Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

14 octobre, 2011

Au bout de l’absence

Classé dans : humeurs,mode de vie,point de vue,quotidien,reflexions,relations — kinkajouunblogfr @ 0:47

Si l’intérêt pour l’autre peut être simulé, le temps qui presse, passe alors …qu’il serait doux de le prendre.

Le dialogue…par consentement mutuel est l’une des composantes essentielles d’une relation. Pour cela, un autre ingrédient est profitable aux protagonistes : la patience !

Je ne suis pas croyante, mais dans les jours lointains de mon enfance mes parents m’avaient inculqué toute la patience utile pour attendre d’être heureuse… au retour de Jésus ! pas tout de suite donc, puisqu’il ne leur avait point communiqué la date de ce retour qu’il disait « prochain » si mes souvenirs sont bons.

Je ne suis pas philosophe, je me lasse d’apprivoiser le temps, je suis plutôt adepte de la pédagogie, de ce fait, je tente souvent de m’en faire un allié.

Je compose (comme d’autres) avec le temps. Jamais sans mal et j’aimerais avoir le talent( ou la patience) pour y arriver vraiment.

 absence.jpgLe temps (ton temps) m’impose sa cadence, difficile à maîtriser tant j’ai envie qu’il soit rempli de choses avec toi.

Dans cette durée, dans l’intervalle où se succèdent les (non) évènements, j’égrène les secondes, les minutes, les heures à l’étroit dans une vie où tu n’es pas.

Avec (sans) toi, je ne contrôle rien de mon temps, je suis comme un enfant dont les rythmes sont définis par un adulte. Même pendant mon sommeil il n’y a pas de pause pour que je me repose de ton absence.

L’absence -ton absence- prend toute la place et il n’y a plus aucun temps fort : aucune cadence qui vienne rythmer départs et retrouvailles, nuits et jours, travail et vacances. Font défaut ces moments d’émerveillement (oui, il y en a eu) où le temps paraît suspendu.

Alors, je me surprends à revendiquer du temps avec toi, du temps pour toi et moi, dans un exercice périlleux qui t’éloigne de là où je végète. Je revendique du temps pour que tu me regardes, pour que l’on se comprenne.

Toi, tu prends ton temps en détruisant le mien, tu assures ta suffisance et tu t’appliques à ce que je perde mon temps à force de vouloir le confondre dans le tien. J’en ai perdu la maîtrise depuis longtemps pour me retrouver plongée dans ce chaos d’incertitudes qui forme mon quotidien. Je me contente de respirer, sans rien pouvoir perfectionner et je regrette que mon air ne se mélange jamais au tien. Je sais que chacun tricote le temps à son rythme, avec ses potentialités.

Je suis à l’affût d’une solution que je porte certainement en moi qui puisse m’extraire de cette vision obsessionnelle du temps qui passe. Je cherche à faire confiance au temps au point de m’autoriser à prendre le temps de ne pas vivre ensemble.

absence1.jpgJe n’ai la foi que conditionnelle et quand je serais parvenue à tolérer cette frustration, j’aurais l’éventuelle surprise d’une rencontre avec toi. Voilà, voilà…c’est cette capacité à tolérer la frustration et le doute que je dois acquérir. A ce prix, l’attente aura un sens, celui généré par l’alternance avec ta présence. Cette attente aurait servi à tenter de repérer les indices de la fin de l’absence dans les signes que tu m’adresses.

J’oubliais : tu ne connais pas l’alternance…..

11 octobre, 2011

Fait divers

Classé dans : bavardages,dans le retroviseur,quotidien,reflexions — kinkajouunblogfr @ 19:26

motardausol.jpg

Ce matin, j’ai encore vu
Sur mon chemin
Un quidam
Drôle de zozo, blanc comme un lavabo
Il m’a fait penser à la mort
Il était tout raplapla
J’en ai eu un haut-le-coeur de le voir
Assis par terre sur le boulevard
Je ne veux plus voir ça
Je n’aime pas cette actu
Qui me dit que tu n’y es plus
Même pas un petit mot, même incognito

Et pourtant c’est assez banal ce genre de détail

 

faitdivers.jpg

 

 

 

23 juin, 2011

Urgences psychiques

Classé dans : colere,famille,humeurs,point de vue,quotidien,reflexions — kinkajouunblogfr @ 8:43

C’est lorsqu’on est confronté personnellement à une difficulté que l’on constate l’incurie ou l’inadéquation des réponses.

Un jeune de 21 ans en errance mais pas sans domicile fixe, en quête de repères, de re-père passe depuis deux ans par des épisodes d’agitation et de troubles psychiatriques dont je ne cherche pas ici les causes : je constate simplement.

Parce que nous sommes proches affectivement et que je suis une figure maternelle possible même si je ne suis pas maternante il vient vers moi.

Il erre depuis trois jours buvant en compagnie d’ivrognes professionnels, dormant peu et mal dans des lieux inadaptés. Il a pour attache son chien qu’il finit par perdre tellement il est déconnecté  à une certaine réalité.

Son père arrive à retrouver sa trace, le poursuit, le suit et une sorte de cordon viscéral les relie : l’un courant devant l’autre  derrière comme dans la comptine que l’on chante aux têtes blondes ou brunes.

Malgré la brume qui envahit son cerveau, c’est chez moi que vient sonner ce tout-petit de 1,87 m…

C’est donc moi que son père appelle. Moi qui officiellement ne fait plus partie de cette famille !

Je réponds présente et durant 1h30 je vais essayer de convaincre 3 médecins, la police, les urgences psychiatriques, le 15 et le 115 de nous aider à trouver  une solution vers une réponse au mal être que ce jeune  homme exprime. Malgré son état, je le contiens et il reste à attendre une intervention que SOS médecins accepte sur le principe…

Après moultes appels et une invitation plutôt sèche à aller prendre place dans la file d’attente des urgences au CHU, on me confirme que la demande est bien « notée » « mais nous ne traitons pas les urgences »…Merci mais j’avais constaté !

De 14h30 à 21h 50, ce n’est effectivement pas le terme approprié !

Il s’agit du temps au bout duquel, n’ayant plus aucun argument pour le retenir…le jeune homme est reparti zoner !

10 mn plus tard, le médecin appelle pour informer de son arrivée !

 

densitdesmdecinsenfrance.jpg
 

Si vous avez besoin d’une intervention pour un diagnostic pour un malade psychiatrique…récalcitrant quant  aux déplacements et que vous ne pouvez contraindre physiquement à vous suivre, je vous conseille de le pousser sur la chaussée, il s’en suivra heureusement pour lui un accident de la route et il sera pris en charge.

J’habite le Languedoc Roussillon, ce n’est pas la région la moins bien lotie en terme de densité médicale !

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