Plurielle

Je suis en paix avec le monde et je caresse l’illusion que tout va bien et que le monde est aussi en paix avec moi

17 janvier, 2010

grande musique ou musique profane

Classé dans : mode de vie,musique,passions,societe — kinkajouunblogfr @ 17:07

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Le plaisir est le même , les notes sont les mêmes sur la portée

 

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et là ?

 

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16 janvier, 2010

Faut faire avec

Vendredi…chouette enfin le week-end qui commence. C’est ce que j’entends depuis 11h30 au rythme incessant d’ouverture de la porte du rez-de-chaussée qui jouxte mon bureau.

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Chouette ! Parlez pour vous, vous qui avez des amis, des activités, des festivités, sorties ou rencontres en perspective. C’est pourtant vrai que, une fois n’est pas coutume, j’ai une sortie de prévue. Des sorties il y en a plein ici, tout le temps mais, malgré mon faible instinct grégaire, les sorties en solo ne sont pas mon fort. J’irais écouter/revoir les poinçonneurs demain, en groupe !

 

Il se trouve qu’en dehors de ce moment que j’anticipe comme étant agréable, j’ai envie d’embrasser, au sens étymologique du terme, j’ai besoin de partager de la tendresse, de l’affection. Personne à étreindre, toutes les passions se sont éteintes.

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Mais je n’ai pas envie non plus de ce champagne que l’on me propose comme d’autres proposent un Buffalo ou un Mc Do pour culbuter après ! Et pourquoi pas la banquette arrière de la voiture tant que vous y êtes ?

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Faut dire que vendredi c’est mon jour de blues traditionnel ! Celui qui depuis toujours m’étreint sans vergogne pour me rappeler ces soirs-là de mon enfance quand on préparait le sabbat : « L’astre à l’horizon descend, sur les monts l’ombre s’étend, veillons pendant que la nuit au ciel allume sans bruit ses lampes d’or, gloire, gloire … »C’est à ce moment que je fonds en larmes en revoyant ma famille, nous quatre faisant un quatuor, les voix des parents se joignant aux nôtres à l’unisson ! Serrement de coeur. Solitude intense mais relative. On ne s’affranchit jamais des siens ou alors au prix de renoncements et de choix que je ne veux pas connaître. Je suis éloignée de ma fratrie d’origine, je suis proche des autres miens, la famille que j’ai fondée. Les premiers me manquent, les seconds me considèrent comme faisant partie des meubles.

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Et puis le week-end c’est deux jours accrochée aux branches du vide tandis que la semaine je suis accrochée aux branches de mon travail.

Comme souvent, des éléments exogènes viennent accentuer les effets des manques. J’ai regardé malgré moi dans le rétroviseur…Un ancien amoureux m’écrit que, sait-on jamais, les choses peuvent s’inverser. Un autre m’adresse des voeux enflammés les yeux pleins de larmes, la rencontre avec le troisième m’achève ! Loin d’éprouver quelque sentiment que ce soit pour les premiers, sans plus d’affect qu’avec de parfaits étrangers et grâce à cette distance c’est facile d’être en contact avec eux et en toute quiétude. Mais ce bras posé autour de mes épaules en un geste de re-connaissance, le plaisir non dissimulé de se re-voir m’ont ébranlés. Posée sur un socle instable, je vacille au moindre courant d’air. Cette rencontre fortuite m’a laissé la tête et le muscle cardiaque comme après un excès de boisson à bulles alcoolisée que j’aurais pris trop vite ! Ce genre d’effet s’estompe vite heureusement. Vivement lundi, vivement les cours, même si je pars chaque fois avec la peur de ne pas pouvoir être à la hauteur des exigences professionnelles auxquelles je dois me soumettre. Sans me vanter, mon degré d’expertise est tel que je suis la première surprise  de constater que mes compétences sont intactes et que le plaisir de la transmission se combine à celui des rencontres et des échanges.

14 janvier, 2010

Haïti chérie

Classé dans : amours,antilles,chagrins,enfants,famille,humeurs,mode de vie,passions,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 23:00

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Haïti est blessée, encore une fois. Ces oubliés du destin sont frappés de nouveau tandis que moi, tandis que nous … on pleure parce qu’il neige, parce qu’il pleut !

Le  sentiment d’injustice, l’horreur de l’inénarrable mon désir de revenir aux minutes avant la catastrophe, rien ne changera le résultat de ce massacre. Petits, grands, pauvres, très pauvres, affamés dénutris, malades, aveugles, sourds, muets, étudiants, chômeurs, voyous, prostituées, mères ou pères de famille, vieillards, amants, chercheurs, branleurs, artistes, et tous les autres…ils sont logés à la même enseigne à cette heure !

La terre a tremblé sous leurs pas, sous leurs lits, sous leurs vies et il n’en reste rien ! Rien ou si peu, si cassé, tout cassé. Mais ce n’est pas comme cela qu’il convient de parler d’un peuple éprouvé par les forces de la nature.

Vous m’excuserez je l’espère, de l’absence de phrases percutantes mais je saigne. Ce n’est pas que de l’émotion en réaction à l’évènement. Le peuple haïtien a été le premier des peuples noirs à s’affranchir en tant que peuple libre. Comme une malédiction depuis, rien ne lui a été épargné. Comme si certains étaient prédestinés à la souffrance.

Je ne sais pas comment font les autres mais dans ma vie comme à Haïti, la douleur se chante aussi.

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