait deux pantalons
Dont les trous par bonheur n’étaient pas l’un sur l’autre.
Aujourd’hui, sénateur, dans l’empire il se vautre.
Je regrette le temps que c’était dans l’égout.
Ce ventre a nom d’Hautpoul, ce nez a nom d’Argout.
Ce prêtre, c’est la honte à l’état de prodige.
Passons vite. L’histoire abrège, elle rédige
Royer d’un coup de fouet, Mongis d’un coup de pied,
Et fuit. Royer se frotte et Mongis se rassied ;
Tout est dit. Que leur fait l’affront ? l’opprobre engraissé.
Quant au maître qui hait les curieux, la presse,
La tribune, et ne veut pour son règne éclatant
Ni regards, ni témoins, il doit être content
Il a plus de succès encor qu’il n’en exige ;
César, devant sa cour, son pouvoir, son quadrige,
Ses lois, ses serviteurs brodés et galonnés,
Veut qu’on ferme les veux : on se bouche le nez.
Prenez ce Beauharnais et prenez une loupe ;
Penchez-vous, regardez l’homme et scrutez la troupe.
Vous n’y trouverez pas l’ombre d’un bon instinct.
C’est vil et c’est féroce. En eux l’homme est éteint
Et ce qui plonge l’âme en des stupeurs profondes,
C’est la perfection de ces gredins immondes.
A ce ramas se joint un tas d’affreux poussahs,
Un tas de Triboulets et de Sancho Panças.
Sous vingt gouvernements ils ont palpé des sommes.
Aucune indignité ne manque à ces bonshommes ;
Rufins poussifs, Verrès goutteux, Séjans fourbus,
Selles à tout tyran, sénateurs omnibus.
On est l’ancien soudard, on est l’ancien bourgmestre ;
On tua Louis seize, on vote avec de Maistre ;
Ils ont eu leur fauteuil dans tous les Luxembourgs ;
Ayant vu les Maurys, ils sont faits aux Sibours ;
Ils sont gais, et, contant leurs antiques bamboches,
Branlent leurs vieux gazons sur leurs vieilles caboches.
Ayant été, du temps qu’ils avaient un cheveu,
Lâches sous l’oncle, ils sont abjects sous le neveu.
Gros mandarins chinois adorant le tartare,
Ils apportent leur coeur, leur vertu, leur catarrhe,
Et prosternent, cagneux, devant sa majesté
Leur bassesse avachie en imbécillité.

Cette bande s’embrasse et se livre à des joies.
Bon ménage touchant des vautours et des oies !
Noirs empereurs romains couchés dans les tombeaux,
Qui faisiez aux sénats discuter les turbots,
Toi, dernière Lagide, ô reine au cou de cygne,
Prêtre Alexandre six qui rêves dans ta vigne,
Despotes d’Allemagne éclos dans le Roemer,
Nemrod qui hais le ciel, Xercès qui bats la mer,
Caïphe qui tressas la couronne d’épine,
Claude après Messaline épousant Agrippine,
Caïus qu’on fit césar, Commode qu’on fit dieu,
Iturbide, Rosas, Mazarin, Richelieu,
Moines qui chassez Dante et brisez Galilée,
Saint-office, conseil des dix, chambre étoilée,
Parlements tout noircis de décrets et d’olims,
Vous sultans, les Mourads, les Achmets, les Sélims,
Rois qu’on montre aux enfants dans tous les syllabaires,
Papes, ducs, empereurs, princes, tas de Tibères !
Bourreaux toujours sanglants, toujours divinisés,
Tyrans ! enseignez-moi, si vous le connaissez,
Enseignez-moi le lieu, le point, la borne où cesse
La lâcheté publique et l’humaine bassesse !
Et l’archet frémissant fait bondir tout cela !
Bal à l’hôtel de ville, au Luxembourg gala.
Allons, juges, dansez la danse de l’épée !
Gambade, ô Dombidau, pour l’onomatopée !
Polkez, Fould et Maupas, avec votre écriteau,
Toi, Persil-Guillotine, au profil de couteau !
Ours que Boustrapa montre et qu’il tient par la sangle,
Valsez, Billault, Parieu, Drouyn, Leboeuf, Delangle !
Danse, Dupin ! dansez, l’horrible et le bouffon !
Hyènes, loups, chacals, non prévus par Buffon,
Leroy, Forey, tueurs au fer rongé de rouilles,
Dansez ! dansez, Berger, d’Hautpoul, Murat, citrouilles !
Et l’on râle en exil, à Cayenne, à Blidah !
Et sur le Duguesclin, et sur le Canada,
Des enfants de dix ans, brigands qu’on extermine,
Agonisent, brûlés de fièvre et de vermine !
Et les mères, pleurant sous l’homme triomphant,
Ne savent même pas où se meurt leur enfant !
Et Samson reparaît, et sort de ses retraites !
Et, le soir, on entend, sur d’horribles charrettes
Qui traversent la ville et qu’on suit à pas lents,
Quelque chose sauter dans des paniers sanglants !
Oh ! laissez ! laissez-moi m’enfuir sur le rivage !
Laissez-moi respirer l’odeur du flot sauvage !
Jersey rit, terre libre, au sein des sombres mers ;
Les genêts sont en fleur, l’agneau paît les prés verts ;
L’écume jette aux rocs ses blanches mousselines ;
Par moments apparaît, au sommet des collines,
Livrant ses crins épars au vent âpre et joyeux,
Un cheval effaré qui hennit dans les cieux !
24 mai. Jersey.
Victor Hugo

4 mai, 2011

Tu confonds pauvre imbécile…

Classé dans : bavardages,humeurs,politique,quotidien,reflexions,relations,religion,societe — kinkajouunblogfr @ 16:10

Vous pensez qu’il me connaissait Serge Reggiani ? Je suis sûre que non ! Et pourtant on dirait que c’est à mon intention qu’il chante Madame Nostalgie…

Image de prévisualisation YouTube

Cette nostalgie qui résiste à une question existentielle : Comment peut-on être amoureuse d’un facho ?

J’ai toujours été politisée, même quand je ne connaissais pas le mot. Le concept du politique a toujours accompagné mes pas « Le politique est l’un de ces objets très curieux que tout le monde sent très bien intuitivement et qu’il est en même temps très difficile d’expliciter. »

Pour ma part je concevais, alors que j’étais enfant, le politique comme étant cette émanation de la pensée humaine qui s’organise pour régir les rapports des hommes entre eux, notamment dans la sphère publique, par exemple : le bus n’est pas ma propriété,  il est mis à ma disposition par l’entrepeneur de transport moyennant une participation financière plus que symbolique pour le trajet que je veux effectuer. En ce sens, je prends soin du bus qui est un peu à moi ! On peut remplacer le bus par la cabine téléphonique ou l’abri-bus ou le tram ou la chaussée… Comment donc devenu adulte ne pas faire la distinction entre le politique et la politique qui est souvent affaire d’idéologies plus ou moins avouables ?

0000pouponfacho.jpg
Il me semble que c’est celà qui m’a aveuglé : Puisque je fais la distinction, j’ai eu la faiblesse de croire que tout le monde la faisait. Pire que celà, j’ai éludé ce qu’en toute autre circonstance tout mon être m’aurait hurlé : on ne peut pas être directeur de campagne d’un facho si on ne l’est pas soi-même ! La belle enveloppe et le charisme de cet individu-là m’éloignait des principes les plus élémentaires de pensée politique et de distance essentielle. Eh oui ! Certains fachos ont une gueule d’ange  ! Mais je reste persuadée, une fois que j’ai retrouvé ma raison qu’on ne fait pas n’importe quoi…même pour nourrir ses enfants, et signer un tel contrat avec un salaud aux idées malpropres c’est sûrement qu’on partage ses idées pestilentielles. C’est  un peu facile ensuite d’évoquer la démission ou l’assignation aux prud’hommes pour rentrer dans ses fonds ! Cet argent-là il pue…

antifacho.jpg

 

Pourtant et la situation est à la fois indicible et invivable, je reste amoureuse (je devrais pour bien faire tenter de définir ce terme) de cette personne ! Celle qui est sous le salaud. Est-ce une déformation professionnelle ? La même qui m’avait fait croire que je pourrais aider un alcoolique !

Est-ce un résidu de mon éducation religieuse  ? Tu aimeras ton prochain comme toi même !

 

 

Où est-ce plus terre à terre ? Lui, je le voulais juste parce qu’il faisait partie de ceux que je n’avais pas eu ?

 

 

1234
 

royaumedeprincesse |
Quand il n'y a plus que des... |
bolduc |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Bulles de vie
| Les moments parfaits
| Journal d'une fille sans av...