Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

6 décembre, 2014

Ma préférence nationale

Classé dans : colere,humeurs,mode de vie,point de vue,politique,quotidien,reflexions,relations,societe — kinkajouunblogfr @ 23:42

C’était il y a longtemps un cubain… Si mes souvenirs sont exacts, il était en France depuis cinq ou six ans. Il y avait fait venir sa fille depuis 2 ans. Il ne parlait que de Cuba. Il regardait la télé de Cuba, ou plutôt celle que faisaient les Cubains qui vivent aux Etats-Unis. Sa nourriture était exclusivement cubaine. Évidemment sa musique été cubaine.
« Grâce » à des associations humanitaires il avait obtenu un travail en tant que cuisinier ce qui n’était pas son métier d’origine. Pour cela il avait bénéficié d’une formation rémunérée. Il avait également eu un revenu de substitution un certain temps ce qui lui avait permis le soir, de donner des cours de salsa en complément et au noir, cela va de soi.
Comme si ça coule de source il était maintenant logé en HLM flambant neuf dans la banlieue toulousaine, avec parking en sous-sol et digicode à l’entrée. Sa fille avait suivi le même parcours : un premier métier lui avait été financé par la Région. Ce métier ne lui convenant plus, elle avait fait procéder à un licenciement conventionnel pour bénéficier d’abord des allocations chômage puis d’une formation par le FONGECIF.
Non content de profiter de sommes versées par les classes moyennes qui faisaient cet effort pour les autres, notre cubain s’autorisait même à critiquer les Français d’origine musulmane car ceux-ci disait-il, prenaient trop de place étaient trop bruyants, trop nombreux et il n’en voulait d’ailleurs pas comme voisins. Il estimait malvenu une prétendue clémence des autorités policières à leur égard. Il se trouvait également partisan d’un retour au pays pour ces gêneurs…

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Aujourd’hui mon interlocuteur est européen. Il a donné congé à son pays parce que celui-ci est en faillite et qu’il ne peut plus y trouver de quoi exister décemment. Il n’est pas gêné d’être inscrit dans une agence d’intérim en même temps qu’il est inscrit au Pôle emploi et qu’à ce titre il bénéficie par exemple de titres de transport quasiment gratuits, y compris lorsqu’il travaille. Il ne paie pas d’abonnement Internet puisqu’il a trouvé toute une liste de codes lui permettant d’avoir un accès gratuit. Il refuse un travail à 1500 euros puisque je le cite « Hollande lui donne mille euros sans travailler » … ( Après un bac S, un bac pro et un petit tour à la fac, mon fils émarge à 1400 €/mois) Il envisage plutôt sereinement de se faire embaucher par une boîte de son pays qui le paierait au noir, dans le même temps où il serait inscrit au Pôle emploi et continuerait à bénéficier des avantages liés à son statut de demandeur d’emploi ici.
Il a repéré que pour sa fille l’inscription à la Mission Locale d’Insertion lui permettrait de gagner 500 euros sur l’inscription au permis de conduire. 500 euros que le Conseil général lui accorderait sans aucune demande de remboursement. ( ma dernière fille va entamer le même apprentissage…le Conseil Général n’en saura rien)
Il envisage de faire pour lui et sa fille éventuellement, une demande pour être logé en HLM et de manière à peine détournée me demande si j’ai des connaissances qui lui permettraient de faire grimper son dossier en haut de la pile.

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Comme le cubain de naguère il trouve que les Arabes prennent trop de place dans les HLM. A la question de savoir s’il s’agit d’un » arabe » français où étranger, il répond sans sourciller : les deux !
Je lui rappelle que dans l’histoire, le contribuable français que je suis, dont les enfants n’ont jamais bénéficié des aides auxquelles il prétend fait partie de ces gens qui financent ce qu’il utilise sans avoir jamais participé à l’effort national.
Je trouve normal que les français bénéficient du système français qui devrait leur être attribué en priorité. Je constate que le système est comme un gruyère et j’ai alors tendance à interroger le mot fraternité de la devise nationale QUE pour les nationaux. Ma fraternité universelle est au plus bas… ce qui ne m’empêche pas de tricoter des petits bonnets, je ne sais même pas pour quelle association.

5 mai, 2013

Et puis j’ai lu ça sur FB…

Il y a quelques jours, je regardais un documentaire dans lequel était interviewé un jeune homme qui participait à la fameuse « marche des beurs » en 1983. Un de mes fils, qui a 18 ans, me fit remarquer que ce jeune homme s’exprimait extrêmement bien, clairement et connaissait parfaitement son sujet. Je lui répondis que dans ces années là, les jeunes des quartiers étaient politiquement « conscientisés », qu’ils étaient capables de s’organiser au delà d’émeutes tiers-mondistes, et qu’ils pensaient en conjuguant tous les verbes avec « nous ». Et pour moi, voilà le terrible changement auquel nos sociétés, principalement urbaines, doivent faire face : l’ultra-individualisme…

Et le 11 septembre 2001 a scellé le côté irréversible de ce changement, car le premier support culturel de notre pays qu’est la télévision a complètement basculé dans un flot d’informations tragiques et effrayantes, de publicités rassurantes et de téléréalité absurde. L’information se délecte de faits divers violents qui étaient cantonnés aux colonnes de la sixième page du journal local il y a 30 ans. Et tous les Français se disent, » mon Dieu, que ce pays est devenu violent ! ». Violent ? Des aînés me racontaient l’autre jour comment ils se battaient dans les années 60, à 400 gars contre 400 bougres, ou à l’époque des « blousons noirs », comment le public s’affrontait à coup de chaises et de barres de fer pendant un concert de… Johnny ! Cela renvoie le grand méchant « gangster rap » français, si souvent décrié, dans la catégorie « musique pour enfants », si ça se passait aujourd’hui, ces « bastons » feraient la une du JT de 20 heures, et pour peu que les protagonistes soient des « caïds de cité – noirs – arabo – musulmans – armés jusqu’aux dents », on en aurait pour 6 mois…

Effectivement, les gamins des quartiers n’ont majoritairement plus aucune conscience sociale, ni politique. Ils veulent ressembler à « monsieur tout le monde », mais version riche. Car les formidables émissions télé qu’ils affectionnent leur rabâchent que l’apparence est primordiale, la forme l’emporte sur le fond. Du coup, ils veulent la femme avec la parfaite plastique, l’appart, la grosse voiture, les vêtements chers, et si possible: la rolex… Et si certains d’entre eux sont délinquants pour pouvoir accéder à leur idéal, ce ne sont pas des « robin des bois », ce sont des délinquants ultra-libéraux.

Ah… pour s’intégrer, ils se sont bien intégrés! Puis, lorsqu’ils s’aperçoivent que le modèle libéral ne fonctionne pas pour tous, ils partent en quête d’un idéal des origines, qu’ils ne connaissent pas pour la plupart, et le trouvent dans la voie des interprétations extrêmes car c’est la seule qui les valorise à leurs yeux, c’est la désintégration.

Dans tous ces changements de cap, les maître-mots sont « s’en sortir ». Seul. Les réseaux sociaux sont là pour l’attester, tout comme les forums, les commentaires correspondent souvent à un gonflement de l’égo. Un quotidien coincé entre clics, buzz, tweets, et vues…

D’un autre côté, chez certaines personnes qui vivent un rêve gauchiste en habitant dans le 19ème à Paris ou au Panier à Marseille, qui vont aux « sardinades » comme les prolos, et qui nous distillent à nous les gens du Hip-Hop, des leçons de comportement à longueur de temps, on ne fait aucun effort pour cerner cette jeunesse. Puis vient la tarte, bien lourde, un dimanche, en rentrant chez soi, et on se fait voler son portable dans la foulée, les dangers du 19ème n’est-ce pas ? Ils étaient de gauche… jusqu’à l’agression.

Pour finir, dans cette France « profonde » ou on se jalouse, ou on vole la veste du petit camarade de son fils sur le portant de l’école maternelle tout en pestant contre les immigrés, ou on se délecte de voir des « stars » déchues de la télévision s’exploser dans une piscine en sautant de quinze mètres, on est convaincu que le pays sombre dans la violence. Oui, toute cette violence exhibée dans les médias est un formidable outil promotionnel, elle engendre la peur et la peur engendre la division, le désir de sur-consommation et la désignation de « l’autre » comme coupable d’une hypothétique situation critique. On s’isole, on essaie de « faire son trou » et les nouvelles valeurs télé-réalité-esques nous disent qu’on peut tricher, dénoncer, critiquer, faire des sale coups : c’est cool ! C’est le jeu ! Chacun sa mère comme on disait quand on était minots ! En bout de chaîne, les hommes et femmes politiques se sont adaptés à ce système, ils « squattent » les antennes radio, télé à tel point qu’on a le sentiment que c’est cela leur boulot finalement. Non, leur boulot c’est d’exécuter les tâches qu’ils ont promis d’accomplir quand ils ont été élus, à moins qu’ils ne travaillent depuis un bureau à BFM, i>Télé ou RTL… Auto-promo permanente… Il faut savoir se placer.

Dans tout ce chaos, je ne sais même pas ou me situer, je ne dis pas que je suis meilleur, je tombe certainement dans un de ces cas de figure parfois. Mais j’essaie de lutter contre, de penser au pluriel, éduquer mes enfants correctement, exprimer mon amour aux miens quotidiennement et faire des choses qui me semblent bien autour de moi constitue un premier pas. J’espère en tout cas, que notre beau pays dans les espoirs, les luttes et les épreuves qui l’attendent, conjuguera son futur avec « nous »…

Akhenaton du groupe IAM

Et puis j'ai lu ça sur FB... dans citations akhenaton-300x300

photo de Karim La Plaine

25 avril, 2013

Le sens de ma vie

Je gagne ma vie, c’est un fait et ça fait des années que ça dure.

Mais à quoi ça sert de gagner sa vie ?

J’entends de temps en temps des histoires de collègues décédés juste après avoir atteint(enfin) la retraite.

De ce point de vue, gagner sa vie ne peut se résumer à arriver à la retraite pour en profiter.

Après trois mois d’inactivité à cause d’une opération utile mais bénigne, j’en suis venue à m’interroger :

A quoi ça sert de se lever tous les jours, de se laver, s’habiller, aller travailler, refaire les choses dans le sens inverse et cela 25 jours par mois ?

Gagner des sous pour payer les factures, la bouffe, les impôts, l’essence, la mutuelle, la maison, les habits pour aller au travail et après ? Pas la voiture, je l’ai payée cash !

On ne vit pas pour ça, c’est nul !

Alors je cogite et je me dis que soit, je fais une formation pour encore changer de métier. Le métier que je veux faire me ferait encore m’occuper des autres.

Je crois pourtant que j’ai donné comme éducatrice, formatrice et…mère de quatre enfants.

Et si je partais quelque part ? Si j’hypothéquais ma maison pour en acheter une autre ailleurs, où je pourrais éventuellement être accueillante occasionnelle dans un paradis sur terre ?Le sens de ma vie dans amours dsc0389-300x199

 

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