Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

13 mai, 2011

Prochaine sortie

Classé dans : bavardages,douceurs,fleurs,humeurs,musique,quotidien,reflexions — kinkajouunblogfr @ 23:39

L’asphalte se déroule à 130 km/h, c’est ce que dit le compteur quand je lève le pied. La musique remplit l’habitacle, je supporte de moins en moins cette solitude de tous les instants.

Un coup d’oeil dans les rétroviseurs… pas de problèmes, roulez jeunesse !
File du milieu : une grosse cylindrée allemande me pousse. Rien à foutre ! Je ne vais pas me rabattre dans la file des camions, (il y a quelques très jolies machines) j’y resterais coincée pendant mille ans.

Entre deux gros cubes, j’aperçois des coquelicots. C’est joli mais j’ai envie de voir la mer, de humer cette odeur iodée caractéristique.

melancolie.jpg

 

 

 

 

 

Je n’ai pas envie de marcher dans le sable.

 

 

 

 

 

 

Depuis la sortie d’Agde, ça fait 5 km qu’il roule dans mon dos ce satané motard. Il ne sait pas comment on dépasse ? Il me rappelle ma faillite.

Je me rabats quand même ! Ces phares dans le rétro ça me crispe. Il est passé, ça y est. Je change de CD, je bats la mesure, je suis fatiguée, j’ai envie de pleurer. J’ai envie de rentrer chez moi ? D’ailleurs c’est où  chez moi ? Je m’efforce de traduire cette chanson en espagnol, ça m’oblige à rester éveillée.  Dormir ou conduire, il faut choisir ! Cette lassitude et ce  désarroi qui arrivent en même temps que le week-end m’oppressent.

tendressepeinture.jpg
ça complique la vie quand on aime et je rate tout, même ça ! C’est pas plus facile quand on n’aime pas… Il fait soleil et l’instant d’après le ciel se couvre. Tendresse et mélancolie alternent. Je suis déjà morte ?

8 mai, 2011

Ersatzs

Que ce soit Thierry, Edmond, Claude, Philippe ou pire…Wilfried, cela n’a guère d’importance. Vos prénoms sont moches !

Thierry par exemple avec ton visage raviné par les effets du temps comme autant de sentiers de randonnées. Je ne saurais jamais où mènent ni d’où partent les méandres qui s’y trouvent.

 

vieux.jpgTu as de la gueule, c’est certain ! Une gueule de figurant dans un saloon pour un western ou la gueule d’un chanteur mort… Tu complètes ton image par ces plaques en or que tu arbores sur ta poitrine comme celles qui servent à identifier les chiens…Tu as la gueule d’un figurant de saloon et pourtant tu t’es obstiné à boire un liquide sucré et verdâtre additionné d’eau gazeuse pour bien me montrer que tu ne buvais pas alors que tu déglutissais, les yeux exorbités chaque fois que je prenais une gorgée de cette bière brune et rafraîchissante en cette chaude fin de journée.

alcooliquepratiquant.jpgTu vois, je n’ai pas été dupe…Tu as confirmé, à ton insu sans doute,  quelques jours plus tard que tu fréquentais la chopine quand, sous l’emprise de ce  qui ne pouvait être qu’une horrible piquette, tu m’as appelé pour que ta copine entende que je n’étais qu’un pote comme les autres. Tu beuglais à travers le combiné que toi ! tu n’avais pas de secrets…c’en était douloureusement pathétique  ! Tu avais raison, j’étais un pote comme les autres, un pote que tu avais envie de sauter (comme les autres ?) Mais je ne partageais pas tes envies de galipettes malgré les signaux évidents que tu m’envoyais  ! J’aurais eu l’impression de me faire baiser par un vieillard de conte pour enfants… Et puis ta merco, ton 4 X 4, tes revenus immobiliers, la pêche, la chasse sont sans doute des passions respectables mais je ne me vois pas dépeçant ton gibier entre l’autoroute et ta propriété, coincée entre ta meute de copains chasseurs tous aussi passionnés que toi.

dpeage.jpgJe trouve ça beauf comme choix de vie, en tout cas, ces choix ne sont pas les miens.

 

 

 

André, je n’ai vraiment plus aucun souvenir de ton visage pourtant nous avons  été face à face le temps d’un interminable repas. Tes assertions sur ce que devraient être mes choix, me donnent pourtant encore la nausée ! Tu te présentes comme l’homme  même pas idéal, mais parfait, tu sais tout faire dis-tu et tu te targues de faire se ranger les autres à tes avis… Le libre-arbitre, c’est un concept qui t’es totalement étranger et cela d’autant plus que ton interlocuteur est une interlocutrice.

 

lev.jpegTu te vantes (y a t-il de quoi ?) d’avoir levé puis quitté ta banquière qui entretenait des liens (trop)cordiaux avec son ex-mari et père de son enfant ! Tu n’es à mes yeux qu’un parvenu de la baise. Tu revendiques ton célibat  ! Laisse-moi rire ! Tu as eu la chance que le veuvage t’ait délivré des corvées d’un mariage qui partait à vau-l’eau. Tu as eu la chance qu’une longue maladie l’emporte après que vous ayez décidé de divorcer. Et tu as eu la chance que ce veuvage t’ait épargné le coût du changement de régime matrimonial !

 

dodupoilu.jpg Et puis il y a toi, le dodu, le poilu, qui te voit avec les yeux de tes 20 ans alors que plus du double est venu s’y rajouter. Comment veux-tu me faire rêver avec ce physique-là ? En plus tu fumes et tu ronfles…pas en même temps heureusement. Mais je ne vais pas m’emmerder avec l’odeur de  tes clopes, celle de ton parfum et compter les moutons pendant que tu fais trembler mes toiles d’araignée.

 

Que dire des autres minables mythos ? De tous ceux qui cachés derrière leur écran s’autorisent des réflexions sur mes exigences ? Non ! Je ne discute pas avec les handicapés du dictionnaire, de la syntaxe et de la grammaire. Non ! Je n’invite et ne reçoit personne chez moi. Non ! je n’ai pas envie de migrer au fin fond de n’importe où dans une baraque de 200 m², je ne fais pas cendrillon auprès d’un homme parfait, bien sous tous rapports mais qui insiste pour que « sa » beauté physique ne soit pas un critère (je ne suis pas Esméralda pour m’exhiber au bras de Quasimodo).  jillmariejones.jpgD’autant qu’il sait précisément quelle taille de bonnet je dois faire et comment m’habiller, me chausser et me coiffer …pour lui plaire. Qui veut que nous n’ayons aucun secret l’un pour l’autre : c’est à dire que je dois lui raconter tout, y compris mes pensées les plus intimes. Qui voudrait que je change de caractère parce que vraiment je suis trop dure et parfois trop froide,trop distante.

Et puis il y a celui qui me prévient qu’au restau c’est fifty/fifty (je vais devoir faire l’acquisition d’une calculatrice) n’imaginant pas un seul instant comme cela m’arrange de ne pas avoir à  le remercier pour le repas pris en commun et que mon salaire me permet encore de me payer…

 

 

Je feuillette pour passer le temps un catalogue de mes contemporains et pour l’instant ils comptent pour rien…Je vais sans doute rester célibataire longtemps. A cause d’une image qui fait pâlir toutes les autres qui sont pires que des mauvaises copies.

J’explore les possibles et de partout on me dit que je m’obstine ! Je ne suis pas prétentieuse, mais je ne vais quand même pas me brader !!!

4 mai, 2011

Tu confonds pauvre imbécile…

Classé dans : bavardages,humeurs,politique,quotidien,reflexions,relations,religion,societe — kinkajouunblogfr @ 16:10

Vous pensez qu’il me connaissait Serge Reggiani ? Je suis sûre que non ! Et pourtant on dirait que c’est à mon intention qu’il chante Madame Nostalgie…

Image de prévisualisation YouTube

Cette nostalgie qui résiste à une question existentielle : Comment peut-on être amoureuse d’un facho ?

J’ai toujours été politisée, même quand je ne connaissais pas le mot. Le concept du politique a toujours accompagné mes pas « Le politique est l’un de ces objets très curieux que tout le monde sent très bien intuitivement et qu’il est en même temps très difficile d’expliciter. »

Pour ma part je concevais, alors que j’étais enfant, le politique comme étant cette émanation de la pensée humaine qui s’organise pour régir les rapports des hommes entre eux, notamment dans la sphère publique, par exemple : le bus n’est pas ma propriété,  il est mis à ma disposition par l’entrepeneur de transport moyennant une participation financière plus que symbolique pour le trajet que je veux effectuer. En ce sens, je prends soin du bus qui est un peu à moi ! On peut remplacer le bus par la cabine téléphonique ou l’abri-bus ou le tram ou la chaussée… Comment donc devenu adulte ne pas faire la distinction entre le politique et la politique qui est souvent affaire d’idéologies plus ou moins avouables ?

0000pouponfacho.jpg
Il me semble que c’est celà qui m’a aveuglé : Puisque je fais la distinction, j’ai eu la faiblesse de croire que tout le monde la faisait. Pire que celà, j’ai éludé ce qu’en toute autre circonstance tout mon être m’aurait hurlé : on ne peut pas être directeur de campagne d’un facho si on ne l’est pas soi-même ! La belle enveloppe et le charisme de cet individu-là m’éloignait des principes les plus élémentaires de pensée politique et de distance essentielle. Eh oui ! Certains fachos ont une gueule d’ange  ! Mais je reste persuadée, une fois que j’ai retrouvé ma raison qu’on ne fait pas n’importe quoi…même pour nourrir ses enfants, et signer un tel contrat avec un salaud aux idées malpropres c’est sûrement qu’on partage ses idées pestilentielles. C’est  un peu facile ensuite d’évoquer la démission ou l’assignation aux prud’hommes pour rentrer dans ses fonds ! Cet argent-là il pue…

antifacho.jpg

 

Pourtant et la situation est à la fois indicible et invivable, je reste amoureuse (je devrais pour bien faire tenter de définir ce terme) de cette personne ! Celle qui est sous le salaud. Est-ce une déformation professionnelle ? La même qui m’avait fait croire que je pourrais aider un alcoolique !

Est-ce un résidu de mon éducation religieuse  ? Tu aimeras ton prochain comme toi même !

 

 

Où est-ce plus terre à terre ? Lui, je le voulais juste parce qu’il faisait partie de ceux que je n’avais pas eu ?

 

 

1...34567...33
 

royaumedeprincesse |
Quand il n'y a plus que des... |
bolduc |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Bulles de vie
| Les moments parfaits
| Journal d'une fille sans av...