Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

8 mai, 2011

Ersatzs

Que ce soit Thierry, Edmond, Claude, Philippe ou pire…Wilfried, cela n’a guère d’importance. Vos prénoms sont moches !

Thierry par exemple avec ton visage raviné par les effets du temps comme autant de sentiers de randonnées. Je ne saurais jamais où mènent ni d’où partent les méandres qui s’y trouvent.

 

vieux.jpgTu as de la gueule, c’est certain ! Une gueule de figurant dans un saloon pour un western ou la gueule d’un chanteur mort… Tu complètes ton image par ces plaques en or que tu arbores sur ta poitrine comme celles qui servent à identifier les chiens…Tu as la gueule d’un figurant de saloon et pourtant tu t’es obstiné à boire un liquide sucré et verdâtre additionné d’eau gazeuse pour bien me montrer que tu ne buvais pas alors que tu déglutissais, les yeux exorbités chaque fois que je prenais une gorgée de cette bière brune et rafraîchissante en cette chaude fin de journée.

alcooliquepratiquant.jpgTu vois, je n’ai pas été dupe…Tu as confirmé, à ton insu sans doute,  quelques jours plus tard que tu fréquentais la chopine quand, sous l’emprise de ce  qui ne pouvait être qu’une horrible piquette, tu m’as appelé pour que ta copine entende que je n’étais qu’un pote comme les autres. Tu beuglais à travers le combiné que toi ! tu n’avais pas de secrets…c’en était douloureusement pathétique  ! Tu avais raison, j’étais un pote comme les autres, un pote que tu avais envie de sauter (comme les autres ?) Mais je ne partageais pas tes envies de galipettes malgré les signaux évidents que tu m’envoyais  ! J’aurais eu l’impression de me faire baiser par un vieillard de conte pour enfants… Et puis ta merco, ton 4 X 4, tes revenus immobiliers, la pêche, la chasse sont sans doute des passions respectables mais je ne me vois pas dépeçant ton gibier entre l’autoroute et ta propriété, coincée entre ta meute de copains chasseurs tous aussi passionnés que toi.

dpeage.jpgJe trouve ça beauf comme choix de vie, en tout cas, ces choix ne sont pas les miens.

 

 

 

André, je n’ai vraiment plus aucun souvenir de ton visage pourtant nous avons  été face à face le temps d’un interminable repas. Tes assertions sur ce que devraient être mes choix, me donnent pourtant encore la nausée ! Tu te présentes comme l’homme  même pas idéal, mais parfait, tu sais tout faire dis-tu et tu te targues de faire se ranger les autres à tes avis… Le libre-arbitre, c’est un concept qui t’es totalement étranger et cela d’autant plus que ton interlocuteur est une interlocutrice.

 

lev.jpegTu te vantes (y a t-il de quoi ?) d’avoir levé puis quitté ta banquière qui entretenait des liens (trop)cordiaux avec son ex-mari et père de son enfant ! Tu n’es à mes yeux qu’un parvenu de la baise. Tu revendiques ton célibat  ! Laisse-moi rire ! Tu as eu la chance que le veuvage t’ait délivré des corvées d’un mariage qui partait à vau-l’eau. Tu as eu la chance qu’une longue maladie l’emporte après que vous ayez décidé de divorcer. Et tu as eu la chance que ce veuvage t’ait épargné le coût du changement de régime matrimonial !

 

dodupoilu.jpg Et puis il y a toi, le dodu, le poilu, qui te voit avec les yeux de tes 20 ans alors que plus du double est venu s’y rajouter. Comment veux-tu me faire rêver avec ce physique-là ? En plus tu fumes et tu ronfles…pas en même temps heureusement. Mais je ne vais pas m’emmerder avec l’odeur de  tes clopes, celle de ton parfum et compter les moutons pendant que tu fais trembler mes toiles d’araignée.

 

Que dire des autres minables mythos ? De tous ceux qui cachés derrière leur écran s’autorisent des réflexions sur mes exigences ? Non ! Je ne discute pas avec les handicapés du dictionnaire, de la syntaxe et de la grammaire. Non ! Je n’invite et ne reçoit personne chez moi. Non ! je n’ai pas envie de migrer au fin fond de n’importe où dans une baraque de 200 m², je ne fais pas cendrillon auprès d’un homme parfait, bien sous tous rapports mais qui insiste pour que « sa » beauté physique ne soit pas un critère (je ne suis pas Esméralda pour m’exhiber au bras de Quasimodo).  jillmariejones.jpgD’autant qu’il sait précisément quelle taille de bonnet je dois faire et comment m’habiller, me chausser et me coiffer …pour lui plaire. Qui veut que nous n’ayons aucun secret l’un pour l’autre : c’est à dire que je dois lui raconter tout, y compris mes pensées les plus intimes. Qui voudrait que je change de caractère parce que vraiment je suis trop dure et parfois trop froide,trop distante.

Et puis il y a celui qui me prévient qu’au restau c’est fifty/fifty (je vais devoir faire l’acquisition d’une calculatrice) n’imaginant pas un seul instant comme cela m’arrange de ne pas avoir à  le remercier pour le repas pris en commun et que mon salaire me permet encore de me payer…

 

 

Je feuillette pour passer le temps un catalogue de mes contemporains et pour l’instant ils comptent pour rien…Je vais sans doute rester célibataire longtemps. A cause d’une image qui fait pâlir toutes les autres qui sont pires que des mauvaises copies.

J’explore les possibles et de partout on me dit que je m’obstine ! Je ne suis pas prétentieuse, mais je ne vais quand même pas me brader !!!

20 février, 2011

Kanawa

FORT-DE-FRANCE

L’insertion sur fond de tradition amérindienne

Cynthia ROUSSI France-Antilles Martinique 15.02.2011

Kanawa dans amours 88d583099cac8e73a145d11e8f429a3c102291_fam02 La kanawa a majestueusement pris la mer à l’occasion de cette première sortie. (C.Ro.)

La pirogue « Loukouni Yabura » a été baptisée sur la plage de la Française. Ils sont sept garçons et filles à avoir construit de leurs propres mains, une kanawa (pirogue amérindienne), modernisée, sous la direction de Corentin Lapassousse, charpentier de marine. Modernisée, parce que le corps de l’embarcation n’a pas été directement creusé dans le tronc (concept du bois fouillé), puisqu’il n’existe pas d’arbres suffisamment grands (20 mètres minimum) chez nous. Aussi, la pirogue a été construite à partir de lattes de bois de mahogany, d’angélique et de poirier pays. Pour ceux qui ne le savent pas, la kanawa était le type d’embarcation qui permettait de naviguer d’île en île. D’ailleurs, l’association Karisko a, à ce jour, effectué plusieurs voyages à bord de ses kanawas : Martinique/Dominique, Martinique/Antigua, Martinique/Grenade. Le prochain voyage devrait ouvrir la voie jusqu’au Venezuela. C’est donc ce lundi, que la dernière née de la flotte Karisko, « Loukouni Yabura » , a été bâptisée par le chaman sur la plage de La Française à Fort-de-France devant un parterre d’invités : les municipalités de Fort-de-France et du Marin, le Régiment du Service Militaire Adapté, des élèves du lycée de Bellevue menés par leur professeur d’histoire-géographie, Marie-Line Boulogne-Mouriesse, membre de Karisko, entre autres. L’équipe a travaillé de mars à novembre 2010 au quartier Rive-Droite et a bénéficié du concours de la municipalité par le biais d’un partenariat qui a permis de sélectionner les jeunes. Il s’agissait pour l’association Karisko de poser un nouveau jalon dans le processus de reconstruction identitaire. La Martinique est une terre amérindienne qui a gardé par la tradition orale, certains us et coutumes amérindiens, aujourd’hui ancrés dans nos habitudes quotidiennes. Le mode de vie des Amérindiens est basé sur le travail de groupe. Ainsi, le principe du chantier d’insertion dirigé par l’association Karisko (Karisko-Insert) était d’amener ces jeunes à se développer humainement, puis à acquérir des compétences diverses telles que celles liées aux métiers de la mer, comme c’était le cas ici.

(C.Ro.)(C.Ro.)

Mon neveu Christophe Panor a dit :

 

« J’ai découvert l’association Karisko grâce à la cellule d’insertion de la ville de Fort-de-France. J’ai pu sortir de mon isolement ce qui m’a permis de faire face à une certaine réalité de la vie. J’ai appris la communication, la tolérance. J’ai pris conscience de mes capacités physiques, avec M. L’Etang j’ai pu approfondir mes connaissances sur mon environnement, la faune, la flore et l’histoire de notre île, ce qui m’a aidé à avancer dans mes intentions personnelles… Grâce au chantier d’insertion, j’ai compris que quoi qu’on fasse dans la vie, il faut aussi râmer. Je suis sur le point aujourd’hui d’ouvrir un commerce de proximité » .

 

 

2dca1e7d96b544f32ad4da4c9fd7c686102291_fam04 dans antilles

 

Culture

14 février 2011

Technique d’aujourd’hui pour pirogue d’hier

arton14120-8d5ab-170c0 dans bavardages 

L’association Karisko a baptisé et mis à l’eau une pirogue amérindienne traditionnelle mais construite avec des techniques modernes lundi matin à Fort-de-France. Ce sont des jeunes en insertion qui ont mené à bien ce chantier.

Moment d’émotion ce matin sur la plage de la Française à Fort-de-France quand les 16 mètres du prototype de kanawa moderne ont glissé vers la mer. Pour l’association Karisko, le baptême était important à deux titres. D’abord parce que ce bateau est unique. Il s’agit d’une pirogue amérindienne traditionnelle dans sa forme mais construite avec des lattes de bois selon des techniques d’aujourd’hui. L’objectif était de montrer que l’on peut créer une pirogue sans pour autant sacrifier un arbre énorme (les kanawa sont traditionnellement creusées dans un seul tronc). Mais la valeur de ce projet tient aussi et surtout au travail réalisé sur un chantier d’insertion. Sept jeunes demandeurs d’emploi ont ainsi mené à bien cette réalisation sous la houlette d’un charpentier de marine. L’association Karisko créée en 2004 s’applique à faire connaitre le savoir-faire amérindien. Elle a déjà organisé plusieurs voyages inter-îles dans la Caraïbes pour montrer que ces pirogues permettaient aux amérindiens de faire de longues traversées dans la région.

BVdV Photo Karisko

24 août, 2010

Lâcher les chiens

Image de prévisualisation YouTube

C’est rare que je me sente coupable d’être en colère. La colère m’a toujours porté, et je ne l’ai jamais considérée comme un obstacle. Seulement depuis quelques temps je me sens contrainte de me considérer autrement que par cette émotion. Je ne veux pas devenir quelqu’un d’autre, mais la personne qui s’exprimait par la colère en découvre les limites. La colère met ma vie à mal. Avec cette colère, il y avait aussi le mépris voilé mais réel pour la plupart des gens que j’estimais moins bien que moi, une sorte de complexe de supériorité . Cet aspect-là, j’ai pu le masquer et je le fais encore assez spontanément car je suis avenante, agréable et de bonne compagnie. C’est simple, il me suffit de rester superficielle dans mes relations et je le fais naturellement dans mes relations professionnelles, mes relations familiales sont très roseenbouton1.jpgrestreintes, je n’ai plus que des connaissances et quasiment plus de relations amicales. Tout cela s’est fait progressivement, avec quelques à-coups émotionnels, mais somme toute je me sentais à l’abri de relations envahissantes, le mépris me maintenait  à distance. Les seules relations qui trouvaient grâce à mes yeux…les contacts avec mes (nombreux) animaux, eux comptaient sur moi et ne contestaient pas mes décisions ou mes choix. Un jour, il y a peu, j’ai voulu me « reprendre » pour exprimer les émotions que je savais si bien placer derrière l’écran du cynisme  et me placer dans des relations normales d’échanges et de discussions où j’aurais tort aussi !  Je ne savais plus comment faire ! J’étais dans la suspicion, la peur de mes émotions et dans l’étonnement des émotions qui m’étaient adressées. Tout cela, je le vivais comme autant d’agressions. Il me manquait des codes de lecture soit pour comprendre, soit pour accepter.

Me voilà bien embêtée, je ne sais plus lâcher les chiens parce que c’est moi qui serait mordue. Je me retrouve dans une impasse et qui plus est sur un terrain totalement inconnu.

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